Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu recevant un bijou représentant le « Grand Israël » lors d’une interview en août 2025. Capture d'écran de l’entretien de Netanyahu avec la chaîne israélienne i24.
Un bijou représentant le « Grand Israël », offert au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu lors d’un entretien à la chaîne i24 israélienne la semaine dernière, a provoqué une vague de condamnations de la part de la Jordanie, de l’Égypte et de la France, a rapporté mardi le quotidien israélien Haaretz.
Le bijou a été produit par l’entreprise du journaliste d’i24, Sharon Gal. Au cours de l’entretien, M. Gal a remis l'objet de valeur à M. Netanyahu en précisant qu’elle était destinée à son épouse Sara, et en la présentant comme une « carte de la Terre promise ». À la question de savoir s’il « adhérait à cette vision », Netanyahu a répondu : « Tout à fait ».
Après la diffusion, une coalition de 31 pays arabes et islamiques - dont l’Égypte, la Jordanie, le Liban et la Syrie - avait dénoncé ces propos, affirmant qu’ils « constituent une menace directe pour la sécurité nationale arabe, pour la souveraineté des États, ainsi que pour la paix et la sécurité régionales et internationales ».
Selon Haaretz, même si le bijou n’était pas visible à l’écran, des diplomates arabes ont découvert par la suite que le site de l’entreprise de Gal proposait à la vente des pendentifs en forme de « Grand Israël », dont le contour inclut des parties de l’Égypte, l’ensemble de la Jordanie et du Liban, ainsi que des portions de la Syrie et de l’Irak.
L’expression « Grand Israël » renvoie aux frontières bibliques de l’époque du roi Salomon, englobant la Cisjordanie occupée et des territoires de pays voisins, et auxquelles certains ultranationalistes israéliens aspirent.
La Jordanie et l’Égypte ont demandé des clarifications à Israël, mais les réponses de Tel-Aviv ont été décrites comme « une tentative d’étouffer l’affaire », rapporte le Haaretz.
Une source proche du dossier a indiqué que le bureau du Premier ministre et le ministère israélien des Affaires étrangères avaient souligné que Benjamin Netanyahu n’avait pas employé les termes « Grand Israël » et qu’il « n’était pas responsable des titres publiés dans la presse après l’entretien ».
Des sources diplomatiques françaises, citées par le quotidien de gauche israélien, ont déclaré lundi que la France « réitère et souligne son attachement aux frontières reconnues de la Jordanie, conformément au droit international et à la solution à deux États ».
« Toute vision ou tout discours fondés sur la violation de ces principes doivent être rejetés sans équivoque » ont-elles ajoutées.
La semaine dernière, la France, la Jordanie et la ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Kaja Kallas, avaient déjà condamné l’approbation par Israël du projet de colonisation E1, qui prévoit la construction de plus de 3 000 logements à l’Est de Jérusalem.




i24 est un torchon de la pire espèce, c'est bien connu.
12 h 17, le 21 août 2025