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Campus - Orientation

La NDU et Oussama Rahbani unissent leurs forces pour former les professionnels de la musique

L’Université Notre-Dame de Louaïzé innove en proposant dès la rentrée 2025 une licence en musicologie, où la tradition rencontre la production musicale et les pratiques de l’industrie.

La NDU et Oussama Rahbani unissent leurs forces pour former les professionnels de la musique

Karen BouJaoudé. Photo Clara Maria Khoury

Vivre de la musique et en faire carrière est tout à fait possible. Bien plus qu’une passion ou un simple loisir, la musique est en effet un métier, une véritable profession, voire une vaste industrie porteuse qui ouvre la voie à un large éventail de débouchés, comme le précise Karen BouJaoudé professeure agrégée et doyenne de la faculté d’architecture, d’art et de design à l’Université Notre-Dame de Louaïzé (NDU). D’ailleurs, c’est dans l’objectif de professionnaliser la musique et redonner ses lettres de noblesse à l’industrie musicale que la faculté proposera dès cette rentrée, via son département de musique, un programme de formation en production musicale et pratiques de l’industrie (Music Production/Industry Practices).

Conçue et co-construite en collaboration avec le compositeur, musicien et producteur libanais Oussama Rahbani, cette nouvelle formation adaptée aux nouvelles réalités de l’industrie musicale vient enrichir et compléter l’offre déjà existante. De fait, réputée pour être l’une des premières universités au Liban à enseigner la musique à un niveau académique, notamment avec son École de musique établie en 1992, la NDU, forte de son héritage et de ses valeurs, propose déjà depuis de longues années un parcours de spécialisation en musique, souligne la doyenne, rappelant à l’occasion que la NDU a été l’unique université à offrir un programme de Bachelor en jazz.

Le campus principal de la NDU à Zouk Mosbeh. Photo NDU
Le campus principal de la NDU à Zouk Mosbeh. Photo NDU

Imaginé en conformité avec les valeurs et principes fondamentaux qui sous-tendent la mission de l’université, ce nouveau cursus, structuré autour de 99 crédits étalés sur environ trois ans, n’est accessible pour le moment qu’en présentiel sur le campus principal de la NDU à Zouk Mosbeh, explique la professeure BouJaoudé. Proposé essentiellement en langue anglaise, il permettra aux apprenants de tous horizons de côtoyer des professionnels et musiciens experts et de suivre des cours dispensés par de grosses pointures du domaine, à l’instar entre autres d’Oussama Rahbani, du célèbre coach vocal Wadih Abi Raad ou encore d’Alex Missakian qui s’occupera de tout ce qui a trait à la production musicale. Basé sur une approche interdisciplinaire, ce programme offrira aux étudiants des opportunités inégalées pour affiner leur talent artistique, participer à des projets créatifs et apprendre directement des professionnels les arcanes d’une industrie reconfigurée au fil des ans en écosystème d’affaires et les enjeux actuels liés à cette transformation.

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Par ailleurs, ce parcours est voué à redonner un nouvel élan, à booster le département de musique et à accroître son rayonnement tant sur le plan local qu’international, ce dernier ayant connu une baisse de fréquentation, plus particulièrement pendant les années de crise. « Trop souvent, les parents considèrent que la musique n’est pas un métier et qu’il vaut mieux pour leurs enfants de décrocher un autre diplôme tout en s’adonnant à l’art, voire de garder un job « stable » à côté, une sorte de plan de secours, pour assurer leurs arrières », avance-t-elle. « Pourtant, il est temps de changer les mentalités et de reconnaître que la musique est une profession en elle-même, avec de multiples perspectives professionnelles, et qu’au-delà de son aspect artistique et culturel, elle génère une économie florissante aux opportunités très variées. Il suffit donc de bien orienter les étudiants », ajoute-t-elle.

Entre-temps, une des conséquences directes de la coopération avec Oussama Rahbani a été la révision et l’ajustement du contenu de l’ensemble des programmes pour qu’ils répondent aux exigences changeantes du marché et assurer l’employabilité des étudiants. « Ce chantier a été mené par Dolcy Lawoun, cheffe du département de musique, qui accompagne et suit de près aussi le processus des admissions avec les services concernés », souligne-t-elle.

L’idée derrière ce partenariat ? « L’université a une mission, celle d’accorder à tous les jeunes qui souhaitent apprendre la possibilité de poursuivre les études universitaires de leur choix mais aussi de servir la communauté et c’est pourquoi la faculté a ouvert ses portes pour accueillir des événements et des expositions artistiques », poursuit-elle. « La musique, c’est de la culture, c’est ce langage universel qui transcende les frontières et impacte notre perception du monde et le regard que l’on porte sur la vie. Elle nous permet de nous connecter au monde entier, d’atteindre les étudiants là où ils sont. Déjà, nous avons des candidats en provenance de Jordanie et de la Syrie », indique-t-elle.

À la fois art et science, la musique non seulement adoucit les mœurs, mais constitue un socle fondamental dans la configuration de l’identité d’un peuple, notamment culturelle. « Il est important que les gens le réalisent », conclut Karen BouJaoudé.

Vivre de la musique et en faire carrière est tout à fait possible. Bien plus qu’une passion ou un simple loisir, la musique est en effet un métier, une véritable profession, voire une vaste industrie porteuse qui ouvre la voie à un large éventail de débouchés, comme le précise Karen BouJaoudé professeure agrégée et doyenne de la faculté d’architecture, d’art et de design à l’Université Notre-Dame de Louaïzé (NDU). D’ailleurs, c’est dans l’objectif de professionnaliser la musique et redonner ses lettres de noblesse à l’industrie musicale que la faculté proposera dès cette rentrée, via son département de musique, un programme de formation en production musicale et pratiques de l’industrie (Music Production/Industry Practices).Conçue et co-construite en collaboration avec le compositeur, musicien et...
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