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Dernières Infos - Conflit

L'ONU qualifie de « farce » l'idée d'une zone de sécurité dans le sud de Gaza

Les écoles désignées comme abris temporaires sont « régulièrement réduites en ruines », dénonce le porte-parole de l'Unicef.

Des nuages de fumée s'élèvent après une frappe israélienne à Gaza, le 2 octobre 2025, photographiée depuis Nuseirat, dans le centre de Gaza, alors que le conflit entre Israël et le groupe militant palestinien Hamas se poursuit. Photo AFP/OMAR AL-QATTAA

Les Nations unies ont assuré vendredi qu'il n'existait pas de refuge sûr pour les Palestiniens contraints de quitter la ville de Gaza, qualifiant de « lieux de mort » les zones de sécurité désignées par Israël dans le sud du territoire palestinien dévasté.

« L'idée d'une zone de sécurité dans le sud (de la bande de Gaza) est une farce », a estimé James Elder, porte-parole de l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) s'exprimant depuis Gaza devant des journalistes à Genève (Suisse).

Selon lui, dans le sud du territoire palestinien, « des bombes sont larguées avec une prévisibilité effrayante, les écoles qui avaient été désignées comme abris temporaires sont « régulièrement réduites en ruines, et les tentes (…) sont régulièrement la cible de bombardements aérien ».

Depuis le lancement de son attaque aérienne sur la ville de Gaza en août, avant son offensive terrestre mi-septembre, l'armée israélienne a demandé à plusieurs reprises aux Palestiniens de se diriger vers le sud du territoire.

Elle a notamment exhorté les Palestiniens à s'installer dans une « zone humanitaire » à Al-Mawasi, sur la côte, où, selon elle, une aide, des soins médicaux et des infrastructures humanitaires leur seraient fournis.

Israël avait déclaré cette région comme « zone de sécurité » au début de la guerre, mais y a mené des frappes répétées depuis, affirmant qu'elle visait le mouvement islamiste palestinien Hamas.

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Béquilles fabriquées sur place

M. Elder a insisté sur le fait que « l'émission d'un ordre général d'évacuation des civils ne signifie pas que ceux qui restent sur place perdent leur protection civile ». 

Les « soi-disant zones de sécurité », a-t-il insisté, « sont aussi des lieux de mort ». Or Al-Mawasi « est aujourd'hui l'un des endroits les plus densément peuplés de la planète. La zone est surpeuplée à un point inadmissible et a été privée des moyens de survie les plus élémentaires ». 

Fin 2023, l'ONU avait déjà commencé à « remettre en cause ce concept de zone de sécurité déclarée unilatéralement », a rappelé M. Elder, soulignant qu' »il est de la responsabilité de la puissance occupante, Israël, de veiller à ce qu'une zone de sécurité dispose de tous les éléments essentiels à la survie, à savoir de la nourriture, des abris et des installations sanitaires ». 

« Aucun de ces éléments n'est présent en quantité suffisante », a-t-il insisté, ajoutant qu'au départ, l'ONU avait « au moins supposé que ces endroits ne seraient pas bombardés ». 

Mais au cours des 18 derniers mois, a détaillé M. Elder, les zones de sécurité désignées ont été touchées « des dizaines de fois » et « des personnes vivant sous des tentes ont subi des frappes aériennes ».

Les organisations humanitaires dénoncent aussi les quantités largement insuffisantes de fournitures qui entrent dans la bande de Gaza pour répondre aux immenses besoins de la population.

« Pour faire face à cette situation, nos collègues, en particulier à l'hôpital de Rafah, ont décidé de fabriquer leur propre matériel », comme des béquilles artisanales en bois, a expliqué un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Christian Cardon, lors du point de presse.

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Couloirs humanitaires

Le CICR a annoncé mercredi être « contraint » de suspendre temporairement ses activités à Gaza-ville en raison de l'intensification des opérations militaires israéliennes.

« Il n'y a plus de staff international à Gaza-ville. Nous avions encore entre deux et cinq expatriés jusque-là », a indiqué à l'AFP M. Cardon, ajoutant que l'organisation dispose de 350 personnes, dont 50 étrangers, sur toute la bande de Gaza.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) demande quant à elle des couloirs humanitaires pour atteindre les hôpitaux, a indiqué son représentant pour les territoires palestiniens, Rik Peeperkorn.

La guerre à Gaza a été déclenchée par une attaque sanglante, le 7 octobre 2023, du Hamas contre Israël, qui a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un bilan établi par l'AFP à partir de données officielles.

Sur les 251 personnes enlevées durant l'attaque, 47 sont toujours retenues à Gaza dont 25 sont mortes, selon l'armée israélienne.

L'offensive de représailles israélienne a fait 66.225 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l'ONU, et provoqué un désastre humanitaire qui a conduit l'ONU à déclarer la famine dans certaines parties du territoire palestinien.

Les Nations unies ont assuré vendredi qu'il n'existait pas de refuge sûr pour les Palestiniens contraints de quitter la ville de Gaza, qualifiant de « lieux de mort » les zones de sécurité désignées par Israël dans le sud du territoire palestinien dévasté.« L'idée d'une zone de sécurité dans le sud (de la bande de Gaza) est une farce », a estimé James Elder, porte-parole de l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) s'exprimant depuis Gaza devant des journalistes à Genève (Suisse).Selon lui, dans le sud du territoire palestinien, « des bombes sont larguées avec une prévisibilité effrayante, les écoles qui avaient été désignées comme abris temporaires sont « régulièrement réduites en ruines, et les tentes (…) sont régulièrement la cible de bombardements aérien ».Depuis le lancement de son...