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Politique - Dans La Presse

Salam compte sur la « sagesse » des leaders politiques pour éviter que les événements de Soueida ne déstabilisent le Liban

Le Premier ministre confirme que Tom Barrack est attendu au Liban en début de semaine.

Salam compte sur la « sagesse » des leaders politiques pour éviter que les événements de Soueida ne déstabilisent le Liban

Le Premier ministre Nawaf Salam lors de son entretien livré vendredi soir à la chaîne al-Jadeed. Capture d'écran

Le Premier ministre Nawaf Salam a assuré, dans un entretien vendredi soir à la chaîne al-Jadeed, qu’il « compte sur l’armée, la sagesse des leaders politiques libanais et la conscience de la population libanaise » pour éviter que le Liban ne soit entraîné dans une nouvelle spirale de violence, en raison des affrontements communautaires en Syrie. Il a aussi confirmé que l’émissaire américain Tom Barrack est attendu au Liban en début de semaine pour le suivi de la mise en œuvre du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

« Nous sommes encerclés par les flammes, et ce qui nous importe c’est de savoir comment préserver le Liban de ces flammes. Nous ne pourrons y parvenir qu’en préservant notre unité nationale et en évitant de nous laisser entraîner dans n’importe quelle aventure ou conflit intérieur », a déclaré le chef du gouvernement, en référence à la situation en Syrie.

Les violences intercommunautaires, opposant miliciens tribaux et Bédouins sunnites d’une part, et habitants druzes d’autre part, ont fait plus de 700 morts depuis le 13 juillet, selon une ONG, et poussé des dizaines de milliers de personnes à prendre la fuite. Un cessez-le-feu, le deuxième en deux jours, a été décrété samedi par le gouvernement. Ces violences ont provoqué des tensions communautaires dont l’impact au Liban reste pour l’instant limité, notamment dans la Békaa et au Liban-Nord.

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Des « dangers » et une « opportunité »

« Dès le premier jour, j’ai été en contact avec tous les ministres et tous les chefs des forces de sécurité dans le pays », a assuré Nawaf Salam. « La stabilité de la Syrie nous importe beaucoup, tout autant qu’au peuple syrien, au regard des répercussions qu’une déstabilisation du pays pourrait entraîner, Dieu nous en préserve. Nous savons ce que signifie s’entretuer. Nous l’avons vécu pendant de nombreuses années, et nous en avons payé le prix. J’espère que nous avons tous tiré les leçons de cette période et que nous ne la répéterons pas », a-t-il encore lancé.

« Tout ce que je peux espérer dans ce contexte, c’est que le conflit en Syrie prenne fin et que la stabilité y soit rétablie. Rien n’est encore écrit, et tout dépendra de notre comportement », a poursuivi le Premier ministre, lorsqu’il a été interrogé sur les propos du leader druze Walid Joumblatt, qui a évoqué un conflit de longue haleine et un risque de partition.

« Si, Dieu nous en garde, la stabilité ne revient pas rapidement en Syrie, nous devrons nous accrocher davantage à notre unité nationale. Je compte sur l’armée libanaise, sur la sagesse des dirigeants libanais et sur la conscience du peuple libanais, qui ne souhaite pas retourner à cette époque, malgré les incidents survenus à Tripoli ou dans la Békaa », a-t-il insisté.

M. Salam a conclu sur une note d’optimisme en indiquant que « la Syrie fait face à de nombreux dangers, dont le risque de partition, qui menacent son unité et sa stabilité. Mais le pays connaît aussi une opportunité majeure, créée par la chute de l’ancien régime (tombé le 8 décembre dernier à la suite d’une offensive lancée par une coalition de rebelles islamistes, NDLR), le soutien arabe au nouveau pouvoir, voire une possible levée des sanctions. Je pense que cette opportunité existe. Je compte sur le fait que la Syrie est sur le chemin de la stabilité, malgré tous les défis », a-t-il dit.

Complémentarité

S’agissant du dossier libanais, Nawaf Salam a confirmé que « l’émissaire américain Tom Barrack est attendu au Liban la semaine prochaine », sans préciser s’il arrivera lundi ou mardi. Il a également donné quelques indications sur cette deuxième visite attendue en deux semaines. Lors de la précédente, l’émissaire avait reçu la réponse libanaise à une proposition américaine visant à concrétiser le cessez-le-feu conclu en novembre dernier entre Israël et le Hezbollah – un accord violé quotidiennement par les frappes israéliennes, tandis que le parti chiite n’a toujours pas clairement accepté de remettre ses armes à l’État.

Le Premier ministre a indiqué au journaliste qui l’interrogeait que la proposition contient « un ensemble d’idées relatives à la mise en œuvre de la déclaration sur les arrangements de cessation des hostilités, adoptée par le précédent gouvernement, et à laquelle notre gouvernement a confirmé l’engagement du Liban ».

Toujours selon le chef du gouvernement, l’idée principale de cette feuille de route est la « complémentarité » entre le retrait israélien du Liban-Sud et le rétablissement du monopole de l’État sur les armes, qui ne pourraient être détenues que par un nombre limité de forces ou d'organismes – l’armée libanaise, les Forces de sécurité intérieure, la Sûreté générale, la Sécurité de l’État, les douanes et la police municipale – comme cela figure dans le texte de l’accord de cessez-le-feu.

« La feuille de route de l’émissaire américain propose des idées pour mettre en œuvre ces deux objectifs complémentaires en pratique. Il y a l’idée de complémentarité et de mise en œuvre par étapes. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Nous avons discuté et avons présenté des remarques sur cette feuille de route. »

Le Premier ministre Nawaf Salam a assuré, dans un entretien vendredi soir à la chaîne al-Jadeed, qu’il « compte sur l’armée, la sagesse des leaders politiques libanais et la conscience de la population libanaise » pour éviter que le Liban ne soit entraîné dans une nouvelle spirale de violence, en raison des affrontements communautaires en Syrie. Il a aussi confirmé que l’émissaire américain Tom Barrack est attendu au Liban en début de semaine pour le suivi de la mise en œuvre du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.« Nous sommes encerclés par les flammes, et ce qui nous importe c’est de savoir comment préserver le Liban de ces flammes. Nous ne pourrons y parvenir qu’en préservant notre unité nationale et en évitant de nous laisser entraîner dans n’importe quelle aventure ou conflit intérieur », a...
commentaires (4)

Plutot comptez sur votre leadership pour stabiliser le liban Vous n avez rien foutu depuis votre arrivee’

Robert Moumdjian

05 h 58, le 21 juillet 2025

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Commentaires (4)

  • Plutot comptez sur votre leadership pour stabiliser le liban Vous n avez rien foutu depuis votre arrivee’

    Robert Moumdjian

    05 h 58, le 21 juillet 2025

  • Et les libanais comptent sur le courage de leurs gouvernants pour mettre fin à toute cette mascarade. Tous les jours un nouveau groupuscule voit le jour et les quelques tribus se voient obligé de le suivre dans sa folie meurtrière en impliquant notre pays dans des guerres qui ne le concerne en rien, et tout ce que notre pouvoir a comme réponse, c’est de compter sur la « sagesse des leaders politiques » qui ont montré qu’ils n’en ont aucune et encore moins une autorité sur tous ces fadas assoiffés de sang et comptent régler leurs problèmes en nous vendant leur foi et leur fraternité empruntée

    Sissi zayyat

    11 h 04, le 20 juillet 2025

  • Le premier ministre compte sur la "sagesse" des leaders politiques libanais....En effet, cette sagesse a depuis toujours été la composante principale du paysage libanais. "Tout est au mieux dans le meilleur des mondes" comme disait ce bon Candide.

    marie-therese ballin

    22 h 36, le 19 juillet 2025

  • Sagesse des leaders politiques..... mmmmm!? ... chimère de toutes les chimères...

    Wlek Sanferlou

    20 h 33, le 19 juillet 2025

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