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Culture - Disparition

« Leur relation était conflictuelle sur fond d’amour absolu » : entre Ziad et Feyrouz, orages et pardons au pays des Rahbani

Leur collaboration difficile et fusionnelle a marqué la fin du XXe siècle libanais tâché de sang. Entre la mère divine et le fils prodige, tout était imprévisible, même la fin...

« Leur relation était conflictuelle sur fond d’amour absolu » : entre Ziad et Feyrouz, orages et pardons au pays des Rahbani

Feyrouz et Ziad Rahbani au début des années 1980. Photo tirée de Pinterest

Hiver 1987. Dans son appartement de Raouché avec vue sur la mer, seul le bruit de la pluie trouble son café de l’après-midi. Assise en majesté au centre d’un salon aux teintes neutres, Feyrouz porte encore officiellement le deuil d’un mari - décédé moins d’un an plus tôt - qu’elle n’aimait plus évoquer. À l’extérieur, le climat est pourtant à l’anarchie. La présidence d’Amine Gemayel est plus que jamais affaiblie, l’armée est divisée en lignes communautaires, la Syrie de Hafez el-Assad contrôle de larges parties du territoire et le Hezbollah est en pleine expansion. Mais pour Ziad Rahbani, l’heure est au renouveau.« Ce jour-là, il est allé rendre visite à sa mère, la figure chrétienne recluse dans ce Beyrouth-Ouest à majorité musulmane, avec la bonne intention de lui proposer un morceau qui allait, selon ses dires, bouleverser les codes...
Hiver 1987. Dans son appartement de Raouché avec vue sur la mer, seul le bruit de la pluie trouble son café de l’après-midi. Assise en majesté au centre d’un salon aux teintes neutres, Feyrouz porte encore officiellement le deuil d’un mari - décédé moins d’un an plus tôt - qu’elle n’aimait plus évoquer. À l’extérieur, le climat est pourtant à l’anarchie. La présidence d’Amine Gemayel est plus que jamais affaiblie, l’armée est divisée en lignes communautaires, la Syrie de Hafez el-Assad contrôle de larges parties du territoire et le Hezbollah est en pleine expansion. Mais pour Ziad Rahbani, l’heure est au renouveau.« Ce jour-là, il est allé rendre visite à sa mère, la figure chrétienne recluse dans ce Beyrouth-Ouest à majorité musulmane, avec la bonne intention de lui proposer un morceau qui...
commentaires (10)

En résumé, aimons-nous Vivants, n est -ce- pas ,Ziad?

Marie Claude

08 h 14, le 31 juillet 2025

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Commentaires (10)

  • En résumé, aimons-nous Vivants, n est -ce- pas ,Ziad?

    Marie Claude

    08 h 14, le 31 juillet 2025

  • Cette rencontre à Raouché a été racontée par Ziad lui-même dans une interview sur la chaîne égyptienne MBC. Avec son côté pince-sans-rire, il avait dit que sa mère, la grande Fayrouz, avait laissé son texte « tremper » pendant 4 ans, avant de l’enregistrer.

    Marionet

    15 h 29, le 27 juillet 2025

  • Le respect de l'intimité des familles était coutume durant la période du deuil. Article un poil intrusif et surtout mal placé dans le temps

    Fakhoury Wissam

    14 h 18, le 27 juillet 2025

  • Magnifique article, ombre et lumière…

    Matlock Michèle

    10 h 55, le 27 juillet 2025

  • Très bel hommage. Feyrouz, une grande dame intouchable que seul le Ziad un génie anticonformiste a su lui reveler une facette que personne d’autre n'aurait osé et pu le faire. Je ne comprends pas en quoi cet article serait un manque de respect ou offensant.

    Khairallah Issam

    10 h 53, le 27 juillet 2025

  • UNE mére doit être chaleureuse, non pas seulement icône de chants, pour que tous les enfants grandissent sans problèmes.

    Marie Claude

    09 h 16, le 27 juillet 2025

  • Papier intéressant sur l’envers du décor, même si j’ai toujours un peu de mal avec le style journalistique très chargé et truffé d’adjectifs excessifs de KR. Je m’y ferai.

    Marionet

    08 h 48, le 27 juillet 2025

  • bel article et bel hommage! merci

    May Parent du Chatelet

    07 h 55, le 27 juillet 2025

  • À ne rien comprendre de ce qui s est passee

    Zampano

    01 h 56, le 27 juillet 2025

  • Un peu de respect, c'est une mère qui vient de perdre son fils!

    Fakhoury Wissam

    19 h 50, le 26 juillet 2025

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