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Économie - Justice

Affaire Forry : Riad Salamé convoqué le 10 décembre

La procédure est relancée après plus de deux ans d’impasse judiciaire.

Affaire Forry : Riad Salamé convoqué le 10 décembre

L’ex-gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, le 15 mai 2017, lors d’une interview à Beyrouth avec l’agence Reuters. Mohamed Azakir/Archives Reuters

Libéré contre une caution de 14 millions de dollars, versée en septembre dernier, dans le cadre de l’affaire dite Optimum Invest – dans laquelle il est notamment soupçonné d’avoir bénéficié de commissions de plusieurs millions de dollars –, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé devrait bientôt être entendu dans le cadre d’un autre dossier.

À la demande du chef du Contentieux de l’État, John Azzi, la première juge d’instruction, Roula Osmane, a fixé au 10 décembre une audience dans l’affaire dite Forry Associates. Le dossier porte sur des commissions présumées de 330 millions de dollars qui auraient été perçues par cette société de courtage dans le cadre de la vente de titres financiers de la BDL. 

La procédure est désormais relancée, après plus de deux ans d’impasse judiciaire. Ayant décidé de ne pas prendre de mesure à l’encontre de M. Salamé après l’avoir auditionné au début du mois d’août 2023, l’ancien premier juge d’instruction Charbel Abou Samra avait fait l’objet d’un recours en appel interjeté par l’ex-chef du Contentieux de l’État Hélène Iskandar, devant la chambre d’accusation de Beyrouth. Le 29 août 2023, Riad Salamé a présenté un recours en responsabilité de l’État contre cette chambre et d’autres juridictions chargées successivement de se pencher sur la requête de Mme Iskandar, alors que l’assemblée plénière compétente en la matière ne disposait pas d’un quorum de réunion lui permettant de statuer.

Pour mémoire

Forry associates : l’impasse jusqu’à nouvel ordre

Pour débloquer le processus, l’ex-chef du Contentieux de l’État a choisi, en juillet 2024, de se désister de son recours contre M. Abou Samra. La chambre d’accusation, cette fois présidée par Nassib Élia, que M. Salamé n’avait pas attaqué en justice, a accepté ce désistement, le 8 octobre de la même année, et renvoyé le dossier au premier juge d’instruction Bilal Halaoui, successeur du juge Abi Samra. Sa décision a été confirmée en cassation, le mois suivant, par la chambre présidée par Souheir Haraké.

Une fois le dossier Forry entre ses mains, M. Halaoui a demandé à M. Salamé des preuves écrites de son désistement des recours qu’il avait portés contre les différentes chambres d’accusation devant l’assemblée plénière de la Cour de cassation, après que M. Salamé eut exprimé son intention de se désister. Faute de présentation de ces preuves, le juge Halaoui a considéré, lors d’une séance tenue le 12 décembre 2024, qu’il ne devait pas fixer de nouvelle audience pour éviter, selon lui, un risque de nullité de la procédure. La nouvelle première juge d’instruction Roula Osmane, nommée en juillet dernier, a pris une position différente, estimant qu’elle peut reprendre l’instruction. Elle a donc convoqué l’ex-gouverneur, mais également son frère, Raja Salamé, à qui appartenait Forry Associates, ainsi que son ancienne assistante Marianne Hoyek.

Libéré contre une caution de 14 millions de dollars, versée en septembre dernier, dans le cadre de l’affaire dite Optimum Invest – dans laquelle il est notamment soupçonné d’avoir bénéficié de commissions de plusieurs millions de dollars –, l’ancien gouverneur de la Banque du Liban (BDL) Riad Salamé devrait bientôt être entendu dans le cadre d’un autre dossier.À la demande du chef du Contentieux de l’État, John Azzi, la première juge d’instruction, Roula Osmane, a fixé au 10 décembre une audience dans l’affaire dite Forry Associates. Le dossier porte sur des commissions présumées de 330 millions de dollars qui auraient été perçues par cette société de courtage dans le cadre de la vente de titres financiers de la BDL. La procédure est désormais relancée, après plus de deux ans d’impasse...
commentaires (3)

le peche originel fut d'autoriser le frere de riad salame a profiter de ce contrat avec la BdL... pour la seule raison que son frere en etait le gouverneur... On sait tres bien pourquoi personne parmi la crasse politique ne s'y etait oppose.

L’acidulé

09 h 56, le 11 novembre 2025

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Commentaires (3)

  • le peche originel fut d'autoriser le frere de riad salame a profiter de ce contrat avec la BdL... pour la seule raison que son frere en etait le gouverneur... On sait tres bien pourquoi personne parmi la crasse politique ne s'y etait oppose.

    L’acidulé

    09 h 56, le 11 novembre 2025

  • A trop se concentrer sur les détails, on rate l’essentiel. M. Salameh devrait être entendu sur sa longue gouvernance. L’interroger sur les questions fondamentales est bien plus important que quelques malheureux millions. Sûrement sans parti pris, car il n’a pas agi seul et il n’est pas le seul responsable, loin de là. Mais lui il sait tout. C’est surprenant quand même que nos élus et nos ministres, qui jurent de défendre les déposants , n’en font jamais la demande. Lui poser des questions ne veut pas dire le juger. Sauf si ce beau monde ne veut pas savoir. Surprenant quand même.

    Goraieb Nada

    05 h 22, le 11 novembre 2025

  • L'homme qui est sans aucun doute le principal acteur de l'evaporation de plus de 80 milliards de dollars de l'economie Libanaise, celui par lequel le malheur est arrive dans 1 400 000 foyers Libanais, qui ont vu leur epargne disparaitre, celui qui est l'objet de mandats d'arrets dans six pays (democratiques) Europeens, est le meme scelerat qui se permet de mettre en cause les magistrats qui instruisent ses escroqueries ? Le mal est a l'interieur de notre corps judiciaire, gangrene par la corruption dont Salame etait l'un des maitres justement.

    Michel Trad

    00 h 56, le 11 novembre 2025

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