Un jeune élève libanais tenant une banderole sur laquelle est écrit « citoyenneté ». Photo fournie par l’équipe de presse de la Première dame
Au palais présidentiel de Baabda, la Première dame du Liban, Neemat Aoun, a lancé « l’École de la citoyenneté », une initiative nationale destinée aux établissements scolaires à travers le pays. Objectif : « Rebâtir l’engagement civique et l’appartenance nationale chez la jeunesse libanaise », a-t-elle déclaré vendredi lors de l’événement de lancement. Fondée sur la conviction que « les écoles sont le berceau de la citoyenneté », l’initiative entend transformer le paysage éducatif libanais pour en faire un espace de « responsabilité, de solidarité et d’élan collectif ». Le programme s’adresse aux établissements publics et privés, « du nord au sud » du Liban.
« Plus de la moitié de ma vie a été gâchée en voyant des générations s’exprimer dans un langage confessionnel plutôt que national », a-t-elle confié. Elle a présenté le projet comme « un appel à la réconciliation entre les citoyens et l’État, et entre nous-mêmes », ainsi qu’une « invitation à redécouvrir le sens commun de l’identité libanaise à travers l’éducation civique, donnant aux jeunes les moyens de se sentir acteurs au sein de leur communauté et de leur pays ».
Selon le dossier de presse, l’initiative vise à répondre à « un défi majeur : un sentiment d’appartenance nationale affaibli, une jeunesse désengagée et un système éducatif plus tourné vers la réussite académique que vers la citoyenneté ». L’École de la citoyenneté ambitionne de replacer les valeurs civiques au cœur des apprentissages, en touchant plus de 1 000 écoles et plus de 500 000 élèves et familles.
L’événement s’est tenu en présence de la ministre de l’Éducation, Rima Karamé, ainsi que de plusieurs ministres, éducateurs et représentants du monde associatif et médiatique. Mme Karamé a assuré qu’elle ferait « tout son possible pour garantir la réussite de l’initiative ».
Comment ça fonctionne ?
« L’École de la citoyenneté » est une initiative nationale visant à aider les écoles libanaises à intégrer l’éducation civique dans leurs pratiques quotidiennes. Elle propose aux chefs d’établissement et enseignants des formations conçues par le Centre de recherche et de développement pédagogiques (CRDP), des outils et un accompagnement continu pour renforcer l’engagement civique à l’école. Les établissements participants mettent en œuvre des projets concrets autour de la cohésion sociale, de la paix, du développement durable ou du bien-être communautaire, tout en réactivant les conseils d’élèves et la participation démocratique.
À travers ces activités, les élèves « découvrent le monde autrement, développent un sentiment d’appartenance, gagnent en confiance et se sentent plus responsables et engagés », selon le dossier de présentation. Le programme vise aussi à relier les établissements via un réseau d’apprentissage national et à célébrer les progrès réalisés à l’occasion de la Conférence nationale pour l’éducation à la citoyenneté, organisée chaque année. L’initiative bénéficie du soutien de plusieurs partenaires, parmi lesquels l’Unesco, le ministère de l’Éducation, l’Université américaine de Beyrouth, la Fondation CMA CGM et Ghandour.
« Rien ne fait grandir une nation autant que l’éducation de sa jeunesse, pour transformer le potentiel en progrès et l’espoir en réalité », a déclaré à cette occasion Tanya Saadé Zeenny, présidente de la Fondation CMA CGM et directrice générale déléguée du groupe CMA CGM. « Ce projet (...) intervient à un moment crucial, en offrant une plateforme nationale pour promouvoir l’éducation civique et transformer les écoles en véritables laboratoires de citoyenneté. Notre Fondation CMA CGM est fière de participer à cette initiative, qui permettra aux jeunes Libanais de construire un avenir meilleur pour notre pays », a-t-elle ajouté.
Prenant à son tour la parole, Philippe Hélou, cofondateur du groupe Murex, a affirmé que l'éducation est « la base qui ouvre les portes de l'avenir et donne de l'espoir », soulignant que « la citoyenneté est un droit mais aussi un devoir ». Il a aussi précisé que « la citoyenneté transcende les confessions et les régions, mais aussi les frontières et les pays ».
De son côté, le célèbre gestionnaire d’actifs Philippe Jabre a salué le projet, estimant que « toute initiative qui permet de faire revivre le Liban doit réussir ». « L'éducation est le socle de la citoyenneté. Quand les élèves sont éduqués à la citoyenneté, ils jouent un rôle actif dans la société », a-t-il ajouté.



Exellente initiative!!!!! Dans les écoles , sur les panneaux publicitaires écrans de Tv
06 h 56, le 03 novembre 2025