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Politique - Législatives Au Liban

Le nombre d'expatriés enregistrés dépasse la barre des 100.000, à deux jours de la clôture des inscriptions


Le nombre d'expatriés enregistrés dépasse la barre des 100.000, à deux jours de la clôture des inscriptions

Une Libanaise vote à Tripoli, lors des élections municipales au Liban-Nord, le 11 mai 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères ont annoncé mardi que 101.355 demandes d’inscription de Libanais résidant à l’étranger en vue de participer aux élections législatives de mai 2026 ont été enregistrées jusqu’à présent via la plateforme électronique du ministère des Affaires étrangères.

Dans un communiqué conjoint, ils précisent que 65.250 de ces demandes ont déjà été transférées au ministère de l’Intérieur, où elles sont « en cours de vérification ». Les deux ministères rappellent que la date limite d’inscription est fixée au 20 novembre et exhortent les Libanais vivant hors du territoire national à « s’inscrire rapidement avant l’expiration du délai, afin de garantir leur participation au scrutin ».

Les électeurs souhaitant s’inscrire en ligne peuvent le faire à l’adresse suivante : https://diasporavote.mfa.gov.lb.

Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, avait indiqué que près de 100.000 expatriés s’étaient déjà inscrits pour le scrutin. Un chiffre « acceptable », selon lui, même s’il aurait souhaité qu’il soit « plus élevé », à deux jours de la clôture des inscriptions.

Lundi, le président de la République, Joseph Aoun a signé un décret transmettant au Parlement le projet de loi visant à modifier la loi électorale, notamment pour ce qui est des modalités de vote des expatriés. Revêtu du caractère de double urgence, ce projet de loi devrait être immédiatement examiné par la Chambre, sans passer par les commissions parlementaires.

Approuvé par le Conseil des ministres le 6 novembre, celui-ci prévoit notamment la suspension de l’article 112 de la loi électorale (44/2017) pour permettre aux Libanais de l’étranger de voter pour les candidats en lice dans les 128 circonscriptions de la métropole, au lieu de limiter leur choix à six sièges, conformément à l’article en question. En outre, le texte propose de reporter jusqu'au 31 décembre la date butoir des inscriptions des expatriés pour pouvoir prendre part au scrutin. À la faveur de la loi actuellement en vigueur, ce délai est censé expirer jeudi 20 novembre à minuit (heure de Beyrouth). La question reste donc de savoir si un vote pourra avoir lieu au Parlement en séance plénière avant jeudi.

Le vote des émigrés fait l'objet d'un intense bras de fer entre les différents camps politiques. Le président de la Chambre, Nabih Berry, refuse catégoriquement d’inscrire à l'ordre du jour de toute séance plénière un amendement de la loi électorale. Son camp (le tandem chiite Amal-Hezbollah) est en effet hostile à l’élargissement du vote des expatriés, alors qu’en face, les Forces libanaises, les Kataëb et leurs alliés anti-Hezbollah, mais aussi le Parti socialiste progressiste militent pour que la diaspora ait le droit de voter pour l’ensemble des députés de la Chambre.

Mardi, le parti Kataëb a publié un communiqué dans lequel il il insiste sur « la nécessité d’inscrire le projet de loi relatif au vote des expatriés à l’ordre du jour de la session plénière, afin de permettre aux Libanais de l’étranger d’exercer leur droit constitutionnel de vote ». Il souligne que« tout retard délibéré dans la mise au vote du projet constitue une confiscation de la volonté d’une large partie de Libanais », rappelant que « la Chambre des députés est une instance législative représentative, et que son président n’a pas le droit de lui soustraire des projets ou propositions de loi pour des motifs politiques, partisans ou conjoncturels, car cela reviendrait à enfreindre la Constitution ».

Le Courant patriotique libre a lui tenu « le gouvernement pour responsable » du fait que les expatriés « perdent leur droit à participer aux prochaines élections législatives ». « L'inaction du gouvernement dans la mise en place des mesures d'application de la loi en vigueur et dans la présentation d'un projet de loi visant à supprimer les droits des expatriés les a laissés dans le doute, ce qui a affaibli leur confiance et leur enthousiasme à s'inscrire, entraînant une baisse du nombre d'inscrits », a jugé le CPL. Le parti présidé par Gebran Bassil a dans ce cadre demandé « aux expatriés qui ne peuvent pas se rendre au Liban et qui souhaitent élire leurs représentants de s'inscrire afin de préserver leur droit de vote ». Le CPL, tout comme le Hezbollah et son allié le mouvement chiite Amal, refuse la suspension de l’article 112 de la loi électorale de 2017 (limitant le vote des Libanais de l’étranger à six sièges uniquement) aux législatives de 2026. 

Les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères ont annoncé mardi que 101.355 demandes d’inscription de Libanais résidant à l’étranger en vue de participer aux élections législatives de mai 2026 ont été enregistrées jusqu’à présent via la plateforme électronique du ministère des Affaires étrangères.Dans un communiqué conjoint, ils précisent que 65.250 de ces demandes ont déjà été transférées au ministère de l’Intérieur, où elles sont « en cours de vérification ». Les deux ministères rappellent que la date limite d’inscription est fixée au 20 novembre et exhortent les Libanais vivant hors du territoire national à « s’inscrire rapidement avant l’expiration du délai, afin de garantir leur participation au scrutin ».Les électeurs souhaitant s’inscrire en ligne peuvent...
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