Le commentateur britannique Sami Hamdi. Photo circulant sur le réseau social X
Les autorités en charge de l'immigration ont interpellé à l'aéroport de San Francisco le commentateur et analyste britannique Sami Hamdi, annulé son visa et annoncé son expulsion, l'empêchant ainsi de poursuivre sa tournée de conférences aux États-Unis, a fait savoir un responsable du département de la sécurité intérieure. L'analyste est connu pour ses apparitions à la télévision britannique et ses positions critiques envers le gouvernement israélien.
Les services de l'immigration et des douanes ont arrêté M. Hamdi, a confirmé la porte-parole du département de la sécurité intérieure (Homeland Security, DHS), Tricia McLaughlin, sur la plateforme X. « Sous le mandat du président Trump, ceux qui soutiennent le terrorisme et menacent la sécurité nationale américaine ne seront pas autorisés à travailler ou à se rendre dans ce pays », a-t-elle écrit. Sami Hamdi était intervenu samedi lors d'un gala du Conseil des relations américano-islamiques (Council on American Islamic Relations, CAIR) à Sacramento en Californie, et devait prendre la parole dimanche à l'occasion d'un autre événement organisé par cette même association en Floride.
Thanks to the work of @Sec_Noem and @SecRubio and the men and women of law enforcement, this individual’s visa was revoked and he is in ICE custody pending removal.
— Tricia McLaughlin (@TriciaOhio) October 26, 2025
Under President Trump, those who support terrorism and undermine American national security will not be allowed… https://t.co/JByZdGznpb
Dimanche, le CAIR a demandé sa libération, accusant l'administration Trump de l'avoir arrêté en raison de ses critiques envers le gouvernement israélien. Le directeur adjoint Edward Ahmed Mitchell a affirmé que le commentateur avait déjà démenti avoir soutenu des activistes islamistes, et que les avocats de l’organisation n’avaient pu le joindre dimanche soir. « Enlever un journaliste musulman britannique de renom et commentateur politique pendant une tournée de conférences sur le sol américain, parce qu'il a osé critiquer le génocide du gouvernement israélien, constitue une atteinte flagrante à la liberté d'expression », a souligné le CAIR dans un communiqué.
L'administration Trump a lancé depuis janvier une vaste répression de l'immigration, intensifiant les vérifications sur les réseaux sociaux, annulant les visas de personnes accusées d'avoir applaudi le meurtre de l'activiste conservateur Charlie Kirk, et expulsant des détenteurs de visas étudiants ou de cartes de séjour qui ont exprimé leur soutien aux Palestiniens ou critiqué la conduite d'Israël dans la guerre à Gaza.
Cette dépêche est la traduction d'une information publiée en anglais par l'agence Reuters.



Jusqu’à maintenant, il n’a pas été expulsé— c’est à dire, mis sur un avion de retour à Londres. Il est dans un des geôles de « ICE ».
19 h 19, le 28 octobre 2025