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Économie - Liban

Bsat : Pas de relance économique sans sécurité, notamment grâce au monopole des armes

Le ministre de l'Économie annonce des projets qui devraient inclure le port de Tripoli, la Foire internationale Rachid Karamé à Tripoli, ainsi que l'aéroport de Qleyaate, situé dans le Akkar. 

Bsat : Pas de relance économique sans sécurité, notamment grâce au monopole des armes

A l'intérieur de la Foire internationale Rachid Karamé à Tripoli, le 27 novembre 2022. Photo Matthieu Karam/ L'Orient-Le Jour

Le ministre de l'Economie et du Commerce, Amer Bsat, a estimé lundi qu'il n'y aura pas de relance économique au Liban sans sécurité, notamment grâce au monopole des armes aux mains de l'État libanais.

Depuis le début du nouveau mandat de Joseph Aoun, les autorités libanaises ont affiché leur volonté de voir l’État récupérer le monopole des armes, notamment après la récente guerre entre Israël et le Hezbollah.

M. Bsat a estimé que cette question ainsi que les réformes économiques « sont reliées ». « Il n'y aura pas de relance de l'économie s'il n'y a pas de sécurité, notamment grâce au monopole des armes par l'Etat et au monopole des décisions relatives à la guerre et à la paix », a-t-il déclaré.

Deux projets concernant les silos de blé

S'exprimant à propos des silos du port de Beyrouth, presque entièrement détruits lors du drame du 4 août 2020, Amer Bsat a assuré que son ministère travaille sur deux projets à ce sujet. « Un premier projet porte sur les anciens silos à Beyrouth. Il s'agit d'un sujet écologique, administratif et politique compliqué. Le second consiste à créer de nouveaux silos dans des endroits stratégiques, dont Tripoli et la Békaa », a-t-il révélé.

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Le projet de relance de l’aéroport de Qleyaat franchit une nouvelle étape

« Le gouvernement est conscient de l'importance du nord et de son économie. Il n'y aura pas de relance de l'économie libanaise sans relance de l'économie à Tripoli. Tripoli est importante à plusieurs niveaux, en premier grâce aux artisans, aux exportateurs et aux ouvriers. Nous allons faire de notre possible pour les aider », a déclaré M. Bsat.

« Nous sommes très optimistes quant à la mise en place d'un projet d'investissement dans le port (de Tripoli), lié à la Foire (Rachid Karamé) et à l'aéroport (de Qleyaate, NDLR). Il s'agit d'un projet avancé, et les conditions de sa réussite sont multiples : politiques, économiques et autres. Des financements sont disponibles à l'échelle internationale si nous menons des réformes », a révélé le ministre. Il a par ailleurs indiqué qu'un conseil d'administration de la Foire Karamé allait être créé.

« Tripoli n'est pas mise au ban de la carte économique. Le Nord est au coeur du plan économique de l'Etat », a encore dit le ministre. « Nous avons obtenu un financement de 250 millions de dollars de la Banque mondiale, dont 70 millions de prêts à taux réduits. Nous allons essayer de les distribuer de manière équitable et efficace », a-t-il ajouté.

Début juillet, des rumeurs sur un éventuel marchandage territorial entre Damas et Tel-Aviv, impliquant le Golan syrien occupé par Israël et la ville de Tripoli au Liban-Nord ont suscité de nombreuses inquiétudes au pays du Cèdre. Tripoli est l'une des villes les plus pauvres du pays.

La Foire internationale Rachid Karamé de Tripoli est un immense complexe d'exposition conçu par l'architecte brésilien de renommée mondiale Oscar Niemeyer dans les années 1960. Il était destiné à devenir un centre régional majeur pour les foires commerciales internationales, les événements culturels et les expositions, mettant en valeur la modernité et les ambitions économiques du Liban après l'indépendance. Début juillet, Amer Bsat avait assuré que la Foire Rachid Karamé devait être restaurée pour retrouver tout son potentiel, la décrivant comme un trésor national qui ne devrait plus être traité comme « une simple belle structure architecturale ».

Le gouvernement, « engagé » dans le projet de l'aéroport de Qleyaate

Interrogé à propos de l'aéroport René Moawad à Qleyaate, M. Bsat a assuré que les autorités sont en train « de mener les études sur l'intérêt économique et financier » de ce projet et qu'elles espèrent les terminer « d'ici la fin de l'année ». « Le chef du gouvernement, Nawaf Salam, est engagé dans ce projet. Nous cherchons le meilleur moyen pour le lancer », a-t-il ajouté.

Aménagé par l’armée française en 1938, l’aéroport de Qleyaat a été placé, en 1966, sous le contrôle de l’armée libanaise, qui l'a modernisé en base militaire. Il a été rebaptisé Aéroport René Moawad en 1989, en hommage au président de la République élu – sur les lieux mêmes – puis assassiné. Le gouvernement de Nawaf Salam s'est engagé à le réhabiliter, dans le but de doter le Liban d’une infrastructure aéroportuaire complémentaire à celle de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), en particulier pour soutenir le développement économique de la région du Akkar.

Le ministre de l'Economie et du Commerce, Amer Bsat, a estimé lundi qu'il n'y aura pas de relance économique au Liban sans sécurité, notamment grâce au monopole des armes aux mains de l'État libanais.Depuis le début du nouveau mandat de Joseph Aoun, les autorités libanaises ont affiché leur volonté de voir l’État récupérer le monopole des armes, notamment après la récente guerre entre Israël et le Hezbollah.M. Bsat a estimé que cette question ainsi que les réformes économiques « sont reliées ». « Il n'y aura pas de relance de l'économie s'il n'y a pas de sécurité, notamment grâce au monopole des armes par l'Etat et au monopole des décisions relatives à la guerre et à la paix », a-t-il déclaré.Deux projets concernant les silos de bléS'exprimant à propos des silos...
commentaires (2)

Des paroles et des promesses en l'air....

Sami NAJJAR

23 h 22, le 21 juillet 2025

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Commentaires (2)

  • Des paroles et des promesses en l'air....

    Sami NAJJAR

    23 h 22, le 21 juillet 2025

  • Il l'a dit á la troika ?

    Moi

    20 h 28, le 21 juillet 2025

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