L’ancienne ministre allemande des Affaires étrangères et présidente de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, Annalena Baerbock, prend la parole lors d’une réunion de l’Assemblée générale consacrée au vote sur la solution à deux États pour la question palestinienne, au siège de l’ONU à New York, le 12 septembre 2025. Photo AFP/ ANGELA WEISS.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, s'est félicité samedi de la « déclaration de New York », adoptée la veille à une large majorité à l'Assemblée générale de l'ONU, et visant à donner un nouveau souffle à la solution à deux États, israélien et palestinien, sans le Hamas.
« J’ai contacté le président (de l'Autorité palestinienne, AP) Mahmoud Abbas pour le féliciter du grand succès diplomatique obtenu à l’Assemblée générale des Nations unies avec l’adoption, à une majorité sans précédent, de la «déclaration de New York», qui non seulement consacre la solution à deux États, mais en fixe aussi la mise en œuvre dans des délais précis », a souligné M. Salam dans un message publié sur son compte X. « J’ai également contacté les responsables d’Arabie saoudite et de France pour les remercier de leur parrainage de cette déclaration et des efforts conjoints qu’ils ont déployés afin d’atteindre ce résultat et d’accroître les reconnaissances de l’État palestinien », a-t-il poursuivi.
Le texte, préparé par la France et l'Arabie saoudite, a été adopté par 142 voix pour, 10 contre (dont Israël et les États-Unis), et 12 abstentions, à dix jours d'un sommet que Paris et Riyad co-présideront le 22 septembre à l'ONU, où Emmanuel Macron a promis de reconnaître l'État palestinien.
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, s'est également félicité du vote sur son compte X. « Il ne peut y avoir de paix juste et durable sans la solution à deux États. 142 voix 'pour'… la voie de la diplomatie demeure la plus efficace », a-t-il écrit.
En illustration de leur message, Nawaf Salam et Joe Raggi ont tous deux publié une photo détaillant les résultats. Le Premier ministre a à plusieurs reprises indiqué, depuis sa prise de fonction au début de l'année, que la position libanaise vis-à-vis du conflit israélo-palestinien est celle définie lors du sommet de la Ligue arabe à Beyrouth en 2002, appelée « l'Initiative arabe de paix », qui appelle au retrait d'Israël de tous les territoires occupés, y compris la Cisjordanie, Gaza et le plateau du Golan, et la création d'un État palestinien dans les frontières de 1967, en échange de relations normalisées avec les pays arabes.
Environ trois-quarts des 193 États membres de l'ONU reconnaissent l'État palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988. Mais avec la guerre qui a ravagé la bande de Gaza, l'extension de la colonisation israélienne en Cisjordanie et les velléités de responsables israéliens d'annexer ce territoire occupé, certains craignent que la création d'un État palestinien ne soit physiquement impossible. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été très clair jeudi : « Il n'y aura pas d'État palestinien ».



“La voie de la diplomatie demeure la plus efficace” : une phrase trop clichée qui n’a pas de sens. Voilà ce qu’a entraîné la prétendue voix de la diplomatie : interdiction de l’autorité palestinienne (supposée être la voix de la diplomatie en Palestine face à Hamas) de participer à la session de l’ONU ; annexion de territoires palestiniens par l’État israélien ; frappes d’Israël contre le Qatar ; et volonté d’Israël de maintenir sa présence dans les villages occupés au sud du Liban. Alors, comment la diplomatie a-t-elle pu être efficace dans ce cas ? ?
07 h 54, le 14 septembre 2025