Le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, assiste à une table ronde intitulée « Des enjeux de plus en plus importants : faut-il craindre l'Europe ? » lors du Forum de Varsovie sur la sécurité (WSF) à Varsovie, le 29 septembre 2025. Photo d'archives Wojtek RADWANSKI / AFP
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a appelé lundi au désarmement du Hezbollah et au retrait d’Israël du Liban-Sud, alors que le risque d'une escalade israélienne plane sur le pays et que la pression américaine s'accentue sur le gouvernement de Beyrouth pour désarmer le parti chiite et engager des négociations avec l'État hébreu.
« Nous appelons au désarmement du Hezbollah et au retrait d’Israël des cinq points » qu'il occupe toujours au Liban-Sud, a déclaré le chef de la diplomatie française à la chaîne saoudienne al-Hadath. Il a aussi affirmé « soutenir le président de la République et le gouvernement libanais pour atteindre tous les objectifs de l’accord de cessez-le-feu ».
M. Barrot a aussi souligné que la France est « prête à accueillir une conférence pour la reconstruction du Liban », tout comme l'avait annoncé le président français Emmanuel Macron. « Nos efforts diplomatiques visent à offrir toutes les opportunités pour le redressement du Liban qui doit poursuivre les réformes pour financer la reconstruction et encourager les donateurs », a conclu M. Barrot.
A la mi-octobre, Emmanuel Macron avait en effet affirmé être « déterminé » à organiser d'ici fin 2025 une conférence de soutien aux forces armées libanaises et une autre consacrée à la reconstruction du Liban, qui continue d'être bombardé au quotidien par l'armée israélienne en dépit du cessez-le-feu conclu en novembre dernier.
Alors qu'Israël menace de mener des opérations militaires d’envergure, le président Joseph Aoun a affirmé lundi que le Liban n’avait d’autre choix que la négociation, dans une claire allusion à Israël, pendant que les pressions américaines et israéliennes pour des pourparlers directs se font de plus en plus insistantes. Le Hezbollah, de son côté, accusé par l'État hébreu de reconstruire ses capacités militaires, refuse de remettre ses armes tant que la trêve n'est pas respectée.



Bienvenue est la sollicitude de la France, toujours à côté du Liban, à part de rares occasions , lorsque l’on croyait la milice invincible et qu’il fallait en prendre compte. Mais il sera difficile d’attirer des kamikaz prêts à mettre des sous, autre que pour le renforcement de l’armée, et encore si elle s’affirme encore plus. D’ailleurs pour la reconstruction, c’est réglé je vous prie, berry va s’en charger à partir de msayleh !
07 h 22, le 04 novembre 2025