Gideon Sa’ar, alors ministre israélien de la Justice, assiste à un événement de campagne pour le nouveau parti centriste-droit Union nationale, le 11 octobre 2022. Photo Jalaa MAREY/AFP via Getty Images
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa'ar, a déclaré mardi, lors d'une conférence de presse, qu’un État palestinien créé à l’heure actuelle serait un « État du Hamas » et un « État jihadiste », alors qu’une conférence sur la solution à deux États se tient actuellement à New York, selon le Haaretz.
Il a affirmé qu’aucun État palestinien ne verrait le jour pour le moment, ajoutant : « Israël ne sera pas la Tchécoslovaquie du XXIe siècle », en référence à la dissolution de ce pays en 1993, qui a conduit à la création de la République tchèque et de la Slovaquie, après l’effondrement de l’Union soviétique.
Cette déclaration laisse entendre que Gideon Sa'ar considère de facto l’ensemble des territoires palestiniens comme faisant partie d’Israël.
Le ministre a également estimé que « les pressions internationales sabotent directement les chances de parvenir à un cessez-le-feu et à un accord sur les otages » entre Israël et le Hamas. Des pressions qui n'ont fait, selon lui, que « durcir les positions du Hamas » lors des récentes négociations.
Toujours selon Gideon Sa'ar, 5 000 camions d’aide humanitaire sont entrés dans la bande de Gaza au cours des deux derniers mois. Il a précisé que la Jordanie et les Émirats arabes unis participent aux opérations de largage aérien d’aide humanitaire qu’Israël a initiées.
Interrogé sur une éventuelle annexion par Israël de certaines parties de la bande de Gaza, le ministre a refusé de commenter, qualifiant ces discussions « d’internes ».
Par ailleurs, Gideon Sa'ar a affirmé qu’Israël coopérera avec toute partie souhaitant participer aux opérations de largage aérien d’aide humanitaire à Gaza, selon un communiqué.



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