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Société - Liban-Sud

Différend familial dans le camp de Aïn el-Héloué : deux morts et plusieurs blessés

Ce drame intervient alors que le désarmement des camps palestiniens au Liban a officiellement débuté le 21 août.

Différend familial dans le camp de Aïn el-Héloué : deux morts et plusieurs blessés

Un combattant du Fateh dans une ruelle du camp de Aïn el-Heloué, en août 2023. Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour.

Un important différend familial a éclaté lundi soir dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué, à Saïda (Liban-Sud), marqué par des échanges de tirs ayant fait deux morts et plusieurs blessés, dont quatre dans un état critique et qui ont été transférés hors du camp pour être soignés, selon un premier bilan, rapporte notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah.

Le différend serait liée à un problème d’héritage. Des cheikhs, notables et acteurs influents dans le camp sont intervenus pour tenter de mettre fin aux tirs. 

Dans un communiqué publié tard dans la soirée, les forces de sécurité palestiniennes dans la région de Saïda ont annoncé avoir rétabli le calme et poussé les hommes armés qui s'affrontaient à se retirer des rues du camp. Elles ont également affirmé avoir remis un suspect aux services de renseignement de l'armée libanaise et « poursuivent les procédures nécessaires pour la remise des autres suspects. »

Pour mémoire

Dans le camp palestinien de Aïn el-Heloué, pas question de « rendre les armes »

Ce drame intervient alors que le désarmement des camps palestiniens au Liban, initialement prévu le 16 juin – mais retardé en raison de la guerre entre l’Iran et Israël, ainsi que du manque de coopération de certaines factions palestiniennes, notamment le Hamas –, a officiellement débuté le 21 août, dans le camp de Bourj el-Brajné, situé dans la banlieue sud de Beyrouth et qui accueille principalement des factions de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dont le Fateh du président Mahmoud Abbas, qui parraine le processus et valide ce principe depuis plusieurs mois. 

La mission de l’État s’annonce autrement plus compliquée dans le camp de Aïn el-Héloué, le plus large du Liban, aux équilibres fragiles et où plusieurs factions opposées se côtoient avec des groupuscules islamistes à sa lisière que seul le Hamas peut accoster. Interrogé par L’OLJ lors du lancement du désarmement, le cheikh Maher Hammoud, réputé proche du Hezbollah et un familier de Aïn el-Héloué, a affirmé que « la décision du gouvernement de procéder au désarmement est de pure forme. Il est impossible que l’armée puisse accéder au camp de Aïn el Héloué. Pas avant un dialogue politique et des assurances obtenues en amont en tous les cas ».

Un important différend familial a éclaté lundi soir dans le camp palestinien de Aïn el-Héloué, à Saïda (Liban-Sud), marqué par des échanges de tirs ayant fait deux morts et plusieurs blessés, dont quatre dans un état critique et qui ont été transférés hors du camp pour être soignés, selon un premier bilan, rapporte notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah. Le différend serait liée à un problème d’héritage. Des cheikhs, notables et acteurs influents dans le camp sont intervenus pour tenter de mettre fin aux tirs. Dans un communiqué publié tard dans la soirée, les forces de sécurité palestiniennes dans la région de Saïda ont annoncé avoir rétabli le calme et poussé les hommes armés qui s'affrontaient à se retirer des rues du camp. Elles ont également affirmé avoir remis un...
commentaires (1)

Je pensais qu'il n'y avait plus d'armes dans les camps palestiniens!!!! Ou il en reste là où il y a le tandem Hamas/Hezballah?

Moi

10 h 09, le 02 septembre 2025

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Commentaires (1)

  • Je pensais qu'il n'y avait plus d'armes dans les camps palestiniens!!!! Ou il en reste là où il y a le tandem Hamas/Hezballah?

    Moi

    10 h 09, le 02 septembre 2025

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