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Politique - Polémique

Levée de boucliers des pro-Hezbollah contre la libération d’un présumé « agent israélien »

Accusé entre autres d’avoir ouvert la voie à l’attaque des bipeurs, Mohieddine Hassané a été libéré le 28 août au bout de 22 mois, alors qu'il purgeait initialement une peine de 15 ans.

Levée de boucliers des pro-Hezbollah contre la libération d’un présumé « agent israélien »

Le siège du tribunal militaire à Beyrouth, secteur du Musée. Photo ANI

Un homme du nom de Mohieddine Hassané, initialement condamné par une cour militaire à 15 ans de prison pour « espionnage pour le compte d’Israël », a été relâché par la Cour de cassation militaire, présidée par le juge Mounir Sleiman, selon plusieurs médias locaux et de nombreux messages circulant sur les réseaux sociaux.

L’Orient-Le Jour n’a pas été en mesure de vérifier la libération de l’espion présumé auprès du tribunal militaire au moment de la publication de cet article, sachant que le site d’al-Manar, télévision du Hezbollah, a publié une copie du jugement. Il n’a pas non plus été possible de connaître les motifs de cette libération, même si, toujours selon al-Manar, « la Cour de cassation militaire a décidé de se suffire des 22 mois qu’il avait déjà passés en prison et de le libérer, sans l’innocenter pour autant ».

Attaque des bipeurs

Mohieddine Hassané est un ingénieur en télécommunications qui avait été arrêté par les gardes du siège du président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, le 14 décembre 2023, c’est-à-dire un peu plus de deux mois après l’ouverture du front de soutien avec Gaza par le Hezbollah qui a marqué le début du dernier conflit avec Israël. Toujours selon le site pro-Hezbollah, les mouvements de sa voiture étaient suspects et les services de renseignements ont décelé sur son toit une caméra très sophistiquée, reliée à un système de radars capable de collecter des données sur un vaste rayon. Cet appareillage permettait de localiser toute personne utilisant le Wi-Fi via un téléphone, de pénétrer le champ des talkies-walkies et des bipeurs et d’intercepter les messages qui y sont envoyés.

Pour mémoire

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Dans les nombreuses réactions à la libération de l’homme, il ressort que cet « espion » aurait ouvert la voie à l’attaque des bipeurs à la mi-septembre 2024, soit plusieurs mois après son arrestation, qui avait fait des milliers de blessés et une dizaine de morts, principalement dans les cercles du Hezbollah, par l’explosion simultanée des bipeurs, puis des talkies-walkies le lendemain, dans les mains de leurs propriétaires. Le Mossad avait plus tard revendiqué l’attentat et il est apparu que la cargaison entière de ces engins, importée directement par le parti chiite des années plus tôt, était truquée à la base, programmée pour une telle opération. 

Selon les informations du site al-Modon, Mohieddine Hassané et ses complices auraient pris plus de 350 000 clichés de plusieurs régions libanaises, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, mais également à Aïn el-Tiné, au Metn et dans le Kesrouan, au nord de Beyrouth. Le site ajoute que l’homme, lors des interrogatoires, aurait déclaré travailler avec une société américaine pour cartographier de vastes régions au Liban, une mission qu’il aurait affirmé avoir déjà remplie dans d’autres pays comme la Libye, l’Iran, l’Ukraine et l’Irak. Il aurait argué que les équipements sophistiqués en sa possession ne signifient pas qu’il est un agent israélien.

Selon les informations dont dispose al-Modon, le jugement de la Cour de cassation se fonde sur le fait qu’il n’y a pas de preuves suffisantes que les données ont été livrées directement à Israël, en raison de la nature technique complexe du dossier, bien qu’il y ait de forts soupçons que les informations soient parvenues à l’État hébreu d’une façon ou d’une autre.

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« Retenez ce nom »

Quoi qu’il en soit, un sit-in de protestation a été organisé vendredi dernier devant le tribunal militaire pour protester contre ce jugement. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes visiblement pro-Hezbollah ont exprimé leur colère face à cette libération. Le journaliste Radwan Mortada a accusé les autorités libanaises de se soumettre aux pressions américaines. « Est-ce un hasard si cet agent a été libéré juste après les dernières visites de responsables américains à Beyrouth ? Sa libération en était-elle une conséquence ? » s’est-il demandé. La semaine dernière, les deux émissaires américains Tom Barrack et Morgan Ortagus, ainsi que des sénateurs, étaient en visite à Beyrouth. Toujours selon M. Mortada, le père du détenu aurait plaidé en faveur de la libération de son fils auprès de plusieurs responsables politiques libanais.

« Retenez son nom », ont écrit de nombreux internautes dans des messages hostiles à Mohieddine Hassané. Beaucoup de réactions ont mis en avant le fait que sa libération pourrait encourager les proches « de ceux qui ont été tués à cause de ses actions à perdre leurs nerfs s’ils le voient », comme l’a exprimé le cheikh Toufic Alaouié, un internaute. Beaucoup d’autres, comme celui qui se fait appeler Abo al-Azem, a accusé les présidents de la République, Joseph Aoun, et du Conseil des ministres, Nawaf Salam, de ne pas réagir à la libération d’un homme qui a « mis la sécurité du pays à découvert ». Certains ont même partagé la photo du juge Mounir Sleiman qui a ordonné sa libération, en l’accusant d’être sur le point de libérer d’autres « agents ».

Un homme du nom de Mohieddine Hassané, initialement condamné par une cour militaire à 15 ans de prison pour « espionnage pour le compte d’Israël », a été relâché par la Cour de cassation militaire, présidée par le juge Mounir Sleiman, selon plusieurs médias locaux et de nombreux messages circulant sur les réseaux sociaux.L’Orient-Le Jour n’a pas été en mesure de vérifier la libération de l’espion présumé auprès du tribunal militaire au moment de la publication de cet article, sachant que le site d’al-Manar, télévision du Hezbollah, a publié une copie du jugement. Il n’a pas non plus été possible de connaître les motifs de cette libération, même si, toujours selon al-Manar, « la Cour de cassation militaire a décidé de se suffire des 22 mois qu’il avait déjà passés en prison et de le...
commentaires (6)

OLJ, ouvrez vos dossiers dans la periode ou l,IMAM SADR se trouvait en Italie et recapitulez vos articles. Vous trouverez bien un sur la saisie de caisses pretes a etre embarquees sur des avions avec des personnes kidnapees dedans. Deux avions avaient decolle deja.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

14 h 12, le 02 septembre 2025

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Commentaires (6)

  • OLJ, ouvrez vos dossiers dans la periode ou l,IMAM SADR se trouvait en Italie et recapitulez vos articles. Vous trouverez bien un sur la saisie de caisses pretes a etre embarquees sur des avions avec des personnes kidnapees dedans. Deux avions avaient decolle deja.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 12, le 02 septembre 2025

  • Qui osent parler de JUSTICE ? Ceux qui arbitrairement gardent en prison Hannibaal Khadafi pour la disparition du bien aime et respecte par tous l,IMAM MOUSSA SADR quand Hanibaal etait un BEBE de deux ans ? Etait-il un BEBE Agent du Mossad ? Justice ARBITRAIRE de berry et du hezb. Ou sont nos JUGES pour liberer cet innocent ? UNE HONTE POUR NOTRE SYSTEME JUDICIAIRE ET POUR NOTRE ETAT ! JUGES, PRESIDENT, PREMIER MINISTRE, le perche gouverne-t-il ce pays a sa guise ? LIBEREZ CET ENFANT INNOCENT. Vous etes les premiers agents d,Israel dont vous fites et faites les jeux.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 41, le 02 septembre 2025

  • Ils n'ont pas de preuves tangibles pour l'inculper alors ils l'ont relâché. En fait il n'aurait jamais du rester 22 mois en prison. Pour être un traître il doit avoir trahi l’état or, si il y a trahison, il n'a trahi que le hezbollah, qui plus est l'ennemi de l’état et iranien. A ce jour je ne penses pas que le parti iranien est l’état. Ce ne sont pas nos suppositions mais bien les déclarations de leurs responsables de Nasrallah a Qassem. Le Hassané en question devrait intenter un procès, au Amal et au hezbollah, pour diffamation, arrestation arbitraire et faux témoignages.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    12 h 15, le 02 septembre 2025

  • Elle a bon dos la justice que ces terroristes réclament. Où sont tous les criminels qui ont commis des attentats sur nos compatriotes, dont la catastrophe du port? Dans leur fief coulant des jours heureux et personne n’arrive à exiger leur présence devant un juge pour exécuter leur peine. Les gardes de Berry ont réussi à arrêter un espion sans aucune preuve? Et pourquoi ils n’arrivent pas à arrêter les autres criminels qui sont à leur portée? Ils ont l’art de la victimisation pour semer le désordre et crier faussement à l’injustice à chaque occasion pour convaincre les convaincus de leur hypo

    Sissi zayyat

    11 h 28, le 02 septembre 2025

  • Ils feraient mieux de rechercher les agents dans leurs propres rangs, et au plus haut niveaux. Car enfin, celui qui a commande et fait livrer les bipeurs et les talkies pieges n'est certainement pas un lampiste. Ceux qui etait au courant des deplacements et reunions des hauts dirigeants, non plus. Idem pour ceux qui ont livre la localisation des caches d'armes etc, etc....

    Michel Trad

    09 h 21, le 02 septembre 2025

  • Un homme, accusé d’espionnage est libéré faute de preuves : cris d’orfraie, protestations véhémentes, manifestations etc. L’assassin d’un soldat irlandais de la FINUL est arrêté. Aucun doute sur sa culpabilité: il est remis en liberté. Silence complet!

    Yves Prevost

    08 h 16, le 02 septembre 2025

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