Le Premier ministre, Nawaf Salam, accueille le sénateur américain Darell Issa au Grand Sérail de Beyrouth, le 8 août 2025. Photo tirée du compte X du Sérail
Le Républicain Darrell Issa, un élu américain d'origine libanaise à la chambre des représentants dans l'État de Californie, s'est montré optimiste vendredi quant à la capacité du gouvernement libanais à mettre en œuvre les décisions prises au sujet du désarmement du Hezbollah. Le parlementaire US venait de rencontrer dans la matinée le Premier ministre Nawaf Salam au Grand Sérail, en présence de l'ambassadrice des États-Unis Lisa Johnson et du vice-président du groupe de travail pour le Liban Nijad Farès.
À l'issue de la réunion, au cours de laquelle ils ont discuté des derniers développements et des relations entre le Liban et les États-Unis, Darrell Issa a déclaré aux journalistes : « Franchement, c'est un nouveau jour pour le Liban. Beaucoup de progrès ont été accomplis ces derniers jours. Nous parlons d'une nouvelle naissance pour le Liban, de reconstruction et de réhabilitation, que ce soit dans le sud ou dans tout le pays ».
Le gouvernement avait approuvé jeudi les « objectifs fixés » par une proposition américaine sur la manière de reprendre le monopole des armes, plus spécifiquement le désarmement du Hezbollah. Deux jours plus tôt, Nawaf Salam avait annoncé à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres que le gouvernement avait chargé l'armée libanaise d'élaborer un plan pour le monopole des armes avant la fin de l'année, et de le soumettre avant la fin du mois.
Réagissant à la déclaration du Hezbollah, selon laquelle il ne remettra pas ses armes, Darrell Issa a souligné : « Le gouvernement libanais a pris une décision à ce sujet... La décision du gouvernement repose sur un accord signé en 1989, stipulant que toutes les milices doivent remettre leurs armes. C'est ce que les Forces armées libanaises tentent de faire, et je pense que tous les Libanais loyaux souhaitent voir les armes entre les mains de l'État. » Et l'élu américain d'ajouter : « Je m'attends à ce que le transfert soit volontaire... et je pense que le gouvernement est unanime sur la nécessité de le mettre en œuvre. Nous pensons que l'armée libanaise fera ce qui est nécessaire à la fin du mois d'août. »
Le Républicain a indiqué avoir abordé les besoins du Liban dans divers secteurs durant la réunion, dont les besoins en électricité et en eau, ainsi que la manière dont les États-Unis, en collaboration avec leurs partenaires européens et du Golfe, pourraient agir rapidement pour y répondre. « Nous avons discuté des négociations en cours avec le Fonds monétaire international, de la restructuration des banques et de nombreuses autres questions, mais rien de tout cela n'aurait été possible sans un gouvernement efficace et unifié », a-t-il ainsi souligné.
Interrogé au sujet de la décision d'Israël de prendre le contrôle de Gaza, l'élu républicain a répondu : « Nous n'avons abordé aucune question en dehors du contexte libanais. Ce qui distingue la situation des Palestiniens de celle du Liban, c'est que le Liban dispose d'un gouvernement efficace, capable de gouverner et d'assurer la sécurité des Libanais et le calme à la frontière. »
« Je suis libanais, mon ami Nijad est libanais, et nous sommes également américains. Si vous êtes libanais, vous êtes optimiste... et vous savez que nous attendons depuis des décennies les opportunités dont nous bénéficions aujourd'hui. Oui, je vois une nouvelle naissance pour le Liban, et c'est pourquoi je suis venu ici aujourd'hui. Les décisions qui ont été prises aujourd'hui n'ont pas été prises depuis des décennies, et je crois fermement que ces décisions seront mises en œuvre », a-t-il finalement lancé quant à son optimisme face à l'avenir du Liban.
Lors d'une réunion avec le président Joseph Aoun jeudi, Darell Issa a également promis que les États-Unis trouveraient une « solution » à l'occupation israélienne en cours du territoire libanais dans le sud du Liban. Malgré le cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah après plus d'un an de conflit, l'armée israélienne continue d'occuper des positions sur le territoire libanais. La visite de Darell Issa au Liban intervient deux semaines après celle de l'envoyé américain Tom Barrack, au cours de laquelle il a admis que personne ne pouvait forcer Israël à faire quoi que ce soit, qu'il n'y avait aucune garantie, et que l'État libanais devait se concentrer sur les armes du Hezbollah pour assurer son monopole.




D'origine libanais ou pas, l'histoire démontre que les américains ne sont pas fiables. Si avec tout ça, l'état hébreux ne sort pas du sud Liban sous peu et n'arrête pas ses aggressions belliqueuses, alors la messe sera dite.
22 h 40, le 08 août 2025