Une photo non datée, qui aurait été trouvée sur l'ordinateur portable personnel de Hannibal Kadhafi et diffusée par des combattants du Conseil national de transition (CNT) libyen le 27 septembre 2011, montre Hannibal Kadhafi, fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dans un lieu inconnu. Photo d'archives AFP/Album de famille
Le Liban est prêt à examiner la réduction ou l'annulation de la gigantesque caution de 11 millions de dollars réclamée pour la libération d'Hannibal Kadhafi, fils de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, arrêté depuis 2015, ont affirmé lundi son avocat et un responsable judiciaire à l'AFP à l'heure où une délégation libyenne se trouvait à Beyrouth.
Les autorités libanaises ont accusé Hannibal Kadhafi d'avoir dissimulé des informations sur la disparition du religieux chiite libanais et fondateur du mouvement Amal, Moussa Sadr, en Libye en 1978. Aujourd'hui âgé de 49 ans, selon son avocat, M. Kadhafi, dont l'épouse est Libanaise, avait environ deux ans au moment de cette disparition. Il est incarcéré sans jugement au Liban de façon « arbitraire », selon des ONG de défense des droits humains.
La venue de la délégation libyenne s'inscrit dans la ligne d'une précédente visite en janvier 2024, déjà pour évoquer ces deux épineuses affaires au cœur de longues tractations entre les deux pays. Ces discussions interviennent suite à la décision du juge d’instruction près la Cour de justice de Beyrouth, Zaher Hamadé de remettre en liberté conditionnelle Hannibal Kadhafi contre le versement d’une caution de 11 millions de dollars.
Caution « considérablement réduite, voire annulée »
Un responsable de la justice, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a précisé à l'AFP que la délégation s'est entretenue lundi avec des représentants judiciaires libanais et avec le président Joseph Aoun. Selon la même source, la délégation a remis au juge chargé d'enquêter sur la disparition de M. Sadr « une copie des enquêtes menées par les autorités libyennes sur l'affaire Sadr, ainsi que les transcriptions des interrogatoires d'un certain nombre de responsables politiques et de sécurité du régime de l'ancien président Mouammar Kadhafi ».
Le responsable a évoqué une « grande souplesse » côté libanais dans l'affaire Hannibal Kadhafi, « la caution de 11 millions de dollars pouvant être réduite au minimum... afin qu'elle ne fasse plus obstacle à la libération d'Hannibal ». Le juge libanais semble également disposé à lever l'interdiction de voyager imposée à Hannibal Kadhafi, a-t-il ajouté. L'avocat français Laurent Bayon a pour sa part déclaré à l'AFP que la caution « devrait être considérablement réduite, voire annulée ». Selon lui, la caution est divisée en deux parties : « 10 millions de dollars pour les victimes et un million de dollars à titre de garantie de comparution ». Le juge pourrait donc décider de ne retenir que la garantie de comparution d'un million de dollars, a précisé l'avocat français de M. Kadhafi, tout en indiquant continuer à demander l'annulation d'une caution « injustifiée ».
Relancer les relations politiques, diplomatiques et judiciaires
Menée par Ibrahim Dbeibah, conseiller à la sécurité nationale du gouvernement libyen et neveu du Premier ministre Abdel Hamid Dbeibah, la délégation libyenne à Beyrouth a notamment discuté avec le président ,Aoun des dossiers en suspens entre les deux pays.
Walid Ellafi, ministre d’État aux Affaires politiques et en charge de la Communication du gouvernement d’unité nationale libyen, a exprimé la volonté de son pays de « relancer les relations politiques, diplomatiques et judiciaires » avec le Liban, selon des propos rapportés par la présidence libanaise. « Nous avons confirmé notre disposition à travailler ensemble pour traiter les questions qui ont pu affecter la rapidité et la fluidité de la coopération, et nous considérons cette visite comme une étape positive que nous espérons voir suivie de résultats concrets dans la prochaine phase », a-t-il ajouté. Et le ministre de poursuivre : « Nous sommes encore au début, mais nous avons constaté une réponse suffisante de la part du côté libanais, et un engagement de toutes les parties, notamment du chef de l’État Joseph Aoun et du président du Parlement Nabih Berry, à coopérer pour résoudre les dossiers en suspens ». Il a enfin affirmé « respecter la voie judiciaire et avoir entendu des nouvelles positives qu'il espère voir profiter à tous », sans donner plus de détails.
Par ailleurs, la commission officielle de suivi de l’affaire de la disparition de Moussa Sadr et de ses compagnons a annoncé dans un communiqué, à l'issue d'une réunion avec la délégation libyenne, que le représentant du procureur général libyen lui a remis une « copie des documents qu’il a qualifiés d’investigations menées par la Libye sur la disparition de Moussa Sadr et de ses compagnons ». « Ces documents font l’objet d’un examen et d’une évaluation afin d’en tirer les conclusions appropriées et de prendre la décision adéquate », a-t-elle ajouté.
« Une injustice qui dure depuis plus de 47 ans »
Par ailleurs, l'organe administratif de la Fondation du cheikh Mohammad Yaacoub, l'un des accompagnateurs de Moussa Sadr, a appelé la délégation libyenne dans un communiqué à « révéler tous les aspects de ce crime sans aucune omission afin d’atteindre la vérité et la justice », affichant son « rejet de toute tentative suspecte de compromis ou de réduction de la vérité, car cette injustice dure depuis plus de 47 ans ».




et l'on ose , on a l'indécence de parler nouveau LIban ? avec les memes personnes, les memes mafieux, la meme crasse dirigeante depuis 37 ans ? Serieux ?
11 h 03, le 04 novembre 2025