Zeinab Akil au cours de l'interview. Capture d'écran de l'interview sur LebanonOn sur Youtube
Des propos prononcés par la fille d’un des hauts cadres militaires du Hezbollah tué en septembre 2024, Ibrahim Akil, ont provoqué de vives réactions auprès des internautes. Zeinab Akil, présentée comme journaliste, chercheuse et écrivaine par le média LebanonOn qui l’interviewait, aurait déclaré, dans un passage très repris sur les réseaux sociaux, qu’elle envisagerait « de perpétrer un attentat-suicide dans un lieu – barrage, caserne – où se rassemblent ceux qui conspirent contre nous ». Elle poursuit dans un autre passage également très partagé : « Ils seront nombreux à agir comme moi ».
Le passage en question a été repris par des médias internationaux comme Skynews Arabia, et des internautes. Les réactions étaient nombreuses sur le compte Instagram de Skynews Arabia, certaines traitant la jeune femme de « terroriste », d’autres l’appelant à aller commettre son attentat en Syrie ou en Iran, et d’autres encore la défendant en disant que ses propos ont été sortis de leur contexte et qu’elle n’appelait pas littéralement aux attentats-suicides.
Ibrahim Akil était un haut commandant militaire du Hezbollah, ayant occupé entre autres le poste de commandant de l’unité Radwane, la plus sophistiquée de la formation. Il a été tué en même temps que plusieurs autres hauts cadres lors d’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, le 20 septembre 2024, quelques jours seulement après les explosions des bipeurs aux mains des membres du parti chiite (opération revendiquée par le Mossad), trois jours avant l’élargissement de la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban commencée le 8 octobre 2023, et sept jours avant l’assassinat du secrétaire général du parti Hassan Nasrallah, également dans la banlieue sud.
« Le Hezbollah ne livrera jamais ses armes »
Que dit exactement Zeinab Akil dans cette interview de 50 minutes sur le média en ligne LebanonOn, qu’elle partage elle-même sur ses comptes ? Elle affirme en substance que le Hezbollah se relèvera de ce qu'elle estime être une mauvaise passe après la guerre avec Israël qui a largement affecté les capacités et décimé le commandement du parti milice. Elle ajoute que le Hezbollah est « victorieux » du fait qu’il a réussi à maintenir sa structure malgré la force de la frappe qui lui a été administrée, et qu’il n’est pas encore clair comment ce qui est appelé l’axe de la Résistance va reprendre ses forces.
« Mais si, à Dieu ne plaise, le Hezbollah est acculé au Liban, pour une raison ou pour une autre, je réfléchirai alors à perpétrer un attentat-suicide contre un lieu où se trouvent ceux qui auront conspiré contre nous, et je ne serai pas la seule. Toute la communauté chiite, hommes, femmes, jeunes, se transformera alors en une bombe à retardement, et nous serons tous des kamikazes », affirme Zeinab Akil. Bien qu’elle mentionne durant toute l’interview « la résistance contre l’ennemi israélien », elle ne clarifie pas vraiment l’identité de « ceux qui conspirent contre nous » et qu’elle serait alors prête à attaquer, une menace assez diffuse au demeurant. Toutefois, ses propos restent plus hypothétiques que factuels.
Dans ses réponses aux questions, la jeune femme a répété de manière très assurée toute la rhétorique du Hezbollah sur les armes qui servent « à se défendre », se disant assurée que le parti « continuera de pouvoir s’approvisionner » en armes, en toutes circonstances. Assurant que les armes ne seront jamais abandonnées quels que soient les bouleversements dans la région et dans le pays, elle a été jusqu’à dire que « même si les dirigeants du parti le décidaient, la population les remplacerait et maintiendrait la lutte armée ». Selon elle, « la victoire au cours du récent conflit est plus significative que celle de 2006 car les moyens mis à contribution pour désintégrer le Hezbollah étaient beaucoup plus importants, sans atteindre leur objectif ».
Ces déclarations semblent faire écho à d'autres propos d'un responsable du parti chiite qui avaient fait scandale. Le week-end dernier, une vidéo, initialement filmée lors des commémorations de Achoura le 6 juillet, avait été partagée et montrait le vice-responsable pour la Békaa au sein du Hezbollah, Fayçal Chokor, s'en prendre verbalement aux détracteurs du parti-milice. « À ceux qui, à l’intérieur du pays, ne cessent de répéter le mot 'désarmement', nous avons deux mots pour vous : nous arracherons vos âmes. Car tout peut faire l’objet de plaisanterie, de discussion ou de dialogue, sauf les armes », avait-il menacé. En réaction, le chef du parti Kataëb, Samy Gemayel, avait porté plainte contre M. Chokor.



Qui aurait pensé que cela aurait été différent? C'est ainsi que ces gens la fonctionnent. Ils assassinent et tuent, ils pillent, volent & saccagent et s'ils sont remis a leurs places ils menacent et accusent tous les autres d’être les voleurs, les traîtres, etc... Cette fois cela ne passera pas car toutes les communautés en ont marre de leur idéologie mensongère. Après les déclarations de Chokor et de cette péripatéticienne, l’état doit prendre les mesures qui s'imposent allant de l'arrestation de ces personnes jusqu’aux descentes dans les permanences du parti et l'extradition vers l'Iran.
09 h 26, le 21 juillet 2025