Un garçon palestinien déplacé porte une boîte de vivres d’urgence fournie par le Programme alimentaire mondial (PAM) après l’avoir reçue dans un point de distribution d’aide au camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 19 octobre 2025. Photo d'illustration Eyad BABA/AFP
L'armée israélienne a indiqué avoir lancé dimanche de nouvelles frappes dans le sud de la bande de Gaza, après avoir fait état de premiers bombardements dans la zone, à Rafah, en riposte selon elle à des attaques du Hamas, démenties par le mouvement.
Israël a aussi suspendu l'accès de l'aide humanitaire dans l'enclave, a indiqué dans la soirée de dimanche à l'AFP un responsable sécuritaire israélien en invoquant une violation par le Hamas du cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre.
« En réponse à la violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu plus tôt aujourd'hui », l'armée israélienne, « a débuté une série de frappes contre des cibles terroristes du Hamas dans le sud de la bande de Gaza », a indiqué un communiqué militaire, au moment où Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre. La chaîne al-Hadath a fait État d'au moins 20 frappes.
Selon un journaliste de l'AFP, des frappes ciblent la partie orientale de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien. Citants des médias arabes, le Haaretz indique que les frappes ont ciblé Khan Younès ainsi que le camp de Nusseyrat. Le quotidien israélien ajoute que l’hôpital Al-Awda, au nord de Gaza, avait fait état de trois morts dans une école convertie en camp pour déplacés.
Civils tués
Plus tôt dimanche, la Défense civile de la bande de Gaza avait annoncé que des frappes israéliennes avaient tué au moins quinze personnes, selon un bilan actualisé au moment où Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu dans le territoire palestinien.
Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile, service de secours opérant sous l'autorité du Hamas, a ainsi révisé à la hausse un premier bilan de 11 morts.
Parmi les victimes figurent six personnes tuées dans une frappe israélienne à Al-Zawaida, dans le centre du territoire, sur un « groupe de civils » tous déplacés de secteurs plus au nord, a-t-il affirmé à l'AFP. Une autre frappe, sur des « tentes de personnes déplacées près de de Khan Younès (sud), a aussi tué une femme deux enfants, a-t-il ajouté. L'armée israélienne a déclaré à l'AFP qu'elle vérifiait ces affirmations.
Elle a annoncé dans la matinée avoir mené des frappes aériennes dans le sud du territoire palestinien disant riposter à des attaques du Hamas contre ses positions, démenties par le mouvement, puis fait état de nouvelles frappes dans le secteur, affirmant réagir « à la violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu plus tôt aujourd'hui ».
Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.
Selon les termes de l’accord, le Hamas et ses alliés s’étaient engagés à libérer tous les otages restants qu’ils avaient capturés le 7 octobre 2023. À ce jour, ils ont libéré les 20 otages survivants, mais n’ont rendu que 12 corps sur les 28 otages décédés encore détenus, invoquant des difficultés pour les localiser sous les décombres.
Outre le non-retour de tous les otages, Israël accuse le Hamas d’avoir ciblé ses soldats dans des secteurs de l'enclave où ils sont stationnés conformément à l’accord, une affirmation que les combattants palestiniens contestent. Un responsable militaire israélien a indiqué qu’une première vague de frappes dimanche matin est intervenue en représailles à au moins trois attaques contre ses forces. Selon lui, l’armée a réagi « à au moins trois incidents dans lesquels le Hamas a tiré sur nos troupes positionnées derrière la ligne jaune aux endroits convenus », faisant référence à la ligne de retrait de l’armée israélienne prévue par le cessez-le-feu.
Dans deux incidents à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le Hamas aurait ouvert le feu et utilisé un lance-roquettes contre les troupes israéliennes, dont certaines étaient des forces du génie « opérant pour démanteler des infrastructures terroristes dans le sud de Gaza ».
Dans un incident séparé à Beit Lahia dans le nord du territoire, des miliciens palestiniens ont franchi la ligne jaune pour pénétrer dans des zones contrôlées par Israël et ont été « éliminés par une frappe précise », a poursuivi le responsable militaire. Le Hamas a démenti ces accusations, affirmant respecter la trêve et accusant Israël de chercher des « prétextes fallacieux » pour reprendre la guerre.
Des témoins palestiniens ont affirmé pour leur part que des affrontements avaient éclaté à Rafah, dans une zone encore tenue par l’État hébreu, « entre le Hamas et un gang palestinien local connu sous le nom d’Abou Chabab, soutenu par Israël ».
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est entretenu de son côté avec le ministre de la Défense Israel Katz et les chefs des services de sécurité Shin Bet et Mossad. Il a ordonné de prendre « des mesures fortes contre les cibles terroristes dans la bande de Gaza », selon un communiqué de son bureau.



On ne peut pas s'attendre à mieux avec cette bande sioniste terroriste de Nétanyahou!! Ils mentent, ils accusent le Hamas alors que ces sionistes sont des voyous en qui on ne peut pas avoir confiance!!Et , comme toujours, après avoir encore et encore tuer des Palestiniens, ils crient vouloir observer l'entente!!! Il n'y a que les imbéciles pour les croire et les complices comme les USA!!
02 h 02, le 20 octobre 2025