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Points de vue - Grand Entretien

Yassine Haj Saleh : En Syrie, nous n’avons plus de traducteurs entre les douleurs

L’intellectuel syrien, fin observateur des affaires de son pays, livre sa grille de lecture sur la violence communautaire qui se perpétue depuis la chute du régime.

Yassine Haj Saleh : En Syrie, nous n’avons plus de traducteurs entre les douleurs

L’écrivain et dissident politique syrien Yassin al-Haj Saleh, à Madrid, le 17 avril 2018. Photo AFP

Il y a sept mois, l’offensive éclair menée par Hay’at Tahrir el-Cham et ses alliés s’était soldée en quelques jours par la chute d’un régime vieux de plus d’un demi-siècle et considéré comme l’un plus répressif du monde. L’avènement d’une nouvelle ère, sans effusion de sang, laissait espérer un avenir meilleur pour sa population. Mais cette parenthèse s’est rapidement refermée. Après les massacres anti-alaouites perpétrés en mars dernier par des forces alliées au nouveau régime, les affrontements entre druzes, Bédouins et troupes officielles qui ont fait plusieurs centaines morts depuis dimanche à Soueida ont rappelé combien la haine confessionnelle était encore vive. Dans les deux cas, le gouvernement de transition mené par Ahmad el-Charaa s’est montré incapable d’empêcher ses hommes de commettre des crimes dans des territoires...
Il y a sept mois, l’offensive éclair menée par Hay’at Tahrir el-Cham et ses alliés s’était soldée en quelques jours par la chute d’un régime vieux de plus d’un demi-siècle et considéré comme l’un plus répressif du monde. L’avènement d’une nouvelle ère, sans effusion de sang, laissait espérer un avenir meilleur pour sa population. Mais cette parenthèse s’est rapidement refermée. Après les massacres anti-alaouites perpétrés en mars dernier par des forces alliées au nouveau régime, les affrontements entre druzes, Bédouins et troupes officielles qui ont fait plusieurs centaines morts depuis dimanche à Soueida ont rappelé combien la haine confessionnelle était encore vive. Dans les deux cas, le gouvernement de transition mené par Ahmad el-Charaa s’est montré incapable d’empêcher ses hommes de...
commentaires (4)

il faut reconnaître qu'au moins Bachar et Saddam garantissaient la sécurité des minorités et spécialement des chrétiens . Rien à voir avec ces jihadistes forcenés qu'il avait réussi à neutraliser pendant longtemps et que rien ne pourra plus arrêter dorénavant . C'est à se demander si une démocratie à l'occidentale est encore applicable à ces peuplades du Moyen-Orient , y compris les israéliens hystérisés envahisseurs et usurpateurs ! Toutes ces hordes moyen-âgeuses ne nous permettent d'envisager rien de bon pour notre proche avenir : La mort naturelle devient un privilège et une exception

Chucri Abboud

20 h 51, le 20 juillet 2025

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Commentaires (4)

  • il faut reconnaître qu'au moins Bachar et Saddam garantissaient la sécurité des minorités et spécialement des chrétiens . Rien à voir avec ces jihadistes forcenés qu'il avait réussi à neutraliser pendant longtemps et que rien ne pourra plus arrêter dorénavant . C'est à se demander si une démocratie à l'occidentale est encore applicable à ces peuplades du Moyen-Orient , y compris les israéliens hystérisés envahisseurs et usurpateurs ! Toutes ces hordes moyen-âgeuses ne nous permettent d'envisager rien de bon pour notre proche avenir : La mort naturelle devient un privilège et une exception

    Chucri Abboud

    20 h 51, le 20 juillet 2025

  • « Personne ne peut se convaincre que sa religion est différente, que son groupe est différent, et que cela lui octroie des droits ou des pouvoirs pour agir. » VOUS VOUS TROMPEZ MONSIEUR : l'ami de cette clique et de ce président PLACÉ , SHOU ? les génocides ,les tragédies ce sont EUX c'est israel . LE dire c'est antisémite

    aliosha

    19 h 48, le 20 juillet 2025

  • Remarquable entretien. Merci.

    Eddé Dominique 4037

    13 h 20, le 19 juillet 2025

  • Excellente interview! une des meilleures analyses sur la situation en Syrie...

    Kaldany Antoine

    08 h 28, le 19 juillet 2025

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