Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Éclairage

Sur la question des minorités, Washington s’éloigne de Damas

Les tensions restent vives dans le pays, moins d’un mois avant la tenue des premières élections législatives considérées comme illégitimes par les forces kurdes et druzes. 

Sur la question des minorités, Washington s’éloigne de Damas

L’émissaire américain Tom Barrack (à gauche) serre la main du président intérimaire syrien, Ahmad el-Chareh, lors d’une réunion à Istanbul. Photo prise et diffusée le 24 mai 2025 par le ministère turc des Affaires étrangères/AFP

Washington serait-il en train d’opérer un virage significatif dans son approche du dossier syrien ? Alors que les États-Unis insistaient jusqu’à présent sur la nécessité de renforcer le pouvoir central et la souveraineté du pays, les propos tenus le mois dernier par l’émissaire américain Tom Barrack à un groupe de journalistes ne sont pas passés inaperçus. Dans un revirement apparent, le diplomate a alors affirmé que la Syrie pourrait devoir explorer des alternatives à un État trop centralisé, rejoignant ainsi les revendications de décentralisation portées par l’administration autonome kurde. « Pas une fédération, mais quelque chose qui s’en rapproche », a précisé Tom Barrack, afin de permettre aux différentes communautés du pays « de conserver leur intégrité, leur culture, leur langue, et de ne pas être menacées par l’islamisme »....
Washington serait-il en train d’opérer un virage significatif dans son approche du dossier syrien ? Alors que les États-Unis insistaient jusqu’à présent sur la nécessité de renforcer le pouvoir central et la souveraineté du pays, les propos tenus le mois dernier par l’émissaire américain Tom Barrack à un groupe de journalistes ne sont pas passés inaperçus. Dans un revirement apparent, le diplomate a alors affirmé que la Syrie pourrait devoir explorer des alternatives à un État trop centralisé, rejoignant ainsi les revendications de décentralisation portées par l’administration autonome kurde. « Pas une fédération, mais quelque chose qui s’en rapproche », a précisé Tom Barrack, afin de permettre aux différentes communautés du pays « de conserver leur intégrité, leur culture, leur langue, et de ne pas...
commentaires (1)

Dommage que Ahmad al-Charaa veut que la Syrie, comme sous les Assad, soit dotée d'un pouvoir central qui décide de tout. Les graves incidents survenus avec les Druzes, mais aussi avec les Kurdes et les Alaouites prouvent que Damas peine à gérer la complexité de ses minorités. Des régions autonomes pourvues de leur propre police mais qui déléguerait à un pouvoir central l'armée et une police nationale, ça fonctionne plutôt bien dans d'autres pays. Certains ont même des régions qui pratiquent des langues et des religions différentes, le tout sous le même drapeau.

Fingal Victor

18 h 56, le 27 août 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Dommage que Ahmad al-Charaa veut que la Syrie, comme sous les Assad, soit dotée d'un pouvoir central qui décide de tout. Les graves incidents survenus avec les Druzes, mais aussi avec les Kurdes et les Alaouites prouvent que Damas peine à gérer la complexité de ses minorités. Des régions autonomes pourvues de leur propre police mais qui déléguerait à un pouvoir central l'armée et une police nationale, ça fonctionne plutôt bien dans d'autres pays. Certains ont même des régions qui pratiquent des langues et des religions différentes, le tout sous le même drapeau.

    Fingal Victor

    18 h 56, le 27 août 2025

Retour en haut