Des partisans du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth suite au Conseil des ministres vendredi 5 septembre 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour.
La divergence d'interprétations concernant la décision du gouvernement libanais vendredi d'endosser le plan de l'armée sur le monopole des armes continue de satisfaire tous les parties. Le président du Parlement Nabih Berry s'est ainsi dit dimanche soir « rassuré », tandis que le ministre des Affaires étrangères, proche des Forces Libanaises (FL), Joe Raggi s'est félicité lundi matin de la « décision relative au monopole d’État sur les armes », rejetant toute équivoque sémantique.
Le cabinet a usé d'une tournure linguistique pour éviter d’adopter formellement le plan de l’armée et ne pas froisser complètement le tandem chiite, notamment le Hezbollah. « L'utilisation de la formule selon laquelle le gouvernement a +bien accueilli+ le plan de l'armée figurant dans le dernier communiqué du Conseil des ministres équivaut à une approbation », a tranché lundi à Radio Liban Libre le ministre des Affaires étrangères. Il souligne que « dans les communiqués officiels, il arrive parfois que l’on emploie des expressions diplomatiques ».
« La décision relative à l’exclusivité des armes a été prise et il n’y aura pas de retour en arrière. Nous aurions souhaité que le délai fixé par le Conseil des ministres soit respecté, mais notre confiance dans l’armée est grande et nous sommes certains qu’elle accomplira ce qui est nécessaire » a-t-il conclu. Pour rassurer le Hezbollah et éviter que ce dernier ne recoure à la rue, voire à la guerre civile, le gouvernement a fait des concessions vendredi, par rapport aux décisions gouvernementales des 5 et 7 août. « Dans la pratique, la date limite du 31 décembre (pour le désarmement effectif du Hezbollah, NDLR) n'existe plus », a confié une source source gouvernementale à L'Orient-Le Jour.
Le président du Parlement Nabih Berry, allié du Hezbollah, a quant à lui déclaré dimanche dans un entretien au journal an-Nahar qu’il était « rassuré par les conclusions du communiqué du gouvernement, qui ont permis d’éviter au pays une grande discorde », soulignant que « l’unité interne reste l’essentiel ». M. Berry a ajouté avoir dit à l'émissaire américain Tom Barrack, à Beyrouth il y a dix jours, qu'« Israël est toujours en guerre, n’a pas cessé son agression et n’a pas respecté l’accord de cessez-le-feu », entré en vigueur le 27 novembre 2024.
Selon nos informations, le président du Parlement avait tenté dans les jours précédant la tenue du Conseil des ministres de pousser le gouvernement à simplement prendre acte du plan de l'armée, afin de rassurer le Hezbollah. « Ce n'est pas ce qui s'est passé au final, puisque nous avons décidé de nous féliciter du plan de l'armée et donc de lancer sa mise à exécution, notamment via la rédaction de rapports mensuels », a expliqué la source gouvernementale précitée à notre rédaction.



- Ne pas froisser le tandem diabolique et surtout le hezb. - berry raddure. i Et la majorite du Peuple Libanais PAS FROISSEE ? Pas DECUE ? PAS laissee dans L,ENFER des valets de khamenei ?
17 h 27, le 08 septembre 2025