Les nations construisent leur avenir en se basant sur les progrès des sciences physiques, humaines, économiques. Elles utilisent les richesses naturelles de leur sol et celles intellectuelles de leur capital humain pour évoluer tout en gardant en mémoire leur histoire, qu’elle fût glorieuse ou simplement existentielle. Chez nous, c’est tout autre chose, le passé, nous voulons y retourner.
Le passé avant la guerre qu’on appela civile. Le passé avant les armes du Hezbollah et la paralysie de l’État. Le passé avant la débandade bancaire et la séquestration de nos avoirs. « Rajeh lebnan », le Liban sera de retour, on le chante, on le danse en toute occasion, c’est notre espérance et celle de ceux qui l’avaient connu.
Voir son avenir dans son passé, c’est ce qui reste à notre peuple et c’est bien dommage parce que ce passé avait des failles qui ont conduit là où nous sommes, et c’est là qu’il faut œuvrer pour un Liban non pas tel qu’il fut, mais délesté de ce qui l’avait divisé et conduit dans une impasse.
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

