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Moyen-Orient - Cessez-Le-Feu

La controversée GHF se dit prête à reprendre ses distributions d'aide à Gaza

Un plan américain envisagerait une autre structure pour la distribution d'aides à Gaza, en remplacement de la GHF, mais avec une infrastructure qui lui ressemble.

Des Palestiniens venus chercher des cartons d'aide humanitaire sur un site géré par la Gaza Humanitarian Foundation (GHF) dans le centre de la bande de Gaza, le 4 août 2025. Photo REUTERS / Stringer / File Photo

La fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation privée soutenue par Israël et les États-Unis, s'est dit prête samedi à reprendre ses distributions à la population de la bande de Gaza, selon un message du porte-parole de l'organisation sollicitée par l'AFP.

L'organisme au financement opaque a été vivement critiqué par l'ONU et les ONG humanitaires internationales depuis son déploiement en mai dans le territoire palestinien en guerre. Ses opérations ont été entachées par la mort de plus de 1.000 personnes tuées à proximité de ses sites, selon le bureau des droits de l'Homme de l'ONU.

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Des camions chargés d'aide humanitaire

« La GHF a été priée de suspendre ses opérations pendant la phase de libération des otages, qui est toujours en cours », indique par email Chapin Fay, porte-parole de l'organisation. Le Hamas doit encore rendre 13 dépouilles d'otages retenues à Gaza. « Bien que la situation reste mouvante sur le terrain, GHF a reçu pour instruction de se tenir prête à reprendre ses activités et, en particulier, de ne prendre aucune mesure qui nous empêcherait de reprendre immédiatement nos opérations ». GHF assure disposer de « camions chargés d'aide humanitaire et prêts à reprendre la distribution directe d'aide au peuple palestinien ».

Le plan Trump qui a servi de base à l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas prévoit l'entrée de 600 camions par jour. Jeudi, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a assuré qu'actuellement seuls 200 à 300 camions y pénétraient quotidiennement. 

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La GHF, officiellement basée aux États-Unis, a lancé ses opérations fin mai, après près de trois mois de total blocus humanitaire imposé par Israël, écartant le système d'aide mis en place par l'ONU. L'organisme privé a affirmé être devenu depuis le principal fournisseur d'aide, mais les autres organisations refusent de travailler avec lui. La GHF disposait de quatre centres de distribution dans la bande de Gaza, le système onusien qu'elle a remplacé en avait 400.

Un seul site de la GHF demantelé

Après la libération des otages vivants encore détenus à Gaza, rapatriés en Israël le 13 octobre, la GHF avait indiqué à l'AFP que « seul le site « SDS4 », pour site de distribution sécurisé, situé à Khan Younès « a été démantelé ». En août, les rapporteurs spéciaux des Nations Unies avaient appelé à la dissolution immédiate de la GHF, affirmant que l'aide qu'elle distribue est « exploitée à des fins militaires et géopolitiques secrètes ». 

Vendredi, un plan américain consulté par l'agence Reuters faisait état d'une proposition à l'étude à Washington pour la distribution d'aide humanitaire à Gaza, en remplacement de la GHF.

Deux responsables américains avaient précisé que ce plan faisait partir de plusieurs dispositifs considérés par les États-Unis pour faciliter un acheminement accru de l’aide vers l’enclave palestinienne. L'un d'entre eux a insisté sur le fait que le document n'est qu'une « note opérationnelle » et qu'aucune décision définitive n'a encore été prise.

« Ceinture humanitaire pour Gaza »

La proposition reposerait sur le développement d'une « Ceinture Humanitaire pour Gaza », composées de 12 à 16 centres établis le long de la ligne jaune, jusqu’à laquelle les forces israéliennes se sont retirées à l’intérieur de Gaza. Ces centres serviraient les populations des deux côtés de cette ligne. Les centres comprendraient également des « installations de réconciliation volontaire » permettant aux groupes armés de rendre leurs armes et de bénéficier d’une amnistie, ainsi que des bases avancées pour les forces qui pourraient intégrer une future force internationale de stabilisation. « Les Nations unies et les ONG présentes à Gaza devront utiliser la plateforme dirigée par le CMCC [Centre de coopération civilo-militaire] et fourniront les biens distribués à partir des centres », précise la proposition.

« Le CMCC assurera la surveillance et la sécurité des convois grâce à des drones, afin de garantir que le Hamas n’intercepte pas les camions d’aide », ajoute le texte. Israël accuse le Hamas de détourner l’aide, accusation que le groupe nie. Une enquête menée par l’USAID n’a trouvé aucune preuve corroborant ces accusations.

L’ONU et les ONG pourraient toutefois se montrer réticentes face à ce plan, qui ressemble en partie à la méthode de la GHF, La proposition prévoit par ailleurs que la GHF soit « absorbée/remplacée » par d’autres ONG, comme le Croissant-Rouge des Émirats arabes unis/du Maroc et par Samaritan’s Purse, une organisation humanitaire chrétienne évangélique.

La fondation humanitaire de Gaza (GHF), organisation privée soutenue par Israël et les États-Unis, s'est dit prête samedi à reprendre ses distributions à la population de la bande de Gaza, selon un message du porte-parole de l'organisation sollicitée par l'AFP.L'organisme au financement opaque a été vivement critiqué par l'ONU et les ONG humanitaires internationales depuis son déploiement en mai dans le territoire palestinien en guerre. Ses opérations ont été entachées par la mort de plus de 1.000 personnes tuées à proximité de ses sites, selon le bureau des droits de l'Homme de l'ONU. Lire aussi Symbole de l'horreur à Gaza, la fondation GHF plie discrètement bagage Des camions chargés d'aide humanitaire« La GHF a été priée de suspendre ses opérations pendant la phase de...
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