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Politique - Liban

Berry : La démission du gouvernement est hors de question

Le cabinet de Nawaf Salam « ne tiendra pas jusqu’aux prochaines élections législatives », estime de son côté un député du Hezbollah.

Berry : La démission du gouvernement est hors de question

Le président du Parlement libanais Nabih Berry en 2023. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le président du Parlement libanais Nabih Berry a affirmé mardi que « la démission du gouvernement était hors de question », alors qu'un député du Hezbollah estimait que le cabinet de Nawaf Salam « ne tiendra pas jusqu’aux prochaines élections législatives ».

« La démission du gouvernement est hors de question. La gravité des circonstances exceptionnelles que traverse le Liban exige de toutes les parties le plus haut degré de responsabilité et de sagesse », a souligné le chef du Législatif dans un entretien accordé au quotidien al-Joumhouria.

Mardi, M. Berry a reçu le ministre du Travail Mohammad Haïdar, qui a certifié que « tous les ministres assisteront au conseil des ministres demain (mercredi), assurant par là même que les ministres du tandem chiite y seront ».

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Le projet du cabinet « échouera »

Ses propos interviennent alors que le gouvernement est pointé du doigt par le Hezbollah, notamment après avoir décidé mardi et jeudi derniers, de désarmer la formation chiite ainsi que les autres groupes armés au Liban, d'ici la fin de l'année. Une décision qui a provoqué tout au long de la semaine écoulée des réactions acerbes de la part des représentants et sympathisants du tandem chiite, Amal et Hezbollah, ainsi que des manifestations de colère dans différentes régions du Liban.

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Dans ce contexte, le député du Hezbollah Ihab Hamadé a affirmé que « ce qu’a fait le gouvernement constitue un coup porté au pacte national », estimant que « le peuple le fera tomber et qu'il ne tiendra pas jusqu’aux prochaines élections législatives ». Il a aussi souligné que « la résistance ne cédera pas » ses armes, estimant que le projet du cabinet Salam « échouera ».

Le Hezbollah a déjà lancé plusieurs diatribes contre la décision du gouvernement. Dernière en date : celle du vice-président du conseil politique du parti chiite, Mahmoud Comati, qui avait haussé le ton lundi, soulignant qu'il sera impossible de désarmer le parti chiite « sans verser du sang » et accusant le cabinet d'avoir « vendu la patrie ». C'est dans ce contexte trouble que le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran, Ali Larijani, est attendu mercredi au Liban.

« Nous refusons les menaces de recours à la rue, de chaos et de prétextes autour du respect du pacte national pour rejeter le projet de renforcement de l’État », a pour sa part dénoncé le parti Kataëb dans un communiqué à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bureau politique. Ce discours du Hezbollah « est une menace adressée directement au gouvernement, une incitation à la rébellion contre l’État et une tentative de semer la discorde », poursuit le texte.

De son côté, le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, ancien allié du Hezbollah, a affirmé que la fonction dissuasive de l’arsenal de ce parti était « tombée » depuis que le parti chiite avait décidé unilatéralement d’ouvrir un front de soutien à Gaza au Liban-Sud, compte tenu des résultats que cela a donné sur le terrain. 

« Le CPL adopte une position claire, affirmant la nécessité absolue de réserver les armes et leur commandement à l’État seul et sans partage (...) Cette position découle du principe de la souveraineté de l’État et de l’unité de la décision sécuritaire et militaire. Selon ce principe, la possession et l’usage des armes doivent être exclusivement aux mains des institutions légitimes », a ajouté le chef de la formation aouniste.

Le président du Parlement libanais Nabih Berry a affirmé mardi que « la démission du gouvernement était hors de question », alors qu'un député du Hezbollah estimait que le cabinet de Nawaf Salam « ne tiendra pas jusqu’aux prochaines élections législatives ».« La démission du gouvernement est hors de question. La gravité des circonstances exceptionnelles que traverse le Liban exige de toutes les parties le plus haut degré de responsabilité et de sagesse », a souligné le chef du Législatif dans un entretien accordé au quotidien al-Joumhouria.Mardi, M. Berry a reçu le ministre du Travail Mohammad Haïdar, qui a certifié que « tous les ministres assisteront au conseil des ministres demain (mercredi), assurant par là même que les ministres du tandem chiite y seront ». Lire aussi Trente-cinq ans après les...
commentaires (3)

Berri commence ( enfin ) à se prononcer sans peur et sans crainte du hezbollah. Les divergences entre Berri et la milice iranienne sont profondes. Berri s'interesse à la reconstruction des villages de son électorat sudiste. Or pour reconstruire et avoir "du fric", le Liban a des devoirs à accomplir dont "la reprise des armes du hezbollah par l'armée". En face, le hezbollah s'en tape de la reconstruction: Il s'interesse à reconstruire son arsenal et ses effectifs , comme l'ont ordonné ses maîtres en Iran. C'est une divergence profonde que Berri a essayé de camoufler mais qui devient évidente.

LE FRANCOPHONE

13 h 55, le 12 août 2025

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Commentaires (3)

  • Berri commence ( enfin ) à se prononcer sans peur et sans crainte du hezbollah. Les divergences entre Berri et la milice iranienne sont profondes. Berri s'interesse à la reconstruction des villages de son électorat sudiste. Or pour reconstruire et avoir "du fric", le Liban a des devoirs à accomplir dont "la reprise des armes du hezbollah par l'armée". En face, le hezbollah s'en tape de la reconstruction: Il s'interesse à reconstruire son arsenal et ses effectifs , comme l'ont ordonné ses maîtres en Iran. C'est une divergence profonde que Berri a essayé de camoufler mais qui devient évidente.

    LE FRANCOPHONE

    13 h 55, le 12 août 2025

  • C’è n’est pas grave il y’a nos voisins qui les mettra hors jeun

    Eleni Caridopoulou

    13 h 35, le 12 août 2025

  • Si nous franchissons ce pas énorme pour faire un pays enfin, ce sera la plus belle victoire pour les générations futurs. Par contre si nous échouons, alors nous vivrons des années de malheurs, de morts, de destructions, de spoliations de biens et d'immigration qui videra le Liban de son essence le laissant entre les mains du diable qui a ses représentas sur terre et plus particulièrement au Liban.

    Zeidan

    11 h 42, le 12 août 2025

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