Amos Hochstein, lors d'un entretien pour IMI Media. Capture d'écran d'une vidéo publiée sur Instagram / @hadleygamble
Après les dernières remontrances de l'émissaire américain Tom Barrack, qui a qualifié le Liban d'État failli et mis une nouvelle fois en garde contre une offensive israélienne en cas d'atermoiements dans le désarmement du Hezbollah et les négociations avec Israël, son prédécesseur, Amos Hochstein, a lui plaidé la méthode douce et estimé qu'il fallait « donner de la latitude » au gouvernement et à l'armée libanaise.
Interrogé par la journaliste Hadley Gamble pour le média émirati IMI sur les propos de M. Barrack selon lesquels le Liban est un « État failli », M. Hochstein a d'abord refusé de « remettre en question ce que font les autres ». Il a néanmoins estimé que la communauté internationale devrait donner autant d'importance à la reconstruction au Liban-Sud qu'à celle à Gaza, pour éviter de laisser un « vide » dans la zone frontalière avec Israël. « Au Moyen-Orient, les vides ne sont jamais remplis par les bonnes personnes », a-t-il poursuivi. Soulignant qu'après la guerre de 2006, qui avait opposé pendant un mois le Hezbollah à Israël, la reconstruction avait été assurée par « le Hezbollah et l'Iran », il a estimé que pour éviter que ce scénario ne se répète, les autres pays devraient « s'impliquer avec de l'argent et une approche réelle » de la reconstruction. « On passe beaucoup de temps à traiter de la question de la reconstruction à Gaza, il faut faire la même chose pour le Liban, afin de montrer aux habitants du Sud que l'on pense aussi à reconstruire les fermes, les routes, l'électricité... », a-t-il plaidé.
Les États-Unis lient tout financement éventuel de la reconstruction du Sud dévasté par la guerre à un désarmement total du Hezbollah. De son côté, le gouvernement libanais a reconnu que s'il s'engage à reconstruire les villages et infrastructures, il n'en dispose pas des moyens. Le parti chiite et son allié Nabih Berry réclament, eux, que l'exécutif prenne les devants. Une réunion sur la question de la reconstruction est prévue mardi à Msayleh, au Liban-Sud, sous la houlette de M. Berry, alors que l'armée israélienne frappe régulièrement des engins de chantier, voire des ingénieurs, dans le Sud, comme elle l'a fait dans ce village sur un site de stockage de pelleteuses et grues.
L'approche musclée d'Israël « contreproductive »
M. Hochstein a encore souligné qu'Israël doit « comprendre qu'une approche musclée avec des pressions importantes est parfois contreproductive », alors que l'armée de l’État hébreu conduit des attaques quotidiennes contre le Liban-Sud et continue de hausser le ton pour réclamer un désarmement rapide du Hezbollah. Il a appelé à « donner de la latitude au gouvernement » et à laisser l'armée se déployer pour pouvoir faire son travail. « On ne peut pas les blâmer de ne pas faire quelque chose, et en même temps ne pas leur donner l'opportunité de le faire », a-t-il insisté, alors qu'Israël et Tom Barrack avaient critiqué dernièrement la lenteur du processus , le ministre israélien de la Défense Israel Katz allant jusqu'à accuser le président Joseph Aoun de « traîner des pieds ».
Amos Hochstein, médiateur de l'accord sur le tracé de la frontière maritime entre Tel-Aviv et Beyrouth en 2022, a estimé qu'il faut capitaliser sur « l'importante dynamique régionale » pour que toutes les parties réfléchissent à faire « avancer les choses », vers un accord sur la frontière terrestre, puis éventuellement « un pacte de non-agression ».
Celui qui était conseiller pour les questions énergétiques sous l'ancien président Joe Biden a estimé que le Hezbollah est « politiquement au plus bas, dans un pays qui ne veut pas d'eux », mais que si militairement il est « trop faible pour combattre Israël, il reste suffisamment fort pour combattre le Liban ». Il a enfin qualifié « d'incroyable » la décision officielle libanaise de récupérer le monopole des armes et désarmer le parti chiite. « C'est un grand moment, il faut en faire quelque chose », a-t-il lancé.



1 - Avant tout je conseille la negociation directe avec Israel a l,instar du Syrien el Chareh. Chacun dans une chambre et des intermediaires voyageurs C,EST DE LA MASCARADE. 2 - Refuser le modele GAZA avec une force internationale de supposee PAIX... pour gerer notre SUD. On voit ce qu,en souffre encore les Gazaouis... Ce serait la securite pour Israel et l,annexion pas apres pas de notre SUD. 3 - je suggere : desarmement complet de toutes les organisations armees sur notre sol. LA PAIX avec Israel et les deux armees repandues chacune de son cote de la frontiere commune.
07 h 00, le 04 novembre 2025