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Politique - Liban

Au moins 13 morts dans une frappe israélienne sur le camp de Aïn el-Héloué, un « complexe d'entraînement du Hamas » visé, selon Tel-Aviv

Le Hamas affirme que le lieu visé « est un terrain de sport ouvert fréquenté par les jeunes du camp ».

Frappe israélienne dans le camp de Aïn el-Héloué, le 18 novembre 2025. Capture d'écran d'une vidéo fournie par notre correspondant.

L'armée israélienne a frappé mardi soir le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, près de Saïda au Liban-Sud, tuant au moins 13 personnes selon un bilan toujours préliminaire du ministère libanais de la Santé. Cette frappe, menée par drone et effectuée au moyen de trois missiles, selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, est l’une des plus meurtrières menées par l’État hébreu depuis le début de la trêve, entrée en vigueur le 27 novembre 2024.

Elle a visé, selon le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee, « des éléments terroristes opérant dans un complexe d’entraînement du Hamas au Liban-Sud ». Selon lui, « les éléments du Hamas utilisaient le complexe visé pour leur formation et leur préparation, dans le but de planifier et d’exécuter des attentats contre l’armée et l’État d’Israël ». L'armée a indiqué avoir pris « des mesures ont été prises pour éviter tout dommage aux civils » et agir « contre la présence du Hamas au Liban. »

Le site visé dans le camp de Aïn el-Héloué, le plus densément peuplé du Liban, est situé dans une zone à forte présence du Hamas selon notre correspondant au Liban-Sud. Dans un communiqué, le Hamas a condamné « l’agression sioniste qui a visé un lieu bondé de civils ». « Nous la considérons comme une attaque barbare contre notre peuple palestinien sans défense et contre la souveraineté libanaise », ajoute le mouvement palestinien. Le Hamas a en outre affirmé que « les allégations de l’armée d’occupation sioniste selon lesquelles l’endroit visé serait un complexe d’entraînement appartenant au mouvement ne sont que pure invention et mensonge, visant à justifier son agression criminelle ». « Il n’existe aucune installation militaire dans les camps palestiniens au Liban », souligne le Hamas. Le mouvement précise que le lieu visé « est un terrain de sport ouvert fréquenté par les jeunes du camp, connu de l’ensemble des habitants, et que ceux qui ont été ciblés sont un groupe de garçons qui se trouvaient sur le terrain au moment de la frappe ».

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Après le bombardement, les factions de l’Organisation de libération de la Palestine dans la région de Saïda ont condamné une attaque « barbare » contre une zone densément peuplée de civils. Les factions ont annoncé face à « l'horreur » de cette attaque et en hommage aux « martyrs », une grève générale et un deuil national dans le camp ainsi que la fermeture de toutes les institutions, centres et organismes à l’intérieur du camp « Nous réaffirmons également que les camps palestiniens resteront une partie intégrante du tissu national de Saïda, que les tentatives de l’occupation de porter atteinte à leur sécurité et à leur stabilité échoueront », ajoute le communiqué.

L'association des Makassed a elle déclaré dans un communiqué qu'elle allait fermer ses écoles demain mercredi en signe de deuil pour les tués tombés mardi soir dans « l'agression israélienne inacceptable » sur le camp de Aïn el-Heloué. La majorité des écoles ont annoncé en faire de même, selon notre correspondant.

La Jamaa Islamiyya a condamné l’attaque, la qualifiant de « massacre, qui s’ajoute aux massacres perpétrés par l’ennemi à Gaza et au Liban » et qui « montre la brutalité de cet ennemi et son absence de respect pour tout traité ou accord ». « Nous exhortons le gouvernement libanais à prendre les mesures nécessaires pour inciter la communauté internationale, en particulier les pays garants de l’accord de cessez-le-feu, à obliger l’ennemi à respecter les clauses de l’accord », ajoute la Jamaa Islamiyya. Le mouvement dénonce également « le silence des pays garants de l’accord de cessez-le-feu face aux crimes de l’ennemi », affirmant que cela « les rend complices de ces crimes ».

Une réunion se tiendra mercredi à 10h30 à la Dar al-Iftaa, à l’invitation du mufti de Saïda, le cheikh Salim Soussan.

Le camp de Aïn el-Héloué avait été visé le 30 septembre 2024 par des frappes israéliennes meurtrières qui avaient alors visé la maison de Mounir Maqdah, chef de la branche armée du Fateh et tué son fils Hassan ainsi que plusieurs autres personnes.

Plus tôt dans la journée de mardi, deux personnes avaient déjà été tuées dans des frappes menées par l’armée israélienne au Liban-Sud. Un drone de l'armée israélienne avait ainsi touché dans la matinée une voiture à Bint Jbeil, tuant Ali Ibrahim Cheaïto, employé de la Fédération des municipalités du caza de Bint Jbeil. Plus tard dans la journée, un drone israélien avait effectué un raid sur une voiture à Blida, dans le caza de Marjeyoun, tuant son conducteur. L’identité de ce dernier n’a pu être établie dans l’immédiat.

Israël viole quasi quotidiennement le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, avec des bombardements, des raids ciblés et des infiltrations en territoire libanais. Son armée occupe toujours au moins six positions le long de la frontière.

L'armée israélienne a frappé mardi soir le camp de réfugiés palestiniens de Aïn el-Héloué, près de Saïda au Liban-Sud, tuant au moins 13 personnes selon un bilan toujours préliminaire du ministère libanais de la Santé. Cette frappe, menée par drone et effectuée au moyen de trois missiles, selon notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah, est l’une des plus meurtrières menées par l’État hébreu depuis le début de la trêve, entrée en vigueur le 27 novembre 2024.Elle a visé, selon le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee, « des éléments terroristes opérant dans un complexe d’entraînement du Hamas au Liban-Sud ». Selon lui, « les éléments du Hamas utilisaient le complexe visé pour leur formation et leur préparation, dans le but de planifier et d’exécuter des...
commentaires (2)

Le hamas déclare qu'il n'y a pas d'armes dans les camps palestiniens ... la bonne nouvelle, nous les savions pacifistes et ça se confirme ...

Zeidan

09 h 00, le 19 novembre 2025

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Commentaires (2)

  • Le hamas déclare qu'il n'y a pas d'armes dans les camps palestiniens ... la bonne nouvelle, nous les savions pacifistes et ça se confirme ...

    Zeidan

    09 h 00, le 19 novembre 2025

  • C’est toujours triste quand il y a mort d’homme. Mais tant qu’il y aura des armes dans les camps palestiniens (et il y en a), ils ne peuvent pas se plaindre, car eux-mêmes sont en défaut. La comédie de l’été ou ils ont prétendu rendre leurs armes était ridicule. On ne désarme pas quelqu’un en garant un camion devant le camp et en attentant qu’ils veuillent bien sortir quelques fusils. On fouille maison par maison, chambre par chambre, on radiographie les murs et le sol de tout le camp. Ça n’a pas été fait. Israël avait prévenu que si l’armée ne désarme pas les milices, elle le fera. Et voilà!

    Alain

    08 h 35, le 19 novembre 2025

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