Il y a, au cœur du monde, un cri que personne ne veut entendre.
C’est le cri des enfants qui ne connaissent de la vie que l’écho des bombardements et celui des mères qui serrent des corps sans souffle dans la poussière des ruines.
Les hommes ont gravé des lois sur le marbre des nations, ils ont bâti des tribunaux, juré que plus jamais le sang des innocents ne coulerait en vain.
Ils ont donné à l’humanité une promesse : celle de la dignité et du droit.
Mais la promesse s’est perdue dans les couloirs des puissants, noyée sous le poids des vetos et des intérêts, pendant que la justice, elle, restait assise, bâillonnée, derrière les vitres de l’ONU.
Le monde regarde et se tait. Et l’histoire, patiente, inscrit un nouveau chapitre d’infamie où les lois sont gravées sur le papier mais effacées dans le cœur des hommes.
Pourtant, la voix de la justice ne meurt jamais tout à fait.
Elle murmure dans la conscience des peuples, elle veille dans les livres de droit et un jour viendra où elle franchira les murs des chancelleries pour juger ceux qui ont confondu la force avec le droit et le silence avec l’oubli.
Alors, les tombes parleront pour les vivants et la mémoire des enfants de Gaza sera plus forte que tous les murs, toutes les frontières et tous les vetos du monde.
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