L'émissaire américain Tom Barrack. Photo AFP
L’émissaire américain Thomas Barrack a averti lundi, dans un entretien télévisé, que toute tentative de désarmement forcé du Hezbollah pourrait « entraîner une guerre civile au Liban », à l'heure où cette question demeure au cœur des débats politiques libanais et internationaux, notamment après la guerre de plus d'un an qui a opposé le Hezbollah à Israël.
« Les armes que nous voulons voir le Hezbollah abandonner sont celles qui représentent une menace pour Israël », a souligné M. Barrack, avertissant que « la tentative de désarmement forcé ou d’interdiction des armes pourrait entraîner une guerre civile au Liban », en raison des complexités confessionnelles et politiques du pays. Il a ajouté que les États-Unis ne considèrent pas le Hezbollah dans son ensemble comme une organisation terroriste, mais estiment que « le groupe armé qui lui est affilié » est, lui, classé comme tel et constitue une source de problèmes sur la scène régionale.
Concernant le gouvernement libanais actuel, l'envoyé US a estimé que « le Liban était autrefois plongé dans la corruption, mais aujourd’hui, nous ne considérons pas que le gouvernement actuel soit corrompu ». Il a ainsi noté que le cabinet de Nawaf Salam était « prêt à traiter l’ensemble des dossiers en suspens ». Tom Barrack a ainsi souligné que « les États-Unis n'imposent pas au gouvernement libanais ce qu’il doit faire, mais nous ouvrons la voie à un partenariat et à une coopération, selon ce qu’ils jugent approprié ». Ce dernier a enfin insisté sur le fait que le Liban-Sud a urgemment besoin de financement et de développement, estimant que l’amélioration des conditions économiques et des infrastructures dans cette zone constitue un facteur essentiel de stabilité, permettant au pays d’éviter une escalade des tensions.
Le Liban officiel a reçu lundi, par l’intermédiaire de l’ambassade des États-Unis, un retour à la réponse qu'il avait transmise à l'émissaire Barrack concernant le désarmement du Hezbollah. Selon des informations obtenues par L'Orient-Le Jour, les Américains souhaitent que le dossier des armes du Hezbollah soit clos d'ici la fin de l’année.



Induire le peuple libanais par des articles mal compris n'est pas de bonne politique. Meme al-Arabiyeh suggere que les notions de la guerre civile est la preoccupation du gov libanais et non de l'administration americaine.
17 h 51, le 15 juillet 2025