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Culture - Focus

Un génie en rupture : Ziad Rahbani ou l’art de bousculer l’héritage

Avec sa disparition, le Liban perd bien plus qu’un musicien et dramaturge : un esprit libre, subversif, qui a réinventé la gauche, la satire et la musique arabe.

Un génie en rupture : Ziad Rahbani ou l’art de bousculer l’héritage

Ziad Assi Rahbani, dramaturge, compositeur, militant, pianiste et agitateur politique disparu à l'âge de 69 ans. Photo AFP

Ce n’est pas « soudainement » que Ziad Rahbani s’est éteint. Dramaturge, compositeur, militant, pianiste et agitateur politique, l’artiste rebelle s’est écarté depuis longtemps des projecteurs. Mais son art lui survivra. L’enfant prodige de la famille Rahbani, dont il s’est très tôt affranchi du carcan musical, et fils de Feyrouz répétait d'ailleurs souvent : « Je ne suis pas contre la mort, mais contre une mort sans sens. »Plus qu’un artiste, Ziad (qui a fait de son prénom un nom) fut une figure populaire et philosophique, irréductible à la musique ou au théâtre. Sa notoriété naît autant de ses pièces satiriques que de ses chroniques politiques radiophoniques diffusées sur « Sawt el Chaab », la radio du Parti communiste libanais, auquel il a longtemps été affilié. Sa verve critique, son humour corrosif et son engagement marxiste ont...
Ce n’est pas « soudainement » que Ziad Rahbani s’est éteint. Dramaturge, compositeur, militant, pianiste et agitateur politique, l’artiste rebelle s’est écarté depuis longtemps des projecteurs. Mais son art lui survivra. L’enfant prodige de la famille Rahbani, dont il s’est très tôt affranchi du carcan musical, et fils de Feyrouz répétait d'ailleurs souvent : « Je ne suis pas contre la mort, mais contre une mort sans sens. »Plus qu’un artiste, Ziad (qui a fait de son prénom un nom) fut une figure populaire et philosophique, irréductible à la musique ou au théâtre. Sa notoriété naît autant de ses pièces satiriques que de ses chroniques politiques radiophoniques diffusées sur « Sawt el Chaab », la radio du Parti communiste libanais, auquel il a longtemps été affilié. Sa verve critique, son humour...
commentaires (4)

C'est une grande figure de la culture libanaise qui disparaît mêlant art, esprit critique et vision progressiste du Liban. Merci à Rana Najjar d'avoir rappelé que derrière ses notes de musique, il y avait la voix du petit peuple revendiquant justice et droit de vivre. Que son âme puisse baigner à jamais dans ses plus belles musiques.

Fredo

20 h 01, le 27 juillet 2025

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Commentaires (4)

  • C'est une grande figure de la culture libanaise qui disparaît mêlant art, esprit critique et vision progressiste du Liban. Merci à Rana Najjar d'avoir rappelé que derrière ses notes de musique, il y avait la voix du petit peuple revendiquant justice et droit de vivre. Que son âme puisse baigner à jamais dans ses plus belles musiques.

    Fredo

    20 h 01, le 27 juillet 2025

  • Magnifique article Rana Najjar ! Merci !

    Noha Baz

    16 h 57, le 27 juillet 2025

  • Merci Rana Najjar pour cet article profond et magnifique qui retrace le vrai parcours de Ziad Rahbaniavec détail et la précision d’une vraie journaliste. Les relations de Ziad avec sa famille Rahbani reste un mystère inexpliqué, en témoigne le silence assourdissant depuis sa disparition de tous les rahbani (Marouane, Ghadi , Oussama …..)

    Ziad CHOUEIRI

    11 h 55, le 27 juillet 2025

  • Triste....tu devais prendre soin de toi-même, Ziad...

    Marie Claude

    09 h 33, le 27 juillet 2025

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