Un ventilateur sur un balcon à Beyrouth dans les années 1950. Collection Georges Boustany
Un ventilateur, une cigarette et le souvenir d’un grand-père disparu : parfois, il suffit d’une photo pour tout faire revenir.
Par Georges BOUSTANY, le 08 novembre 2025 à 00h00
Un ventilateur sur un balcon à Beyrouth dans les années 1950. Collection Georges Boustany
Lire : Comme le soleil sur le balcon, il vient éclairer...
Aujourd'hui c'est l'air conditionné, l'éééciii, qui trône sur les balcons , bien moins esthétique. Et encore :est-il plus efficace avec notre pauvre électricité?Merci pour ce texte et cette photo, M. Boustany,. Comme le soleil sur ce balc, il bien éclairer notre actualité si moroseet inquiétante.. On en redemande !
Super....
Le ventilateur est en marche et tourne dans nos têtes à la vitesse du rêve au souvenir, ou l’inverse. L’arabesque, les motifs de décoration, que dessinait la lumière du jour. L’ombre de la balustrade, c’est de la calligraphie. ""Au moment où nous avons commencé à enregistrer des souvenirs, l’irréparable était déjà en cours"" ; si l’on "songe avec tristesse aux limites du souvenir", à remémorer un passé enchanté avec ferveur. Le mouvement des pales du ventilateur est le seul flou de la photographie ; le flou du souvenir. Que vous dire Georges Boustany ? Ma parfaite admiration. Bravo monsieur!
Deux mots que je hais cordialement "jeddo" et "tante". Le double (dd) dans jeddo sort de la bouche comme une balle de révolver. Du libanais pur. J’ignore si les autres arabes ou juifs de nos régions ont ce vocable, mais à force de l’entendre chez les enfants (ça va encore) ou chez les fiers adultes d’avoir une progéniture, ça me fais grincer les dents. Je ne saurai jamais l’expliquer ; entendre le mot tante dans le parler libanais me fait sursauter.Bien qu’elle soit jeune, on peut le dire à l’adresse d’une fille.Je l’ai entendu à l’adresse d’un jeune garçon aussi. Tony est-il devenu Jeddoooo ?
""Nous n’étions pas encore à l’ère du jetable : les appareils ménagers avaient une durée de vie au moins aussi longue que celle du foyer, c’est dire qu’ils duraient très longtemps"". Oui, les appareils étaient à vie, que tout était à vie. Que la voiture de papa était chic, inusable, ne tombe jamais en panne, ça on l’a tous dit. De nos jours, envoyer plusieurs fois ses vêtements chez le teinturier coûte plus cher qu’un habit neuf. À l’heure où l’électronique est partout, réparer une auto, non pas neuve, coûte plus cher que son prix. Drôle d’époque, Le service est plus cher que le prix d’achat.
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19 h 51, le 08 novembre 2025