L'ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, prononce un discours alors que le président Donald Trump accueille le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour un dîner dans le salon bleu de la Maison Blanche, le 7 juillet 2025. Photo Andrew Harnik/Getty Images/AFP
L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, s’est rendu mercredi au tribunal de district de Tel Aviv pour assister à une audience du procès pour corruption visant le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Il a suivi les débats et a brièvement échangé avec le chef du gouvernement lors d’une pause de dix minutes décrétée par le juge.
M. Huckabee avait annoncé son intention d’assister à l’audience lors d’un panel public. Il a qualifié sa visite de « geste d’amitié et de reconnaissance », ajoutant : « Nous voulons qu’Israël réussisse… qu’il surmonte la crise des otages, qu’il traverse la guerre à Gaza ». « Qu’un Premier ministre en exercice soit jugé en pleine guerre… c’est aussi très inhabituel », a-t-il souligné, reprenant des propos de Donald Trump.
Le président américain, dans une publication sur la plateforme de son groupe Truth Social fin juin, avait qualifié le procès de «chasse aux sorcières» et demandé son annulation. « Ce procès devrait être ANNULÉ, IMMÉDIATEMENT », avait-il écrit, ajoutant qu’à défaut, une grâce devrait être « accordée à un Grand Héros » après la fin de la guerre contre l’Iran.
Des photos prises à l’intérieur de la salle d’audience montrent l’ambassadeur tenant une peluche de Bugs Bunny en riant avec le Premier ministre. Ce jouet fait référence à un épisode remontant à 1996, évoqué au cours du procès, lorsque l’épouse de M. Netanyahu avait demandé au producteur Arnon Milchan d’en offrir un à leur fils. L’anecdote, devenue emblématique des liens personnels entre M. Netanyahu et M. Milchan, a été largement relayée par la presse et moquée par les détracteurs de la procédure.
Le témoignage du chef du gouvernement a été écourté à sa demande, ne durant finalement que moins de trois heures. Il a invoqué des « raisons de sécurité », faisant référence aux affrontements en cours en Syrie.
Le Premier ministre israélien est jugé dans plusieurs affaires de corruption. Dans la première, il est accusé, avec son épouse Sara, d’avoir reçu pour plus de 260 000 dollars de cadeaux, tels que des cigares, des bijoux et du champagne, de la part de milliardaires, en échange de faveurs politiques. Dans deux autres dossiers, il est soupçonné d’avoir tenté de conclure des accords avec des groupes de presse israéliens pour obtenir une couverture médiatique plus favorable.




Comme d'habitude, il va s'en sortir, il échappe déjà à l'accusation de criminel de guerre, alors ces broutilles, pensez donc !
16 h 57, le 17 juillet 2025