Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'adressant à la presse après une réunion du Conseil des ministres consacrée à la question du désarmement du Hezbollah, au palais présidentiel de Baabda, à l'est de Beyrouth. PHOTO AFP / PRÉSIDENCE LIBANAISE
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a une nouvelle fois affirmé lundi que la décision de confier à l’État libanais le monopole des armes a été prise.
« La décision de monopoliser les armes aux mains de l'État a été prise. Sans cela, il n'y a ni sécurité ni stabilité, et sans sécurité ni stabilité, il n'y a ni investissements ni croissance économique », a-t-il souligné à la Foire internationale Rachid Karamé de Tripoli, qu’il visitait.
Ses propos interviennent alors que les émissaires américains, Tom Barrack et Morgan Ortagus ont effectué une tournée auprès des autorités libanaises lundi. Lors de son entrevue avec eux, le chef du gouvernement leur avait affirmé que les décisions du gouvernement de désarmer le Hezbollah et de remettre ses armes à l'armée libanaise avaient été prises dans « l'intérêt national » et avait insisté sur la priorité de renforcer le soutien à l'armée, « financièrement et matériellement », afin qu'elle puisse accomplir les missions qui lui sont confiées. » M. Salam avait aussi insisté sur l'importance du renouvellement du mandat de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), qui joue un rôle de « consolidation de la stabilité » dans le Sud et de « soutien à l'armée pour étendre l'autorité de l'État » au sud du Litani, selon lui.
De son côté, le Hezbollah s'entête dans son refus de remettre son arsenal à l'armée libanaise tant que l'armée israélienne maintient une présence au Liban-Sud et fait planer la menace d'une guerre civile.


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