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Monde - Conflit

La France demande l'accès à Gaza pour la presse, « pour montrer ce qu'il s'y passe »

Lundi, un communiqué de l'AFP alertait sur la situation des collaborateurs de l'agence dans l'enclave qui meurent de faim.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue ukrainien, le 21 juillet 2025 à Kiev. SERGEI SUPINSKY/AFP

La France demande que « la presse libre et indépendante puisse accéder à Gaza pour montrer » ce qu'il se passe dans le territoire en danger de famine après 21 mois de guerre selon l'ONU et des ONG, a déclaré mardi le ministre français de Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

« Nous avons l'espoir de pouvoir faire sortir quelques collaborateurs de journalistes dans les prochaines semaines », a ajouté le ministre sur France Inter, interrogé sur le cas de plusieurs collaborateurs de l'AFP sur place qui se trouvent dans « une situation effroyable » selon la direction de l'agence. « Nous y consacrons beaucoup d'efforts et beaucoup d'énergie », a dit le ministre, qui s'exprimait depuis l'est de l'Ukraine où il est en déplacement.

« Depuis des mois, nous assistons, impuissants, à la détérioration dramatique de leurs conditions de vie. Leur situation est aujourd'hui intenable, malgré un courage, un engagement professionnel et une résilience exemplaires », affirmait un communiqué de l'AFP lundi, tandis que la Société des journalistes (SDJ) alertait du risque de les « voir mourir ».

Israël accuse le Hamas d'instrumentaliser la souffrance des populations de Gaza. « Au lieu d'accepter un cessez-le-feu, le Hamas mène une campagne de propagande mensongère sur Israël. Parallèlement, il agit délibérément pour accroître les tensions et nuire aux civils qui viennent recevoir l'aide humanitaire », a écrit lundi le ministère des Affaires étrangères sur X. « Le Hamas est le seul responsable de la poursuite de la guerre et des souffrances des deux camps », selon lui.

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Vingt-cinq pays, dont le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, ont appelé à mettre fin « immédiatement » à la guerre dans la bande de Gaza assiégée par Israël, dans une déclaration commune publiée lundi.

« Depuis que l'AFP a été fondée en août 1944, nous avons perdu des journalistes dans des conflits, nous avons eu des blessés et des prisonniers dans nos rangs, mais aucun de nous n'a le souvenir d'avoir vu un collaborateur mourir de faim », soulignait la SDJ de l'AFP lundi.

L'ONU et des ONG font régulièrement état d'un risque de famine dans le territoire palestinien assiégé par Israël après plus de 21 mois de conflit, déclenché par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.

 « Pas des cibles »

« Parce que la liberté de la presse et le droit d'informer sont aussi des piliers de nos démocraties », a déclaré la commissaire européenne chargée de la gestion des crises Hadja Lahbib, « Israël doit laisser la presse faire son travail et garantir son accès. Les journalistes et les civils ne peuvent pas, et ne doivent pas, être des cibles ».

M. Barrot a également condamné « avec la plus grande fermeté » la « déplorable » extension de l'offensive israélienne à Gaza lancée lundi, « qui va aggraver une situation déjà catastrophique ». « Il n'y a plus aucune justification aux opérations militaires de l'armée israélienne à Gaza. C'est une offensive qui va aggraver une situation déjà catastrophique qui va provoquer de nouveaux déplacements forcés de populations que nous condamnons avec la plus grande fermeté », a-t-il dit.

La France appelle au « cessez le feu immédiat, à la libération de tous les otages du Hamas, qui doit être désormais désarmé, et à l'accès sans aucune entrave de l'aide humanitaire à Gaza », a ajouté le ministre.

L'armée israélienne a étendu lundi son offensive dans un nouveau secteur de la bande de Gaza, à Deir al-Balah, dans le centre du territoire palestinien, et entend agir dans des zones où elle n'était jamais allé au cours des 21 mois de guerre contre le Hamas,sommant les habitants d'évacuer les lieux. La Défense civile de Gaza a annoncé que des frappes israéliennes avaient fait 15 morts mardi.

La France demande que « la presse libre et indépendante puisse accéder à Gaza pour montrer » ce qu'il se passe dans le territoire en danger de famine après 21 mois de guerre selon l'ONU et des ONG, a déclaré mardi le ministre français de Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.« Nous avons l'espoir de pouvoir faire sortir quelques collaborateurs de journalistes dans les prochaines semaines », a ajouté le ministre sur France Inter, interrogé sur le cas de plusieurs collaborateurs de l'AFP sur place qui se trouvent dans « une situation effroyable » selon la direction de l'agence. « Nous y consacrons beaucoup d'efforts et beaucoup d'énergie », a dit le ministre, qui s'exprimait depuis l'est de l'Ukraine où il est en déplacement.« Depuis des mois, nous assistons, impuissants, à la détérioration dramatique de leurs...
commentaires (5)

Plusieurs centaines de journalistes déjà ciblés et tués ! Et c'est maintenant qu'un ministre français demande à Israêl le droit d'informer le monde par des journalistes français ?

Fredo

19 h 02, le 23 juillet 2025

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Commentaires (5)

  • Plusieurs centaines de journalistes déjà ciblés et tués ! Et c'est maintenant qu'un ministre français demande à Israêl le droit d'informer le monde par des journalistes français ?

    Fredo

    19 h 02, le 23 juillet 2025

  • La france n'a pas besoin d'aller à Gaza pour montrer de la violence ou des horreurs. Il lui suffit d'inviter la presse internationale dans les banlieues françaises !!

    Ludovic Hasquette

    17 h 20, le 22 juillet 2025

  • Si on met totalement en sourdine les déclarations publiques et qu’on ne regarde que les actes et non actes des dirigeants francais et europeens, on constate sans ambiguité que leur complicité est totale.

    Phenix

    14 h 35, le 22 juillet 2025

  • Un peu tard Mr Barrot , tout est déjà sur les réseaux sociaux, des milliers de vidéos et d'images sur Gaza et la colonisation de la Cisjordanie. Si Israël n'a rien a cacher et soutient toujours qu'il ne s'attaque qu'au Hamas, il acceptera de laisser passer la presse. Pour rappel, malgré le massacre, quelques otages israéliens sont toujours à Gaza, le Hamas n'est toujours pas éradiqué et il reste encore des Gazaouis en vie. J'ai envie de dire ; tout ça pour ça ...

    KHL V.

    12 h 18, le 22 juillet 2025

  • Soyons sérieux ! ce qui ce passe est tres clair. Le monde occidental, Israel et son peuple prennent la responsabilité morale de l'action du gouvernement Netanyahu.

    LH

    11 h 58, le 22 juillet 2025

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