Le ministre de l’Énergie Joe Saddi pilotant un robot nettoyeur de panneaux solaires au salon LISW à Beyrouth le 24 septembre 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS
Le ministre de l’Énergie, Joe Saddi, et celui de l’Industrie, Joe Issa-Khoury, ont inauguré mercredi la troisième édition consécutive du Lebanon International Solar Week, qui se tient au Seaside Arena à Beyrouth jusqu’à vendredi.
Plus de quarante exposants, principalement des fournisseurs d’installations photovoltaïques et autres équipements accessoires, seront présents durant cet événement pour présenter les dernières nouveautés dans un secteur libanais qui a profondément changé en six ans de crise économique.
« Tout ce qui a trait aux énergies renouvelables est éminemment stratégique pour le Liban. Il faut continuer de les développer et la récente formation de l’Autorité de régulation du secteur va encourager les investissements à une échelle plus importante », a déclaré à L’Orient-Le Jour le ministre de l’Énergie.
« L’année dernière, le salon a attiré 4 600 visiteurs, aussi bien des entreprises que des particuliers. Nous espérons faire au moins aussi bien cette année », a affirmé de son côté Elias Khoury, directeur de Promo Team, l’organisateur du salon depuis 2022. Au programme des conférences prévues : les micro-réseaux électriques, l’impact de la chaleur sur les panneaux photovoltaïques ou encore la place des femmes dans le secteur de l’énergie.
La quasi-totalité des marques spécialisées dans les installations photovoltaïques représentées sont chinoises, mais au moins un acteur indonésien s’est également invité à l’événement. Avec le temps, les installations sont plus performantes et moins chères.

Selon les chiffres du Lebanese Center for Energy Conservation (LCEC), la capacité installée avant 2021 s’élevait à 100 mégawatts (MW). Elle dépasse désormais 1 500 MW, sans compter les chauffe-eaux solaires — pour une production réelle équivalente à environ un tiers de ce total, compte tenu de l’intermittence de la production.
L’écrasante majorité de ces installations sont privées et de petite taille, mais l’État tente d’encourager la création de parcs plus ambitieux. Mercredi, Joe Saddi a signé des contrats d’achat d’électricité (Power Purchase Agreements, PPA) avec le géant français du transport maritime CMA CGM, dont la société sœur Merit Invest avait auparavant obtenu trois licences pour construire des fermes solaires de 15 MW chacune au Liban. Cette signature a relancé un projet qui a commencé en 2022 mais a été ralenti par la crise et la situation sécuritaire. Un autre projet reste en revanche au point mort : l’extension du Beirut River Solar Snake (BRSS), qui n’a toujours pas trouvé preneur malgré un appel d’offres lancé il y a un an.



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23 h 28, le 24 septembre 2025