Plusieurs dizaines de manifestants se sont réunis à Beyrouth pour sensibiliser à la situation des journalistes palestiniens le 1er septembre 2025. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Plusieurs dizaines de personnes et autant de journalistes venus couvrir l'événement se sont rassemblés lundi à 18h à Beyrouth devant la statue de la place des Martyrs pour un un sit-in en solidarité avec les journalistes palestiniens de la bande de Gaza et contre la répression des institutions médiatiques par Israël.
Si le président du syndicat des rédacteurs de presse, Joseph Kossaïfi, a précisé que le sit-in était organisé par des journalistes libanais et palestiniens, le Hamas et le Hezbollah avaient également appelé à participer à ce rassemblement ces derniers jours.
Selon notre journaliste sur place, Matthieu Karam, une cinquantaine de manifestants étaient présents, principalement des journalistes concernés. Joseph Kossaïfi et Aouni el-Kaaki, président de l'ordre de la presse, étaient présents. Les participants ont brandi des portraits de Farah Omar et Rabih Maamari, ainsi que d'autres journalistes tués par l’armée israélienne au Liban.
Le sit-in a duré environ une demi-heure dans le calme, en présence de policiers et de militaires. Le rassemblement rendait hommage au ministre de l’Information yéménite tué ainsi qu’aux journalistes morts dans le conflit. « Nous continuerons à écrire, même si cette agression se poursuit », a lancé l’une des organisatrices.
Aouni el-Kaaki a pris la parole, rendant hommage à Hassan Nasrallah, l'ancien secrétaire général du Hezbollah assassiné par une frappe israélienne massive au cœur de Beyrouth en septembre dernier, et à Shireen Abu Akleh, une journaliste palestino-américaine tuée sur le terrain en mai 2022 en Cisjordanie occupée par un soldat israélien, avant même que la guerre de Gaza ne soit déclenchée. Joseph Kossaïfi a comparé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Néron.
« Les journalistes sont tués à Gaza car ils retransmettent au monde ce qu’ils voient de leurs propres yeux », a ensuite déclaré Walid Kilani, responsable presse du Hamas au Liban. Il a énuméré les noms des journalistes tués, ainsi que celui de Mohammad Afif Naboulsi, ex-porte-parole du Hezbollah, tué en novembre dernier par une frappe israélienne au plus fort de la dernière guerre entre l'État hébreu et la milice chiite.
Depuis le début du conflit le 7 octobre 2023, plus de 215 journalistes ont été tués à Gaza, selon Reporters sans frontières. Le sit-in intervient une semaine après la mort de cinq journalistes lors d’une double frappe sur la zone de l’hôpital Nasser, à Khan Younès. Au Liban, au moins 12 journalistes ont également été tués par des frappes israéliennes depuis le 8 octobre 2023.



Mr Dorfler, la meme question peut etre demander des journalistes israéliens. En effet les israéliens ne savent même pas ce qui ce passe a Gaza. De même tous les journalistes du monde occidental ne peuvent pas entrer a Gaza pour voir eux même et de près qu'est qui ce passe sur le terrain. Vos propos sont bien biassais. Bien sur que les journalistes arabes et palestiniens et Européens ne seront pas indépendant après avoir vu le genocide qui prend place . Ca s'appelle de la monstruosité a laquelle le monde n'a pas vu depuis Hitler.
07 h 02, le 02 septembre 2025