Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Gaza

Massad Boulos : Les pourparlers de paix pourraient s’étendre au Liban et à la Syrie

Le conseiller pour l'Afrique de Donald Trump souligne que Washington encourage Beyrouth et Damas à entamer ce dialogue avec Israël.

Massad Boulos : Les pourparlers de paix pourraient s’étendre au Liban et à la Syrie

Le conseiller américain pour l'Afrique Massaad Boulos prend la parole lors de l’événement The Next Three Billion @ UNGA Week à New York, le 24 septembre 2025. Photo : Dave KOTINSKY/AFP

L'homme d'affaire libanais Massaad Boulos, conseiller pour l'Afrique de Donald Trump, a déclaré lundi depuis Rome que « les pourparlers de paix (sur Gaza, ndlr) pourraient s’élargir pour inclure le Liban et la Syrie », dans une nouvelle tentative d'impulsion pour des négociations directes entre Beyrouth et Tel-Aviv, prônées par Washington.

M. Boulos a espéré, dans un entretien à Bloomberg donné depuis Rome, que le cessez-le-feu à Gaza « tiendra », malgré les frappes israéliennes massives de dimanche sur l'enclave et les tirs continus, afin « d'ouvrir la voie à une normalisation plus large entre Israël et le reste du monde arabe ». Il a estimé que le plan de Trump pour la paix à Gaza est « sans précédent » et qu'aucune autre initiative n'avait « jamais bénéficié d’un tel soutien », alors que de nombreux dirigeants s'étaient retrouvés à Charm el-Cheikh le 13 octobre pour participer au « sommet pour la paix. » « Nous croyons donc fermement que la trêve tiendra », a-t-il encore affirmé, dans le cadre de son entretien qui portait principalement sur les négociations en cours pour mettre un terme aux guerres au Soudan, en Libye et au Congo.

Lire aussi

Négociations directes avec Tel-Aviv : l’étau se resserre autour de Beyrouth

Plusieurs responsables de l’administration Trump, s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont indiqué qu’il existe au sein de l’administration Trump « une inquiétude quant à la possibilité que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, se retire de l’accord », selon le New York Times.

« Les choses ne seront pas toujours très fluides. Il y aura toujours des accrocs, mais c’est la nature de ce type de conflits. Il y aura toujours des défis, mais ils seront surmontés », a poursuivi M. Boulos, répétant ce qu'avait affirmé la veille le vice-président américain JD Vance, qui doit arriver dans la journée à Jérusalem. Il a encore déclaré que « les pourparlers de paix pourraient s’étendre à la Syrie et au Liban, où l’activité diplomatique a été intense ces dernières semaines », avant de rappeler que l'appel lancé en parallèle du sommet de Charm el-Cheikh par le président libanais, Joseph Aoun, pour l'ouverture d'un dialogue avec Israël est « un bon début ». « Nous les avons encouragés à entamer ce dialogue, et nous espérons que cela se concrétisera le plus tôt possible », a-t-il ajouté, au lendemain d'un long message de l'émissaire américain Tom Barrack, dans lequel il avait insisté sur l'importance de ces négociations et d'un désarmement du Hezbollah, menaçant, dans le cas contraire, d'un « chaos ».

Lire aussi

Pendant que Beyrouth cogite, Tel-Aviv agit

Dans son message, alors qu'il s'apprête à céder son rôle au Liban au nouvel ambassadeur américain Michel Issa, M. Barrack a insisté sur le lancement de « discussions sécuritaires et sur la frontière avec Israël », après « l'échec » de l'accord de cessez-le-feu de novembre 2024 qui avait mis fin à treize mois de guerre entre le Hezbollah et l'État hébreu. M. Barrack a attribué cet échec au fait qu'aucun « accord direct » n'a été conclu entre les deux belligérants, ce qui empêche la création d'un « réel mécanisme d'application » des modalités, alors qu'Israël continue de frapper quotidiennement le Liban-Sud et d'occuper au moins six positions en territoire libanais. 

Profitant de l’arrivée de son nouvel ambassadeur à Beyrouth, Michel Issa, Washington envisagerait, selon nos informations, d’élaborer un nouveau « plan de travail » pour le Liban qui inclurait des indications sur l’importance de négociations directes avec Israël pour régler la question de la délimitation de la frontière et du retrait israélien.

L'homme d'affaire libanais Massaad Boulos, conseiller pour l'Afrique de Donald Trump, a déclaré lundi depuis Rome que « les pourparlers de paix (sur Gaza, ndlr) pourraient s’élargir pour inclure le Liban et la Syrie », dans une nouvelle tentative d'impulsion pour des négociations directes entre Beyrouth et Tel-Aviv, prônées par Washington.M. Boulos a espéré, dans un entretien à Bloomberg donné depuis Rome, que le cessez-le-feu à Gaza « tiendra », malgré les frappes israéliennes massives de dimanche sur l'enclave et les tirs continus, afin « d'ouvrir la voie à une normalisation plus large entre Israël et le reste du monde arabe ». Il a estimé que le plan de Trump pour la paix à Gaza est « sans précédent » et qu'aucune autre initiative n'avait « jamais bénéficié d’un tel...