Le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le Mufti Derian à la mosquée Mohammad Al-Amin, à Beyrouth, pour commémorer l'anniversaire du Prophète, en présence d'autres ministres et cheikhs.
Le mufti de la République libanaise, Abdellatif Derian, a déclaré jeudi, à l’occasion de la fête de la naissance du Prophète, que l’unité d’un Liban « morcelé, affaibli et rongé par la corruption et le chaos » était le meilleur moyen de résister à Israël, qui continue de bombarder le Liban quasi quotidiennement depuis le cessez-le-feu conclu fin novembre entre l’État hébreu et le Hezbollah.
Cette déclaration intervient au lendemain d’une série de bombardements israéliens meurtriers au Liban-Sud et à la veille d’un Conseil des ministres crucial, au cours duquel le gouvernement doit étudier le plan de l’armée pour organiser le désarmement des milices opérant sur le territoire, dont le Hezbollah, afin de rétablir le monopole de l’État sur les armes.
« La force du Liban réside dans son unité nationale. La cohésion, l’affection et la coopération permettent de construire des institutions transparentes et bien gérées, et de garantir un traitement égal pour tous les citoyens. La solidité de notre société est le meilleur moyen de résister à l’ennemi sioniste, présent à nos frontières, dont la brutalité ne laisse aucun doute et qui ne respecte ni la religion ni les engagements », a déclaré le chef religieux sunnite.
« Un État fort »
« Je vous recommande l’unité et le rassemblement pour bâtir un État fort, intègre et exempt de corruption et de favoritisme, où l’arme appartient à l’État et où l’armée protège la nation et représente tous les Libanais. C’est le bon chemin », a-t-il ajouté depuis la mosquée Mohammad el-Amine, où il présidait une cérémonie religieuse en présence notamment du Premier ministre Nawaf Salam, du ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar, ou encore du député de Beyrouth Fouad Makhzoumi.
« Aujourd’hui, le Liban est morcelé, affaibli et rongé par la corruption et le chaos, conséquence de la possession d’armes par certains partis ou groupes, et non par une confession particulière », a-t-il conclu. Cette déclaration vise implicitement à dissocier la communauté chiite des partis qui la représentent, à un moment où le tandem Amal et Hezbollah fait bloc pour tenter de faire fléchir le gouvernement sur sa décision prise début août de fixer un calendrier de désarmement du Hezbollah, dans le cadre d’une feuille de route alignée sur le plan Barrack, une proposition américaine transmise par l’émissaire Tom Barrack pour pérenniser le cessez-le-feu en cours.
Avant que le président du Parlement, Nabih Berry, chef du mouvement Amal, n’évoque une nouvelle initiative pour tenter de relancer le débat interne sur le désarmement, le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, avait tenu des propos interprétés par beaucoup de ses opposants comme une menace voilée de guerre civile. À l’approche du Conseil des ministres, le parti a multiplié les menaces, par médias interposés – notamment via sa chaîne Al-Manar et les réseaux sociaux –, pour tenter de dissuader l’exécutif de franchir un nouveau pas en direction du monopole des armes.
Dans ce contexte, le message envoyé par le mufti de la République, qui a multiplié ses appels à bâtir « un État fort » dans son discours, se distingue de celui tenu par d’autres opposants sunnites au Hezbollah, dont le député de Tripoli, Achraf Rifi, qui avait menacé de recourir à la rue contre le Hezbollah.
Mardi, Abdellatif Derian avait lancé un premier plaidoyer pour le monopole des armes aux mains de l'État et contre la corruption, appelant notamment à « restaurer l'État, ses institutions, son armée et ses armes, et engager des réformes profondes qui auraient dû être mises en œuvre depuis des années ».



Il faut éviter de tout mélanger, il y a des pays qui aident certains partis certes, mais ceux-là n’ont jamais commis de meurtres sur les libanais qui n’étaient pas d’accord avec leur doctrine, contrairement aux mollahs qui n’ont eu de cesse de se mêler de nos affaires internes pour assoir leur autorité par la terreur via ce parti VENDU. Non la comparaison n’est pas possible et oui le HB est un parti vendu puisqu’il le montre chaque jour en refusant de déposer ses armes alors que les autres partis l’ont fait il y a déjà des décennies. Arrêtons de porter des œillères et regardons la réalité en f
11 h 11, le 05 septembre 2025