Mariam Majdoline Laham. Photo fournie à L'Orient-Le Jour par la journaliste
Après la diffusion de nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux qui relayaient, ces derniers temps, des informations sur « l’arrestation » de Mariam Majdoline Laham, journaliste anti-Hezbollah, pour « collaboration avec Israël », cette dernière a démenti, dimanche, « ces fausses rumeurs ». Sur le plateau du journal télévisé de la MTV, elle a attribué « la campagne diffamatoire » dont elle est la cible à son travail pour la chaîne sur un dossier consacré aux prisonniers dans les geôles israéliennes, visant notamment à rechercher leur nombre et leurs identités. Lors de son intervention, Mme Laham a affirmé qu’elle fait également l’objet de menaces de mort.
Contactée par L’Orient-Le Jour, la journaliste indique que « cette stratégie d’intimidation » s’est révélée après qu’elle a « mis le doigt » sur « ce dossier sensible ». Dans un de ses rapports, elle pointe en effet que « le Hezbollah a monopolisé le dossier des prisonniers sans établir de liste claire des personnes enlevées (par Israël) ni préciser leur sort ». Elle accuse le parti chiite de « choisir sur qui négocier et à quel moment, selon des calculs iraniens et non libanais ». « Le Hezbollah prétend qu’il n’abandonne pas les détenus, tout en profitant de l’ignorance de l’État quant au nombre de ces prisonniers », déplore-t-elle, ajoutant qu’« il réduit au silence les proches des disparus qui, par conséquent, ne peuvent faire pression à travers des communiqués, sit-in et manifestations ». De tels propos lui auraient valu d’être qualifiée de « vile » et de « traîtresse » sur les réseaux sociaux.
« MTV avant même al-Manar »
« Ce qui dérange profondément le Hezbollah est que le sujet de prisonniers libanais en Israël, issus de la communauté chiite, ait été abordé par une chaîne souverainiste comme la MTV avant même al-Manar (la chaîne affiliée au parti chiite), brisant ainsi son monopole narratif », affirme la journaliste. Selon cette dernière, dans un de ses reportages, un député du Hezbollah n’a pas été en mesure de lui préciser le nombre des prisonniers détenus en Israël. « L’existence même de ces prisonniers symbolise une défaite », estime-t-elle, notant que son « enquête indépendante met à nu la fragilité du discours triomphaliste du Hezbollah ».
Dans ses vidéos, Mme Laham reproche, par ailleurs, à l’État de ne pas former « une cellule nationale » chargée de documenter les noms des disparus et suivre leur situation en coordination avec la Croix-Rouge internationale (CICR), ni de lancer une hotline dédiée aux familles. Elle reproche aux différents ministères de ne pas se mobiliser en faveur de ces prisonniers, ratant, selon elle, « l’occasion d’affirmer la souveraineté de l’État ».
Interrogée quant à une éventualité de porter plainte contre les auteurs des rumeurs, la journaliste écarte cette option, la jugeant « inutile », d’autant que « même des diffamations visant le chef du gouvernement, Nawaf Salam – lors de l’incident de la Grotte au pigeons, le 25 septembre –, n’ont conduit à aucune sanction », note-t-elle.



C'est bien de relever un point important des méfaits du hezbollah mais Mme Laham doit comprendre que l’état se doit de savoir se qu'il advient des ressortissants Libanais et pas iraniens. Le Hezbollah a placé toutes ses ouailles et sympathisants dans cette case et donc ils ne sont plus de notre ressort. Oui pour divulguer ce genre de scandales mais non au retour de traîtres des geôles Israéliennes. Qu’ils aillent en Iran chez leur Fakih. De toute manière, a ce jour, ils ont plus de 15000 disparus dont il ne connaissent pas le sort. S'ils ont acheté 35000 "pager" qui ont sauté calculez!
08 h 39, le 29 octobre 2025