Un employé de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) vérifiant la liste des passagers du convoi de réfugiés syriens, le 2 octobre 2025, à la Quarantaine, dans l'est de Beyrouth. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour.
Alors que le Parlement syrien connaissait lundi ses nouveaux membres, désignés au suffrage indirect, dans les premières élections législatives post-Assad, le Courant patriotique libre (CPL) de Gebran Bassil a appelé le Liban à « empêcher le retour au Liban de ceux qui sont partis voter ».
« Alors que les déplacés syriens se rendent en Syrie pour participer aux premières élections législatives depuis la chute de l’ancien régime, et ce par les postes-frontières officiels, tombent une fois de plus toutes les excuses fallacieuses justifiant leur maintien au Liban, voire les tentatives de leur naturalisation » a écrit le CPL sur son compte X. « Les autorités libanaises sont appelées, devant le peuple libanais, à mettre en place un plan clair pour assurer le retour des déplacés et empêcher le retour au Liban de ceux qui sont partis voter, au lieu de fuir leurs responsabilités, de s’en laver les mains et de se contenter de simples déclarations » conclut le message.
Le chef du parti, Gebran Bassil, qui a fait de la présence des réfugiés et migrants syriens au Liban son cheval de bataille, a lui aussi écrit que « quand les déplacés retournent en Syrie pour participer aux élections, c’est une preuve supplémentaire qu’ils ne doivent plus rester ici ! », dans un message sur X lundi, diffusé peu après celui de son parti.
« Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) continue pourtant de les inviter à renouveler leurs permis de séjour comme si rien n’avait changé ! » a-t-il ajouté.
Le HCR a déjà organisé trois convois de réfugiés pour retourner en Syrie depuis la chute d'Assad en décembre dernier. La porte-parole de la branche libanaise du HCR, Lisa Abou Khaled, a expliqué plus tôt ce mois-ci à L'Orient-Le Jour que l'organisme onusien avait enregistré 114 000 inscriptions pour le programme de départ volontaire, tandis qu’au moins 238 000 dossiers avaient été radiés des listes au Liban en 2025 après un retour authentifié ou présumé, « en attendant les chiffres de septembre ».
« Les États-Unis et l’Europe ont annoncé des rapatriements, tandis que notre gouvernement se contente de regarder — pire encore, il accepte d’inscrire leurs enfants à l’école sans papiers officiels ! Un pouvoir impuissant, alors que le risque de naturalisation forcée ne cesse de croître ! » a conclu M. Bassil.



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