Le vice-Premier ministre Tarek Mitri. Photo fournie par son bureau
Le vice-Premier ministre Tarek Mitri a déclaré jeudi que l’approche privilégiée par le gouvernement libanais pour rétablir le monopole des armes dans le pays avait permis d’éviter de diviser le pays et que l’armée n’avait l’intention d’utiliser la force contre aucune partie libanaise pour mener cette mission à bien. « Ce qui a été conclu par le Conseil des ministres allait à l’encontre des attentes, car il n’a pas entraîné de division dans le pays et il ne prévoit pas l’usage de la force contre une quelconque partie pour accomplir la mission qui lui a été confiée », a précisé le haut responsable dans un entretien au média russe Radio Sputnik.« Le gouvernement a salué le plan de l’état-major de l’armée visant à étendre le contrôle de l’État sur l’ensemble du territoire par ses propres moyens », a-t-il ajouté, en référence à la stratégie présentée le 5 septembre au gouvernement, qui a été favorablement accueillie par l’exécutif – en l'absence des cinq ministres chiites. Selon le plan de l'armée, le désarmement de la région au sud du Litani doit être complété d'ici à trois mois. La troupe doit également empêcher le transfert d'armes d'une région à l'autre. Les étapes suivantes ne sont pas encadrées par un calendrier.
Dossier syrien
Cette formule a permis d'apaiser le Hezbollah, remonté contre le gouvernement après les réunions du Conseil des ministres des 5 et 7 août. Le gouvernement avait alors décidé de réclamer le désarmement de la milice chiite d'ici à la fin de l'année, une date limite qui a été de facto abandonnée lors de la réunion du mois suivant. Tarek Mitri a rappelé que « les objectifs du plan de (l'émissaire américain) Tom Barrack ont été approuvés » par l'exécutif sans que le plan ne soit adopté dans son intégralité. « L’initiative américaine, modifiée en partie par les Libanais, a inquiété certains au Liban », a-t-il estimé.
Le vice-Premier ministre a abordé d’autres dossiers, dont la relation entre la Syrie et le Liban, qui a été réinitialisée depuis la chute du régime de Bachar el-Assad. « La confiance entre le Liban et la Syrie est solide, et la visite syrienne au Liban vise à renforcer cette confiance (...) Les dernières rencontres ont contribué à renforcer la confiance et ont ouvert la voie à la discussion sur la manière de traiter les questions communes », a-t-il déclaré.
Tarek Mitri a ajouté que la rencontre entre le président Joseph Aoun et son homologue syrien Ahmed el-Chareh à Doha en début de semaine « donne davantage d’élan au travail libano-syrien commun ». Les deux chefs d’État se sont entretenus lors du sommet extraordinaire organisé par le Qatar en réponse à la frappe israélienne sur son sol. Les deux pays ont récemment engagé un processus de dialogue visant à résoudre plusieurs dossiers litigieux, dont celui des frontières, des prisonniers syriens dans les prisons libanaises et des disparus libanais en Syrie.
« Nous travaillons rapidement à la mise en place d’un accord de coopération judiciaire, que nous espérons voir adopté dans un avenir proche, ce qui nous permettra d’examiner la situation des détenus syriens », a-t-il précisé, ajoutant : « Il faut distinguer entre les opposants à l’ancien régime syrien et ceux arrêtés pour des actes contre l’armée libanaise ou les forces de sécurité ».Tarek Mitri a enfin été interrogé sur l’état des relations libano-russes. « La Russie tient au Liban et à son unité, et souhaite préserver l’intégrité de son territoire », a-t-il affirmé, avant de demander si Moscou était disposé à « utiliser son influence pour faire pression sur Israël afin qu’il cesse ses actions hostiles et se retire du territoire libanais ».



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14 h 41, le 19 septembre 2025