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Politique - Visite En Bulgarie

Aoun : Nos demandes de pression sur Israël n'ont jusqu'à présent donné aucun « résultat positif »

« Un Liban stable et sûr constitue un facteur de sécurité pour les pays européens et empêche toute infiltration susceptible d’engendrer des déséquilibres sécuritaires ou sociaux », affirme le président libanais en visite en Bulgarie.

Aoun : Nos demandes de pression sur Israël n'ont jusqu'à présent donné aucun « résultat positif »

Le président du Liban, Joseph Aoun (troisième en partant de la gauche), en visite officielle en Bulgarie. Photo ANI

Le chef de l'Etat libanais, Joseph Aoun, qui conclut mardi sa visite à Sofia, en Bulgarie, a regretté lors d'une rencontre avec le Premier ministre bulgare Rosen Zhelyazkov, que les demandes de Beyrouth visant à ce que la communauté internationale fasse pression sur Israël, qui continue d'attaquer le Liban et d'en occuper des positions dans le Sud, ne produisent « aucun résultat positif ».

Ces demandes de pression de la part de M. Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam reviennent comme un leitmotiv dans toutes leurs réunions à l'international ou avec des responsables étrangers au Liban. Sans que cela ne semble toutefois pousser Tel-Aviv à réduire ses frappes, qui ont tué une quinzaine de personnes depuis le début du mois et plusieurs centaines depuis le cessez-le-feu, ni à garantir son retrait des points qu'il continue d'occuper le long de la frontière, en territoire libanais.

Un Liban stable, pour une Europe sûre

Lors de sa réunion avec M. Zhelyazkov, M. Aoun a dénoncé les violations continues par Israël de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024, l'Etat hébreu poursuivant ses frappes et refusant de libérer les prisonniers libanais de ses geôles. « Le Liban a demandé aux pays amis de faire pression sur Israël pour qu'il respecte cet accord, mais jusqu’à présent, aucun résultat positif n’a été obtenu », a-t-il regretté. Pourtant, selon lui, « un Liban stable et sûr constitue un facteur de sécurité pour les pays européens et empêche toute infiltration susceptible d’engendrer des déséquilibres sécuritaires ou sociaux. » Joseph Aoun a encore souligné que la situation sécuritaire dans le pays est « meilleure qu'elle ne l'a été auparavant. »

Dans ce contexte, il a appelé à la reprise des vols directs entre Beyrouth et Sofia et a proposé l'envoi d'une délégation bulgare au Liban afin qu'elle puisse prendre compte de la situation et déterminer les mesures permettant des liaisons aériennes directes entre les deux capitales.

Joseph Aoun est en Bulgarie depuis lundi, à l'invitation du président Rumen Radev. A son arrivée, il avait rencontré son homologue et déjà évoqué la situation au Liban-Sud et la mission « essentielle » de l'armée libanaise pour désarmer les milices, essentiellement le Hezbollah.

Participation « virtuelle » à l'enquête sur Grechouchkine

Le président Aoun a en outre rencontré mardi la présidente de l’Assemblée nationale bulgare, Raya Nazaryan, qui a salué le leadership du président libanais et exprimé « son soutien aux efforts de redressement du Liban ». Mme Nazaryan s’est également dite favorable à une coopération avec la justice libanaise dans l'affaire Igor Grechouchkine, propriétaire présumé du Rhosus, le navire ayant transporté le nitrate d’ammonium à l’origine de la double explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020, proposant une participation virtuelle à l’enquête menée en Bulgarie. Lundi, la justice bulgare avait ajourné une audience sur cette question, réclamant au Liban des garanties sur le fait que la peine de mort ne serait pas appliquée. La présidente du Parlement bulgare a dans ce cadre indiqué que la justice libanaise pouvait participer virtuellement à l’enquête en cours à Sofia « afin d’obtenir les informations souhaitées et d’établir la vérité complète ».

Le président Aoun a de son côté affirmé que « la justice libanaise souhaite interroger » M. Grechouchkine « afin de faire toute la lumière sur ce crime qui a ébranlé le Liban et le monde ». Cet interrogatoire pourrait « permettre de mieux comprendre les circonstances du transport de la cargaison du navire vers Beyrouth et les raisons de son maintien prolongé dans le port » de Beyrouth, a-t-il ajouté.

Igor Grechouchkine avait été arrêté le 5 septembre à l’aéroport de Sofia, sur base d'une notice rouge d'Interpol. Il est poursuivi par la justice libanaise pour « importation d’explosifs au Liban, acte terroriste ayant entraîné la mort d’un grand nombre de personnes, sabotage de machines dans l’intention de couler un navire », selon les procureurs bulgares.

Également membre de la délégation s'étant rendue à Sofia, le ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, a soulevé lors de son entretien avec son homologue bulgare, George Georgiev, la question du propriétaire du navire ayant transporté jusqu'au port de Beyrouth le nitrate d'ammonium responsable de la double explosion du 4-Août, insistant sur l’importance de ce dossier « pour faire éclater la vérité et rendre justice ». Le locataire du palais Bustros a exprimé sa gratitude envers le gouvernement bulgare pour « sa coopération » dans l’affaire, alors que le capitaine est actuellement détenu par les autorités bulgares.

Pour sa part, George Georgiev a réaffirmé la volonté de son pays de « coopérer pleinement dans le respect des cadres juridiques », et de faire le nécessaire pour contribuer à l’avancement de ce dossier « désormais entre les mains de la justice », a-t-il dit.

La rencontre a par ailleurs porté sur les moyens de renforcer les relations bilatérales entre le Liban et la Bulgarie. Les deux parties ont convenu d’encourager les investissements dans le secteur du tourisme, d’étudier la possibilité de rétablir les vols directs entre Beyrouth et Sofia, et de faciliter les procédures de délivrance des visas pour les Libanais souhaitant se rendre en Bulgarie.

Le chef de l'Etat libanais, Joseph Aoun, qui conclut mardi sa visite à Sofia, en Bulgarie, a regretté lors d'une rencontre avec le Premier ministre bulgare Rosen Zhelyazkov, que les demandes de Beyrouth visant à ce que la communauté internationale fasse pression sur Israël, qui continue d'attaquer le Liban et d'en occuper des positions dans le Sud, ne produisent « aucun résultat positif ».Ces demandes de pression de la part de M. Aoun et du Premier ministre Nawaf Salam reviennent comme un leitmotiv dans toutes leurs réunions à l'international ou avec des responsables étrangers au Liban. Sans que cela ne semble toutefois pousser Tel-Aviv à réduire ses frappes, qui ont tué une quinzaine de personnes depuis le début du mois et plusieurs centaines depuis le cessez-le-feu, ni à garantir son retrait des...
commentaires (3)

Voilà!!! je l’avais su. C’est la Bulgarie qui va nous sauver des griffes israélo-américaines

Hitti arlette

16 h 06, le 13 novembre 2025

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Commentaires (3)

  • Voilà!!! je l’avais su. C’est la Bulgarie qui va nous sauver des griffes israélo-américaines

    Hitti arlette

    16 h 06, le 13 novembre 2025

  • Monsieur le président, nous avons eu tant d'espoirs de voir votre discours d'investiture se réaliser ... il n'en a rien été, vous êtes malheureusement devenu l'otage de ce système mafieux belliqueux qui ne veut pas d'état. Cessons de leur trouver des prétextes pour qu'ils ne désarment pas. Ils sont les seuls responsables de ce qui nous arrive et leur présence armée est une anomalie que rien ne peut justifier.

    Zeidan

    16 h 42, le 12 novembre 2025

  • Et le désarmement des mercenaires non plus. On s’attendait à une razzia imminente pour désarmer ces vendus. Il n’en a rien été. Il faut cessez de mettre la faute sur les autres lorsqu’on est incapable à tenir ses promesses. Notre pays n’a qu’un seul problème, celui des armes illégales offertes par un pays étranger pour nous anéantir. A vous M. Aoun de faire le nécessaire pour nous libérer et récupérer notre souveraineté et notre i dépendance sans soumission ni compromission

    Sissi zayyat

    12 h 15, le 12 novembre 2025

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