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Société - Salaires

Les fonctionnaires suspendent leur grève à la suite d’une réunion de la CGTL à Baabda

« Nous avons décidé de suspendre la grève, dans un geste positif, afin de laisser une chance au traitement de nos revendications », a déclaré le président de la Confédération, Béchara Asmar.

Les fonctionnaires suspendent leur grève à la suite d’une réunion de la CGTL à Baabda

Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara al-Asmar lors de son point presse à l'issue de sa réunion à Baabda avec le président Joseph Aoun le 16 juillet 2025. Photo diffusée sur le compte X de la présidence

Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, a déclaré mercredi, à l'issue d'une réunion avec le président Joseph Aoun au palais de Baabda, que les fonctionnaires « ont suspendu leur grève entamée au début du mois, dans l’attente de négociations avec l’exécutif sur la revalorisation des salaires et des indemnités de fin de service ».

« Nous sommes venus pour aborder la question de la grève et parvenir à des résultats concrets. Le président de la République s’est engagé à suivre le dossier et à le placer à l’ordre du jour du Conseil des ministres prévu demain (jeudi) à Baabda », a affirmé M. Asmar au palais présidentiel, indique un communiqué sur le compte X de la présidence.

« Nous avons décidé de suspendre la grève, dans un geste positif, afin de laisser une chance au traitement de nos revendications », a-t-il ajouté. Contacté par notre publication, le leader syndicaliste a précisé que la suspension de la grève se poursuivrait au-delà du Conseil des ministres de jeudi, qui marquera le point de départ d’un cycle de négociations sur la revalorisation des salaires et des indemnités de fin de service.

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Dans un communiqué, une des ligues des fonctionnaires, le « comité administratif des employés de l'administration publique » a annoncé la suspension de la grève pour donner sa chance au président de la République, « qui a promis de mettre les revendications demain sur la table du Conseil des ministres ».

La grève des fonctionnaires a été lancée début juillet, après l'approbation par le gouvernement d'une série d’augmentations de salaires pour plusieurs catégories de hauts fonctionnaires, que plusieurs syndicats de la fonction publique ont qualifiée de « méprisante », alors que les salaires des agents publics n’ont toujours pas été ajustés à leur niveau d’avant la crise de 2019, qui a lourdement déprécié la livre libanaise.

La Ligue des employés de l’administration publique et le comité des employés de la Coopérative des fonctionnaires s’étaient notamment mobilisés. Mais en début de semaine, il est apparu que le mouvement de grève générale n’a pas été unanimement suivi à travers le territoire libanais.

La question du niveau des salaires dans la fonction publique est l’un des dossiers les plus épineux auxquels doit s’attaquer le gouvernement de Nawaf Salam, formé en février dernier. Les rémunérations n’ont pas été ajustées de façon à totalement compenser l’effondrement de la livre, mais de nombreuses voix considèrent que l’administration libanaise compte trop d’effectifs, manque d’efficacité et coûte trop cher. Avant la crise, les rémunérations dans la fonction publique représentaient un tiers du budget de l’État, à l’époque où celui-ci tournait autour de 15 milliards de dollars. Le nombre exact de fonctionnaires dans l’administration publique n’est pas connu, cependant selon différentes sources il oscille entre 200 000 et 300 000 personnes, en comptant les forces armées.

Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, a déclaré mercredi, à l'issue d'une réunion avec le président Joseph Aoun au palais de Baabda, que les fonctionnaires « ont suspendu leur grève entamée au début du mois, dans l’attente de négociations avec l’exécutif sur la revalorisation des salaires et des indemnités de fin de service ».« Nous sommes venus pour aborder la question de la grève et parvenir à des résultats concrets. Le président de la République s’est engagé à suivre le dossier et à le placer à l’ordre du jour du Conseil des ministres prévu demain (jeudi) à Baabda », a affirmé M. Asmar au palais présidentiel, indique un communiqué sur le compte X de la présidence.« Nous avons décidé de suspendre la grève, dans un...
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