Une affiche de l'ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, accrochée sur le lieu de son assassinat par Israël le 27 septembre 2024, le 4 décembre 2024. Photo Nicholas Frakes/L'Orient Today
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a défendu samedi le bilan de la guerre de l’automne 2024, qui avait opposé l’État hébreu au Hezbollah au Liban. « Le déplacement de la confrontation avec le Hezbollah sur le front nord (d’Israël) était la bonne décision stratégique, car si nous avions attaqué le nord dès le début de la guerre (qui avait commencé à Gaza le 7 octobre 2023, NDLR), nous nous serions embourbés, et nous n’aurions pas pu réaliser ce qui a été fait au sud », a-t-il déclaré.
Sur l’assassinat de l’ancien secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, le 27 septembre 2024, après des frappes israéliennes massives sur la banlieue sud de Beyrouth, Benjamin Netanyahu a précisé « avoir lu un rapport secret qui montrait que cet assassinat pourrait briser l’axe du mal, voilà pourquoi j’ai décidé de mener cette opération sans même en notifier les Américains », estimant que Nasrallah en aurait eu connaissance à temps.
Il a également confié qu’il s’attendait « à des frappes massives iraniennes après la mort de Nasrallah, qui n’ont en fait jamais eu lieu ». Hassan Nasrallah était considéré comme le numéro deux de l’axe iranien. Toutefois, Téhéran n’a pas pris de véritable risque à son assassinat, ce qui a poussé certains partisans libanais du Hezbollah à critiquer la République islamique. Le responsable israélien a également affirmé que son armée a réussi à détruire « en quelques heures » l’arsenal que le Hezbollah a « accumulé pendant de longues années ».
Un combattant tué
Sur le terrain, l’armée israélienne commençait dimanche en soirée de vastes manœuvres dans la région de la Galilée, a annoncé son porte-parole arabophone Avichay Adraee, sur son compte X. Ces manœuvres, a-t-il ajouté, dureront jusqu’à jeudi prochain et s’étendront sur tout le long des frontières avec le Liban, « à l’intérieur des villages, dans la zone du littoral et sur le front intérieur ». Il a précisé que « des bruits d’explosions seront entendus durant les exercices, des méthodes de combat avec l’ennemi seront utilisées et des drones et bâtiments militaires navals et aériens seront impliqués auprès des forces de sécurité ».
Et le porte-parole de poursuivre : « Ces manœuvres ont été planifiées précédemment dans le cadre d’un plan d’entraînement annuel pour l’année 2025. »Samedi, dans l’après-midi, un homme a été tué par des tirs de drones israéliens qui ont ciblé l’excavatrice qu’il conduisait entre Deir Kifa (caza de Tyr) et Kfardounine (Bint Jbeil). Le ministère de la Santé a confirmé ce bilan. La victime, identifiée comme Ahmad Baalbacki, a été visée par trois missiles. Le Hezbollah l’a revendiqué comme un de ses combattants.
L’armée israélienne a déclaré sur X avoir ciblé un membre du Hezbollah qui « utilisait un véhicule d’ingénierie pour tenter de rétablir une infrastructure » qui avait été détruite lors du récent conflit ayant opposé le parti chiite à l’État hébreu.Une patrouille de l’armée israélienne a aussi inspecté samedi dans la nuit les environs du lac de Mahafer, Aïtaroun (caza de Bint Jbeil), et les soldats y ont placé quatre blocs de béton avec une pancarte sur laquelle est écrit : « Interdit de passer, danger de mort. » L’objectif de cette action est d’éloigner les agriculteurs.
Berry reçoit Tarek Mazraani
Le président du Parlement, Nabih Berry, a reçu, dimanche à Aïn el-Tiné, Tarek Mazraani, fondateur du Rassemblement des habitants des localités frontalières du Sud, qui a récemment fait l’objet de menaces de la part de l’armée israélienne. L’ingénieur a remis au chef du législatif « une liste des revendications et propositions du rassemblement, comprenant des représentants de la plupart des villages frontaliers ». Ils réclament notamment le lancement immédiat des travaux de déblayage des décombres et le lancement du chantier de reconstruction des zones détruites par Israël. Le président du Parlement a condamné « les menaces dont Tarek Mazraani a été l’objet et rejeté tout type de menace ou d’agression envers les acteurs de la reconstruction dans le Sud ainsi que les habitants vivant en sécurité ». « Récolter des olives revient-il à violer le cessez-le-feu ? » s’est-il interrogé. Dans l’après-midi du 12 octobre, un drone israélien avait survolé la localité de Yohmor el-Chqif, dans le caza de Nabatiyé, en diffusant via des haut-parleurs un message appelant « un ingénieur nommé Tarek Mazraani à partir d’ici ».



Encore des pressions sur le Liban officiel pour le ramassage des armes. Cet enragé de natenyahu a juré que c’est sa dernière guerre, même si elle va encore durer. Des manoeuvres à nos frontières sont un message très clair. Et les travaux de déblayage réclamés par les sudistes sont impossibles, tant que la guerre, devenue unilatérale se poursuit… sans aucun risque pour Israël ! Tout le monde nous le dit, tant qu’il y aura un refus de rendre les armes , le matraquage se poursuivra et nos poches resteront vides. Fallait pas faire la guerre et nasrallah serait encore une fois d’accord…
05 h 07, le 20 octobre 2025