Des combattants du Hezbollah pendant les obsèques d'« Abou Taleb », un commandant de la milice, dans la banlieue sud de Beyrouth en juin 2024. Photo d'archives L'Orient-Le Jour/Matthieu Karam.
Le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, a une nouvelle fois haussé le ton lundi contre la décision prise la semaine dernière par le gouvernement libanais de désarmer les milices au Liban, en tête desquelles le Hezbollah, menaçant qu'il sera impossible de désarmer le parti chiite « sans verser de sang » et accusant le cabinet d'avoir « vendu la patrie ».
À l'issue d'une réunion avec le secrétaire général du Parti communiste, Hanna Gharib, M. Comati a déclaré que « le gouvernement libanais ne pourra pas retirer les armes de la résistance, car cela serait impossible sans verser le sang, face à l'ennemi extérieur », à savoir Israël. Le 5 août, le Conseil des ministres avait mandaté l'armée libanaise de préparer avant fin août un plan pour récupérer le monopole des armes, pour une application avant la fin de l'année. Le 7, le gouvernement avait adopté la proposition de l’émissaire américain Tom Barrack constituée de 11 articles, reposant essentiellement sur la fin de toute présence armée de toutes les factions non étatiques sur le territoire libanais et sur le retrait d’Israël des cinq positions occupées par son armée au Liban-Sud.
Appel à « rectifier le tir »
« La résistance n'est ni isolée ni assiégée, mais fait partie d'un large front national », a ajouté Mahmoud Comati, qui est allé jusqu’à accuser le gouvernement de Nawaf Salam d’avoir « vendu la patrie et donné à l'étranger un chèque sans provision », alors que la communauté internationale, Washington en tête, pousse pour le désarmement du Hezbollah. Le cabinet « ne pourra pas réaliser ce qu'il souhaite », a martelé l’ancien ministre d'État pour les Affaires du Parlement, avertissant que « tout le peuple libanais s'opposera au gouvernement s'il tente de mettre en œuvre sa décision ». « La résistance est née de l'occupation, alors que l'État n'était pas en mesure de protéger les citoyens et de dissuader l'agression », a rappelé Mahmoud Comati, appelant le gouvernement, « en dépit de son échec », à « rectifier le tir et s'éloigner des décisions qui nuisent au Liban ».
Le vice-président du conseil politique du Hezbollah n'en est pas à sa première diatribe contre la décision du gouvernement de retirer les armes du Hezbollah. Vendredi soir, il avait affirmé, dans un entretien sur la chaîne al-Jazeera, que la décision du cabinet « n'entraînera pas d'escalade ni de confrontation » interne au Liban, mais qu'elle constituait une « humiliation ». « Nous étudions nos options concernant le maintien ou non au sein du gouvernement » des ministres relevant de la formation, avait-il précisé, alors que les quatre ministres chiites présents à la réunion gouvernementale de jeudi — dont trois issus de la coalition Hezbollah-Amal — avaient quitté la salle lorsque les discussions ont porté sur le document américain.



S'il existe quelqu'un qui a donné des chèques sans provision a Israël c'est justement le hezbollah. Il leur a offert 1800km2 de notre territoire maritime sans contrepartie. Qui a donc signé le dernier cessez le feu qui autorise Israël de survoler le Liban sans rendre de compte a personne et de prendre les mesures qu'elle désire si elle le juge bon? N'est ce pas le gouvernement Mikati qui était sous sa tutelle? Le parti ayant cause tant de dommages pour le pays devrait être dissous et ses responsables jugés. Fini la tolérance a l'encontre des criminels et des traîtres.
14 h 53, le 12 août 2025