Le président français Emmanuel Macron (au centre) accueillant le Premier ministre libanais Nawaf Salam (à droite) avant leur déjeuner de travail à l'Élysée, à Paris, le 24 juillet 2025. Photo Geoffroy Van Der Hasselt / AFP
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a été reçu ce jeudi par le président français Emmanuel Macron au palais de l'Élysée, dans le cadre de la première visite officielle en France du chef du gouvernement depuis sa nomination en janvier.
Dans un message posté sur X à l'issue de la rencontre, M. Salam s'est dit « rassuré » par ses échanges avec le chef de l'État français. « Je remercie la France pour son soutien constant au Liban, à sa sécurité, sa souveraineté et sa prospérité. Je rentre à Beyrouth rassuré par les engagements du président Macron sur l’aide au Liban, le renouvellement de la Finul et le renforcement de nos liens bilatéraux dans les domaines de la sécurité, de l’économie, de l’éducation et de la culture », a-t-il écrit.
Selon notre correspondant Élie Masboungi, les échanges ont porté sur la coopération bilatérale entre le pays du Cèdre et la France dans les domaines administratif, financier et judiciaire, ainsi que sur les réformes engagées par Beyrouth dans ces secteurs.
La crise institutionnelle persistante au Liban, tout comme les tensions sécuritaires dans le sud du pays, ont été au cœur des discussions, notamment la coordination entre l'armée libanaise et la Finul, dans un contexte où les frappes et les incursions israéliennes se poursuivent de façon quasi-quotidiennes au Liban-Sud malgré le cessez-le-feu entré en vigueur au Liban le 24 novembre 2024, mettant fin à la guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël.
Par ailleurs, les effets de l'épisode de violences intercommunautaires survenu dans la province à majorité druze de Soueida, dans le sud de la Syrie, ont également été abordés. Les relations entre Beyrouth et Damas, en insistant sur les efforts en cours pour favoriser le retour des réfugiés syriens dans leur pays, ont aussi été évoqués.
Enfin, M. Salam a confirmé lors d'un échange avec des journalistes à l'ambassade du Liban la tenue prochaine d’une nouvelle conférence franco-libanaise, en amont de futurs rendez-vous internationaux destinés à mobiliser l’aide au Liban. Une conférence internationale d'aide pour le Liban avait été organisée à Paris en octobre 2024 lors de la précédente guerre de l'automne dernier.
Selon un communiqué publié la veille par la présidence française, le « renforcement des forces armées libanaises » ainsi que « les conséquences de la guerre en Iran » et la situation dans la bande Gaza étaient également au menu des discussions. L'Élysée avait parlé de « l'impératif de cessation des hostilités complète dans la région pour protéger les civils et l'urgence absolue d'un acheminement massif et sans entrave de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza ».
Par ailleurs, le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer, était lui aussi reçu à Paris ce jeudi pour rencontrer des responsables français et aborder, entre autres sujets, la question iranienne, selon quatre sources citées par Reuters.
L’émissaire américain Tom Barrack a achevé mercredi sa visite à Beyrouth en appelant les autorités libanaises à assumer pleinement leurs responsabilités dans le dossier du désarmement du Hezbollah. Depuis le cessez-le-feu, entré en vigueur le 27 novembre dernier, l'armée israélienne mène presque chaque jour des frappes contre le Liban, principalement au Sud et dans la Békaa. Ces attaques ont fait jusque-là plus de 270 morts.



En bref encore une visite pour la mendicité. Element notable: Le Liban demande mais ne donne rien. Ni reformes, ni Etat de Droit, ni désarmement de Hezballah... Oú est la cooperation " bilaterale" dont l'article parle? Je plains le President Macron. Il a du ecouter durant tout le dejeuner un chapelet de demandes..Personne n' a rappelé á la troika le proverbe : Aide toi, le ciel t'aidera?
00 h 54, le 25 juillet 2025