L'émissaire américain Tom Barrack. Photo Mohammad Yassine/L'OLJ
Le Liban officiel a reçu par l’intermédiaire de l’ambassade des États-Unis un retour à la réponse qu'il avait transmise à l'émissaire américain Tom Barrack concernant le désarmement du Hezbollah, selon des informations obtenues par L'Orient-Le Jour.
L'ambassade US a fait parvenir au Liban « des idées » concernant la réponse libanaise à la feuille de route de M. Barrack, et « l’échange d'idées est en cours », affirme une source au fait des tractations. Selon nos informations, les Américains souhaitent que le dossier des armes du Hezbollah soit clos d'ici la fin de l’année.
La question du désarmement demeure au cœur des débats politiques libanais et internationaux, notamment après la guerre de plus d'un an qui a opposé le Hezbollah à Israël. L’émissaire américain Tom Barrack s'était rendu la semaine dernière à Beyrouth afin de promouvoir la « feuille de route » de Washington en vue du désarmement du parti chiite. Des sources américaines impliquées dans le dossier avaient affirmé à L'OLJ que l’administration Trump a exprimé sa déception face à la réponse libanaise, tout en reconnaissant qu’il ne s’agit que d’un point de départ pour une négociation qui, selon Washington, ne saurait cependant durer indéfiniment.
Sur le fond, Washington reproche au document libanais d’éluder l’essentiel : le texte évoque uniquement le sud du Litani, sans calendrier ni feuille de route précise. Les États-Unis estiment que le désarmement doit aussi concerner les régions au nord du Litani, la sécurisation de la frontière syrienne, ainsi que les groupes palestiniens armés. Le Hezbollah, de son côté, préfère négocier avec l’État libanais plutôt qu’avec Washington, estimant qu’il n’est pas nécessaire de conclure un nouvel accord en plus de celui qui a abouti au cessez-le-feu en novembre 2024.



Tout ce manège ainsi que ces va-et-vient incessants s’inscrivent dans le cadre d’un accord de paix imposé par Israël au Liban et à la Syrie via les USA
13 h 37, le 15 juillet 2025