La façade de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) à Beyrouth, en septembre 2023. Photo Mohammad Yassine
Le directeur de la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS), Mohammad Karaki, a annoncé dans un communiqué que l'institution avait augmenté le plafond de couverture des fournitures médicales à 90 % de leur prix, soit au niveau déjà atteint concernant les médicaments et les frais d'hospitalisation. « Ces mesures successives ont ainsi permis à la CNSS de retrouver la majeure partie de sa capacité de couverture, jusqu'à pouvoir annoncer aujourd'hui reprendre la prise en charge des fournitures médicales », a-t-il souligné.
Le directeur de la CNSS rappelle dans le communiqué qu'il s'était engagé auprès des assurés, dès le début de la crise en 2019, à « ce que les prestations de santé retrouvent progressivement leur niveau avant la fin de l’année 2025 ». Selon la note d'information émise ce jour par Mohammad Karaki, une couverture à 90 % des fournitures médicales dans les hôpitaux contractuels avec la CNSS sera ainsi assurée. « La majeure partie de la couverture sera à la charge de la CNSS », poursuit le communiqué, « ce qui allège considérablement le fardeau financier des assurés et renforce leur capacité à se soigner ». Ainsi, tous les implants médicaux posés à l'intérieur du corps, comme en chirurgie orthopédique, cardiologie, neurologie, gastro-entérologie, gynécologie et maladies digestives, seront couverts.
La CNSS explique en outre que les hôpitaux et médecins soumettront d'abord des demandes d'approbation pour les fournitures médicales à implanter chez les patients assurés ; ces demandes d'approbation seront ensuite examinées par le contrôle médical. Les listes de fournitures médicales émises par la Caisse, publiées sur son site officiel avec leur prix, seront révisées tous les quatre mois. Mohammad Karaki dit ainsi avoir « tenu sa promesse », « toutes les prestations de santé de la Caisse » retrouvant « leur niveau d’avant la crise, et ce dans un délai record compte tenu de l’ampleur de l’effondrement financier et économique ayant frappé l’ensemble des institutions de l’État ».
Depuis le début de la crise financière au Liban, le taux de couverture de la CNSS s'est effondré au même rythme que la valeur de la livre libanaise par rapport au dollar. Il a commencé à être rétabli à partir de 2022.


