Une réunion du bureau politique du parti Kataëb, en février 2025, à Beyrouth. Photo d'illustration, ANI.
Le parti Kataëb a dénoncé mardi le « rejet (du Hezbollah) de toute discussion concernant la question du désarmement » du parti chiite, prévenant qu'il tiendrait pour responsable le Parti de Dieu de toute éventuelle dégradation de la situation sécuritaire ou politique alors que la pression internationale sur le Liban s'accentue pour mettre un terme à cet arsenal. Le communiqué des Kataëb, diffusé suite à une réunion du bureau politique du parti, dirigée par le vice-président Bernard Gerbaka, fait échos à la déclaration du chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, qui a mis en garde, mardi également, contre l'incapacité des autorités libanaises à résoudre la question des armes du Hezbollah.
« Les récentes déclarations de l’émissaire américain Tom Barrack indiquent clairement que les délais accordés au Liban arrivent à terme », précise le parti, appelant l’État libanais à « adopter une approche ferme pour imposer son autorité et appliquer les lois sur l’ensemble du territoire libanais ». Les Kataëb ont également tenu « le Hezbollah entièrement responsable de toute détérioration sécuritaire ou politique pouvant affecter le Liban en raison de cette obstination » rappelant « les dangers d’un retard dans l’exécuriton des résolutions internationales, en particulier de la résolution 1701 ».
Le parti des Phalanges a par ailleurs souligné « la nécessité de soutenir pleinement l’armée en lui fournissant des armes et en améliorant les conditions de vie de ses militaires ». Une déclaration qui intervient à l'approche du 80e anniversaire de l'armée, le 1er août.
Enfin, à l’approche du 4-Août qui marque l’anniversaire funeste des cinq ans de l’explosion au port de Beyrouth, les Kataëb ont salué « les efforts du juge (Tarek) Bitar et les progrès réalisés dans l’enquête », appelant à « la publication de l'acte d'accusation (...) pour le lancement des procès ». Le drame a fauché la vie à plus de 235 personnes et fait plus de 6 500 blessés, dévastant des pans entiers de la capitale, suite à l'explosion d'un énorme stock de nitrate d'ammonium mal entreposé depuis 2013 dans le port. L'enquête fait face à de nombreuses ingérences politiques et sécuritaires, alors que plusieurs responsables actuels et anciens sont poursuivis en justice.


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