Une pile immense de sacs-poubelle empilés à l’est de Beyrouth en janvier 2016, plusieurs mois après le début de la crise. Photo d'archives L’OLJ
Il y a dix ans, les photos des « rivières d’ordures » au Liban faisaient le tour du monde. Depuis, rien (ou presque) n’a été réglé. Retour sur cette crise oubliée, pourtant précurseure de la révolte de 2019.
Par Suzanne BAAKLINI, le 26 août 2025 à 00h00
Une pile immense de sacs-poubelle empilés à l’est de Beyrouth en janvier 2016, plusieurs mois après le début de la crise. Photo d'archives L’OLJ
Ceux qui croient que les déchets et les villes se nettoient toutes seules se trompent. Soit on ne salit pas et le besoin de nettoyer est faible, mais pour ça il faut un degré de civilisation de la population que les Libanais n'ont pas, soit il faut payer pour le service.
Le système ne peut s’autofinancer et ceux qui prétendent le contraire font abstraction des centaines d’échecs dans le monde pour financer le service par le recyclage/compostage/énergie de manière totale. Il faut donc payer soit directement mais ça les libanais qui ne paient même pas leur eau et électricité auront du mal à payer soit que les municipalités et l’Etat paient.
Au Liban, la situation actuelle n’est pas propre au secteur, elle est le résultat d’un gel des décisions de l’Etat et de manques de financements et ce dans tous les secteurs et ça remonte à la crise de 2018. Le secteur des déchets ne se prete pas non plus à la mendicité comme le secteur de l’Energie car il a une composante RH importante. Il faut payer les ouvriers et assurer la maintenance des équipements dans la durée. Un one shot pour construire une usine de tri ou un casier de décharge ne résout le problème que durant quelques mois.
L’environnement est la responsabilité de chaque citoyen! Il fait commencer par sensibiliser les gens et les responsabiliser quitte à leur faire payer des amendes! Lorsqu’on voit les poubelles s’envoler des fenêtres des voitures ou s’empiler sur les routes par les passants qui n’ont aucun sens du devoir, c’est l’indifférence, le manque de civisme et l’insouciance debile qui
Ceux qui croient que les déchets et les villes se nettoient toutes seules se trompent. Soit on ne salit pas et le besoin de nettoyer est faible, mais pour ça il faut un degré de civilisation de la population que les Libanais n'ont pas, soit il faut payer pour le service.
10 h 42, le 26 août 2025